•ment des jeunes cônes, est verdâtre et très-odo- :rante ; elle donne, pa* la distillation, une huile es-sentielle, connue en Awfriçhç.et en Hongrie sous lenom de balsamum «arpathicum.
Le Pur MARITIME, OU DE BORDEAUX , OU DUMaine , pin us maritinia. (V. à l 1 Allas , Pl. XX,jig. 2 ), est un grand arbre , qui croit naturelle-ment dans le midi de l'Europe , dans les sables desbords de la mer, et qui est abondant en France ,dans la Provence , le Languedoc , et les landes deBordeaux., pù il en existe de vastes forêts , que l’onnomme pignadas dans le pays. Cet arbre s’élèvedroit et, forme une belle pyramide; ses rameauxsont disposés par verticilLes réguliers; l’écorce desplus jeunes est formée d’écailles roussàtres ou fau-ves , imbriquées et saillantes ; les feuilles sont d’unvert un pou jaune , longues de-8 à io pouces , réu-nies deux à deux dans la même gaine , roides , unpeu piquantes, larges d’une ligne à une ligne etdemie, demi-cylindriques extérieurement, planesintérieurement lorsqu’elles sont fraîches , etcanali-culées après leur dessiccation. Les chatons mâles sontjaunâtres ou fauves., nombreux, réunis en unegrappe serrée à la base et autour du bourgeon, quidoit former une pousse dans l’année;les chatons fe-melles , ordinairement au nombre de trois à quatreet quelquefois plus, redressés lors de la floraison ,sont disposés par verticilles au sommet de la poussede l’année, leur couleur est rougeâtre. Ces chatonsdeviennent des cônes d’une forme exactement pyra-midale , roussâtres ou fauves, luisans, ayant, dansle grand pin maritime , 5 à 6 pouces de longueur sur3o lignes de diamètre à la base; ils sont portés surdes pédoncules ligneux , robustes, longs de6 à 8 li-gnes, et leur pointe se dirige obliquement plus oumoins en bas. Les écailles forment, dans leur j ar-tie renflée, des pyramides irrégulières, n’ayant quedeux angles très-prononcés dans le sens de leurgrand diamètre. Les graines sont irrégulièrementovales, longues d’environ 4 lignes , d’une couleurnoirâtre, munies d’une aile brunâtre et longue deplus de 20 lignes; elles contiennent une amandedouce. M. Deslongschamps, dont nous analysons ladescription du pin maritime , dit que l’on trouvequelquefois sur cet arbre des groupes de cônes réu-nis, au nombre de trente à quarante et même dequatre-vingts à cent; mais qu’il parait que ce luxede la végétation ne se remarque guère que sur lesarbres des dunes des bords de la mer, où ils peuventpivoter à une grande profondeur.
Il y a une variété de pin maritime, le pinus ma-ritima minor, qui diffère de l’espèce principale parson moins d’élévation, par ses feuilles un.peu moinslongues , et ses cônes de moitié plus courts et beaucoup moins gros. Cette variété, dont quelques bota-nistes font une espèce sous le nom de pin-pensot, pin-trochet, d petit pin maritime, ou pin du J\âans, estplus répandpe dans les parties occidentales de laFrance qu’ailleurs : c’est elle qui croit en Bretagne, ,dans les sables arides des environs duMans, etqu’ontrouve mêlée avec la grande espèce dans les landesde Bordeaux . On en a fait des semis considérables•dans la forêt de Fontainebleau. M. Bosc dit que lesgelées agissent moins sur cette espèce ou variété que.
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sur le grand pin maritime, et qu’on peut le cultiverplus au nord.
Le pin maritime fleurit au mois de mai dans lenord et l’ouest de la France , et dès le mois d’avrildans les pays littoraux de la mer.
Culture. — Ce que nous avons dit de la culturedu pin sauvage s’applique en très - grande partiescelle du pin maritime , et les exceptions ne peuventporter que sur quelques espèces de terresqui lui con-viennent moins, sur la température , qui doit êtreun peu plus chaude, et sur la couverture des se-mences , qui doit ê»re de l’épaisseur d’un pouce,c’est-à-dire un peu moins légère que pour le pinsauvage.
Comme la graine du pin maritime-est plus grosseque-celle de ce dernier, il en faut employer davan-tage, c’est-à-dire environ 20 kilogr. lorsqu’elle estépluchée, et de 25 à 3o kilogr. si elle conserve sesailes. On laboure le terrain à la charrue, puis ondonne un hersage pour diviser la terre , et on sèmeà la volée. La semence ne doit être enterrée qu’à laherse très-légèrement : c’est pourquoi il ne faut em-ployer que la herse à dents de bois, et même obser-ver de la faite traîner en sens contraire à sa direc-tion ordinaire , si les dents sont plantées oblique-ment, afin qu’elles entrent le moins possible. Dansfis terrains légers, on y fait passer le rouleau pourles raffermir et appuyer la semence; mais cette der-nière opération ne doit pas avoir lieu s’il a plu depuispeu de temps et si la terre s’attache au rouleau.
Quoique le pin maritime soit un arbre des climatsdu midi, il souffre, dans sa jeunesse, des trop gran-des chaleurs, et il est utile de lui procurer desabriscomme ceux que nous avons indiqués pour les se-mis du pin sauvage. Si on sème dans des sables mo-biles, on procède ainsi que nous l’avons expliqué àl’article Dunes , et que nous ledironsaux mots Sa-bles et Terrains sablonneux de l’article Terre-
La culture du pin maritime en pépinière se faitcomme celle du pin sauvage; mais sa transplanta-tion est d’un succès bien plus rare , sur-tout si lesplants ont plus de 2 à 3 ans. J’ai vu un grand nom-bre de plantations à demeure de ces deux espècesde pins , et j’ai toujours remarqué que l’on perdakdix pins maritimes pour un pin sauvage. Le moyenle plus si'ir est de les planter «n pots , que l’on casseavant de les mettre en terre.
On cultivebeaucouple pin maritime dan s les landesde bordeaux , dans le l’erigord, dans le Maine et laBretagne . L’Administration forestière en a fait se-mer aussi dans plusieurs forêts des environs de Pa-ris et de Rouen , et dans quelques autres de l’inté-rieur de la France . On s’en procure des graines fa-cilement et à très-bon marché à Bordeaux , où ellesfont l’objet d’un commerce assez étendu, et à Poi-tiers et Chatellerault , dans le département de laVienne .
La croissance du .pin maritime est beaucoup plusprompte que celle du pin sauvage. 11 s'élève, en 4 ou5 ans, à la hauteur de 6 à 7 pieds. Cet avantage etla propriété qu’il a de prospérer dans les plus mau-vais terrains de sables quartzeux -et cristallinscomme aussi de résister aux vents de mer , qui nepermettent pas à la plupart des autres arbres de vé-