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les pays froids et humides de l’Allemagne , de laPologne et de la Russie , que sa réussite sera leplus assurée. En effet, sa végétation parait déjàplus belle et plus prompte dans la Belgique quedans les environs de Paris , et il est cultivé avecbeaucoup de succès en Prusse, et particulièrementauprès de Berlin , où il en existe une grande quan-tité de très-beaux pieds. Ainsi le pin de Weimouthsera très-utilement employé à repeupler les forêts,à fixer les dunes du Nord, comme le pin aus-tral peut l’être, et comme le pin maritime l’a été,pour couvrir les dunes du Midi.
Comme arbre d’ornement, c’est l’un des plusbeaux et des plus majestueux qu’on puisse employer.
Il a un port magnifique, une taille majestueuse etun feuillage élégant. 11 fait un bel effet lorsqu’il estisolé au milieu des gazons, ou à quelque distancedes massifs. On peut aussi en faire de belles ave-nues, des plantations utiles en massif, où il croîtramieux et plus vite qu’étant isolé. 11 n’est pas délicatsur la nature du terrain, et peut venir par-tout, no-tamment dans les sables frais. Du reste, il se cultivecomme les autres espèces de pins, et 11e demande pasplus de soins. Ses graines mûrissent dans le climatde Paris et donnent les moyens de le propager. Onpeut semer en automne et au printemps, et comptersur le succès , pourvu qu’on ne recouvre pas les se-mences de plus de 2 à 3 lignes d’épaisseur, qu’ondébarrasse les semis des herbes qui pourraient l’é-touffer , et qu’on lui procure des arrosages en tempsopportun. Sa croissance est très-rapide et dépassecelle du pin sauvage et du mélèze dans leur jeunesse.
PINS (FORÊTS DE). Les forêts de pins et desapins s’exploitent en jardinant. (Décret du 3 o ther-midor an i 3 —18 août i 8 o 5 . )
Ce mode d’exploitation s’exécutait avant le nou-veau régime forestier, ainsi qu’011 le voit par unarrêt du conseil, du 29 août i y 3 o, pour les bois dela Franche-Comté ; un autre, du 16 septembre 1754,pour la maîtrise de Quillan, et un autre du 2 août1788, pour l’abbaye de Mont-Sainte-Marie enBourgogne .
Mais nous avons établi, dans notre article Exploi-tation, que le mode des coupes par éclaircie, biendifférent de celui des coupes en jardinant, était leseul à appliquer aux forêts de pins et de sapins.
Comment se punissent les délits de pâturage dansles forêts de pins. V. Pâturage.
P 1 NASTRE. Nom donné par quelques auteurs aupin maritime , au pin laricio , au pin cembro et aupin sauvage : de sorte que cette dénomination, pouravoir été appliquée à plusieurs espèces distinctes,est aujourd’hui insignifiante.
PINNATIF 1 DE , pinnatijidus. (T. de bot.) Plan,oblong, et dont les côtés sont divisés en plusieurslanières ou lobes , par des incisions profondes , quin’atteignent point le milieu longitudinal ou la ner-vure médiaire.
Lorsque les lanières sont elles-mêmes ainsi di-visées , la partie observée est alors dite bipinna-tifide.
PINNÉE (FEUILLE), folium, pinnatum. Com-posée de plusieurs folioles rangées oppositivement
ou alternativement des deux côtés d’un pétiole com-mun, dont l’extrémité est terminée, soit brusque-ment par une ou deux folioles latérales (fol. abruptepinnatum ), soit par une foliole impaire véritable-ment terminale (fol. impari pinnatum). Lorsqueles folioles sont opposées, on exprime le nombre depaires qu’elles forment par les mots bijuguëes, trij li-guées, q uadrij uguées, quinquejuguées , etc., mul-tijuguées.
PIOCHON. Instrument à lame un peu -courbée,de 6 pouces de longueur, plate et forte, très-tran-chante, ayant un manche de 8 pouces. Les cercliersen font usage pour leur travail. V. Cercliers.
PIQUET. Petit pieu qu’on fiche en terre. Les pi-quets qui se délivrent pour les fournitures deguerre, se coupent de 1 mètre à 2 mètres de lon-gueur; les premiers de 14 à iG centimètres (5 à 6pouces ) de tour, et les autres plus gros à proportion.Il en faut trois par fascine. Les meilleurs sont dechêne.
PISTIL , pistillum. ( T. de bot.) Organe femellede la fleur, qui en occupe ordinairement le centre,et acquiert, au moment du parfait développementde celle-ci, la faculté de grossir, en changeant plusou moins de forme et de nature pour devenir fruit.
La partie inférieure, et ordinairement la plusgrosse du pistil, est appelée ovaire (ovarium s. ger-men ) : tout prolongement terminal distinct ducorps principal de l’ovaire, ou tout filament nais-sant brusquement, soit d’un de ses côtés, soit plussouvent de son sommet, est nomm è style ; et l’ex-trémité glandulaire ou glanduleuse de celui-ci areçu le nom de stigmate. Mais cette partie inter-médiaire nommée style peut manquer, et alors lestigmate est sessile , c’est-à-dire assis immédiatementsur Vovaire.
Comme 1 ''ovaire renferme l 'ovule ou les ovules ,qui, par la fécondation, deviennent autant de grai-nes , et que le stigmate reçoit du pollen la matièrefécondante qu’il transmet à l’ovaire, le pistil , essen-tiellement formé de ces deux parties, constitue parconséquent le sexe féminin de chaque espèce deplante qui en est pourvue.
Un ovaire peut avoir plusieurs styles distincts;mais l’unité de style entraîne toujours l’unité d’o-vaire.
11 y a dans une fleur autant de pistils que d’o-vaires distincts; et dans le cas de pluralité, chacund’eux n’a jamais qu’un seul style ou stigmate.
C’est dans l’ovaire qu’il convient de chercher lenombre naturel des loges et des graines du fruit ,qu’une fécondation partielle ou d’autres accidenspeuvent rendre incomplet. \ . Physiologie végétale ,6 e . section.
PIVOT ou RACINE PIVOTANTE. Presque tousles arbres élevés de semences poussent une racinequi s’enfonce perpendiculairement en terre, c’estce qu’on appelle la radicule dans l’enfance de l’ar-bre, et ensuite le pivot. Cette racine est destinée àaffermir l’arbre contre les efforts des vents, et à luiprocurer les moyens d’aller chercher dans la profon-deur de la terre l’humidité et la nourriture dont il abesoin. Les arbres qui n’ont point été privés de