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Tome second.
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PIN

NOMS

DES AUTEURS.

POIPAR PIfi

vert.

DS

D CUBE.

sec.

Duhamel.. . .

35

33

4'

3

Varennes de Fenille.

74

IO

38

12

Hartig. ( Bois dé 10O ans.).

67

■4

4*

33

Werneck. '('Idem. ).

62

7i

33

33

Hartig. ( Rois de 5o ans. ).

33

33

/iO

3

Idem. (Rois de la cirrief'. .

33

33

34

5

Werneck. {Idem.) .

Hartig. {Bois de 5o ans.Terrain gras. ).

54

33

33

33

33

33

29

IO

Idem. ( Rois de 36 ans. ) . .

33

33

3 1

1 0

Ainsi, le'terme moyen pour le bois (l’un accrois-sement parfait est d’environ 68 livres étant vert, etde 4o livres 5 ou 6 onces étant sec : d’où il suit qu’ilperd sept dix-septièmes de son poids par la dessic-cation , c’est-A-diré près de la moitié.

Suivant Varennes de Fenille, la retraite de ce boisest d’environ un douzième de son volume.

Les tiges qui ont atteint tout leur accroissementfournissent (le très-beaux mâts, de grandes piècespour la construction des vaisseaux , des madriers ,des planches d’une très-longue durée et des lattes,des poutres , des solives , (les chevrons , et généra-lement toutes sortes de bois pour (es constructionssur terre , en terre et dans l’eau. Les tiges plus fai-bles servent à tous les usages pour lesquels on em-ploie des perches droites et d’une grande hauteur.

Le bois du pin sauvage, dit l’auteur de la Nou-velle édition des arbres et arbustes de Duhamel , quoi-que d’un grain moins beau que celui du sapin, luiest bietr supérieur pour la durée et la solidité. Lesmenuisiers le trouvent beaucoup plus facile à tra-vailler au rabot; les nœuds se coupent avec moinsde peine que ceux qui sont dans les planches de sa-pin. Les ébénistes lés recherchent pour les tablettesde meubles, parce qfte' l’odeur de résine qui s’exhalependant long-temps e’st propre à éloigner les atti-sons. En Allemagne 'et dans quélqueS'parties dunord de la France , ce bois, scié ou refendu en trian-gles de 2 pouces d’équarrissage, est employé pourfaire des grilles , des palissades , qui servent de clô-tures aux parcs et aux jardins. Ces sortes de clô-tures tiennent lieu de murs, et durent très-long-temps j' ^ur-tout quand on les fait peindre à l’huile.Les branches un peu grosses peuvent servir au mêmeusage, en les refendant de la grosseur convenablefait très-bons écbalas avec les rameaux. On

-.<- le evurès et le mélèze , le pin est celuidit qu’âpre yi

PIN

de tous les bois indigènes qui résiste le plus long-temps placé dans-l’eau on dans le» lieux humides.Celte qualité le rend très-propre à faire des pilotis,des tuyaux pour la conduits des eaux et des corpsde pompes. Pour faire des tuyaux* destinés à servird’aqueducs , ou prend des troncs de jeunes pins , eton les fore dans le sens de leur longueur I ces tuyauxsont nommés, dans tes Vosges , corps de fontaine. Onles place à un ôrt •>: pieds sous terre : üs'onfc ordi-nairement de 4 à 6 ponces de diamètre sur 9 à iopieds de long, et sont réunis les uns nu bout desautres par des viroles de fer. On a soin, continuel’auteur que rions analysons, de ne pas les écorcer ,par la raison que l’écOrcé' étant très-résineuse, ellepréserve le bois; mais il faut avoir la précaution, sion tarde d’enterrer ce s tuyaux , de les jetér à l’eau ;sans quoi, ils se gerceraient ; et seraient même ex-posés à être piqués comme les autres bois. Cestuyaux, placés dans des terrains secs , rte durent paslong-temps, ils pourrissent; tandis que , dans deslieux humides, ils se conservent nombre d’années.Leur consommation est tonsidérable dans les Vos-ges par la quantité de maisons isolées, qui ont, cha-cune , leur fontaine, et les eaux étant souvent ame-nées dans l’étendue (l’un quart de lieue et plus.

Varennes de Fenille dit que le pin ne s’emploieguère en menuiserie , sur-tout dans l’intérieur desmaisons, qu’à défaut d’autre boiS; qu’il n’est pasbon pour l’assemblage, qu’il graisse les oirtils j et(pie son odeur forte fatigue lorsqu’il est nouvelle-ment mis en œuvre. Ces défauts me paraissent exa-gér'és. .J’ai vu des planchers et des lambris très-bienjoints dans les maisons de la Souabe , et notammentdans celles des villes et villages de la forêt Noire,qui étaient faits de bois de pin. Ces 1 planchers nem’ont paru avoir d’autre inconvénient que celuiqui est commun à tous lès bois résineux, de s’en-flammer facilement et de rendre les incendies plusdangereux.

Le pin sauvage fournit un très-bon bois de ehauf-fage , qui s’allume très-promptement, brûle avecune grande facilité ét beaucoup d’ardeur, dont laflamme dure très-long-temps, mais qui est accompa-gnée d’une fumée quelquefois assez épaissb et désa-gréable. Sà valeur, comme combustible, est, aveccelle du bois de hêtre , dans le rapport de i536 ài54o. {Expériences de M. Hartig.)

Son charbon , lorsqu’il est bien cuit (V. Carboni-sation ) , est d’une excellente qualité, contient unegrande quantité de carbone, et produit une chaleurforte et durable. Sa valeur, d’après les expériencesde M. de Werneck, seraità celle du charbon dehêtre comme 17344 1600. Il est recherché pour lesforgés.

Le suc résineux qui découle dti pin sauvage four-nit le goudrôn, le brai gras, de ht résine Sèche etun encens commun. On en tire une huile essentielle,employée dans les peintures. V. Résine.

Le noir de fumée est encore un des produits du pinsauvage.

Dans le riord de l’Europe , le pin sauvage ou syl-vestre est employé à utie infinité d’ttsages : on enconstruit les maisdnS , on en' fait des meubles, desmâts de navire, des traîneaux, des torches pour