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Tome second.
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leur pivot, croissent plus promptement et parvien-nent à une hauteur et une grosseur plus considéra-bles que ceux qui en lotit éprouvé le retranchement.On doit donc taire en sorte que les arbres ne soientpoint privés sans nécessité de cette précieuse ra-cine, et ne pas craindre, en la leur conservant, defaire un peu plus de dépense pour creuser des fossesplus profondes lors de la transplantation. Mais celane peut guère se pratiquer que pour les petits plantsde deux à trois ans dont on forme des massifs ; car sion voulait conserver le pivot aux arbres qu’on élèveen haute tige dans les pépinières , on s’exposerait àde grandes dépenses sans obtenir plus de succès. Ilfaut, dans ce cas, autant par économie que pourfaire produire aux jeunes arbres des racines laté-rales, leur retrancher la racine pivotante.

Duhamel observe à cet égard , et tout le monde apu le reconnaître, qu’un chêne de cinq à six ans,élevé dons une terre perméable aux racines, ne pré-sente qu’un long pivot en forme de rave, presque en-tièrement dépourvu de racines latérales. 11 a trouvédes chênes qui n’avaient que 6 à 7 pouces de tige etdont les pivots se sont trouvés longs de 4 pieds. Detels arbres 11e promettent aucun succès à la trans-plantation.

Que l’on juge de la dépense qu’il faudrait faire sion voulait élever des chênes en pépinière, en leurconservant le pivot. Les plants de deux à trois ansauraient une longueur de pivot d’environ 2 pieds. 11faudrait Faire une excavation de cette profondeurpour les arracher, et une semblable pour les mettreen terre, ensuite, c’est-à-dire à cinq, six ou huitans, il en faudrait faire de nouvelles bien plus con-sidérables, tant pour l’extraction que pour la plan-tation à demeure. La dépense serait énorme et lesuccès très-incertain. Nous convenons que le chêneest l’un des arbres qui se prêtent le moins aux trans-plantations 5 mais il est certain que tout autre arbredont on voudrait conserver le pivot dans les pépi-nières, présenterait des difficultés analogues. I

On emploie différens moyens pour supprimer lepivot des chéries qu’on veut soumettre à des trans-plantations : i°. on sème les glands dans des plan-ches pavées de tuiles à 6 pouces de profondeur, oudans une terre qui n’a naturellement que cette épais-seur; 2°. on les fait germer dans du sable, et avantde les mettre en terre, on leur rompt la radiculeaux deux tiers de sa longueur; 3 °. la première an-née , ou au plus tard la seconde , on relève le plantpour le trausplanter en rigoles, après avoir coupé lepivot au-dessous des plus fortes racines latérales;4°. on coupe le pivot entre deux terres, au moyend’une bêche bien tranchante, dès la première année.

Lo premier moyen 11’est pas assuré : le pivot s’ar-rête bien sur la tuile , mais il s’étend horizonta-lement sans produire beaucoup de chevelu ; le se-cond est le plus certain, pourvu que le gland ne sesoit point épuisé à produire une longue racine ; dansle troisième, on perd beaucoup de plants; enfin lequatrième présente l’inconvénient d’une opérationfaite au hasard.

Lorsque le pivot est arrêté, cassé ou coupé , il sedéveloppe beaucoup de racines latérales, qui sc four-

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chent bientôt, te garnissent de chevelu et formentà l’arbre ce qu’on appelle un bel empattement deracines, qui en assure la reprise.

Duhamel conseille principalement l’emploi dumoyen qui consiste à faire germer les semences età leur couper la radicule, notamment pour les châ-taigniers, les chênes, les noyers , les frênes.

Terminons par quelques observations très-sagesde M. Bosc.

11 pense i°. qu’il faut conserver le pivot, toutes1 les fois que cela est possible, sans trop augmenter ladépense des déplantations et replantations, sur-toutquand il s’agit d’arbres forestiers et fruitiers desti-nés à rester isolés, c’est-à-dire exposés à toute lafureur des vents ; a°. qu’il faut semer en place toutesles forêts, sur-tout celles de chêne, autant pourdonner aux arbres plus de solidité que pour queleurs racines se gênent moins et subsistent pluslong-temps; 3 °. qu’à l’égard des arbres fruitiers etdes arbres d’agrément, qui doivent être plantés dansdes lieux abrités, ils peuvent se passer de pivot.

Il se forme quelquefois une ou plusieurs racinesqui remplacent jusqu’à un certain point le pivot. Onen tire un grand parti en les inclinant, lors de laplantation à demeure, vers la ligne perpendiculaire,parce qu’alors elles s’enfoncent dans cette directionet donnent beaucoup de force aux arbres.

Outre les chênes qu’on ne peut transplanter aveccertitude de succès lorsqu’ils n’ont qu’un pivot,sur-tout au-delà de trois ou quatre ans d’àge, ondoit citer les pins et sapins, auxquels on est obligéde faire subir trois ou quatre transplantations pourleur faire produire des racines latérales et assurerleur reprise. V. Pépinière.

PIVOTER. Ce mot se dit des arbres dont la prin-cipale racine s’enfonce perpendiculairement en terre.Le chêne, le poirier pivotent.

PIVOTER UN ARBRE, ou l’abattre en pivotantou en pivot, c’est L’abattre avec une partie de sonpivot pour donner plus de longueur à la tige. Quandon pivote Les arbres , s’il s’en trouve de trop pro-fondément enracinés pour pouvoir être abattus faci-lement, il faut enlever les racines avec des crics, etles couper quand les crics les ont tirées de terre.Cette façon d’abattre en pivotant est préférable pourles arbres dont on n’attend pas de rejets, à celle d’a-battre rez terre. Mais dans les forêts, les arbres doi-vent être coupés en talus , et non en pivot, afin quel’eau ne puisse y séjourner et pour que les racinesrestent entières. C’est une condition du cahier descharges.

PLACAGE, ou PLAQUIS, ou BLANCHIS. C’est

l’entaille que l’on fait aux arbres avec la hachettedu marteau pour y en appliquer l’empreinte. V'./Martelage.

PLACENTA (placenta seu receptacnlum seminis).Partie interne du péricarpe, à laquelle la graine estattachée.

PLACES A CHARBON. Elles doivent être dési-gnées par les agens forestiers dans les endroits lesplus vides et les plus éloignés des arbres et du recru.( Ord. rie 1669, tit. XX VU , art. 22.) V. Charbonet Fosses à charbon.