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Tome second.
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PL A

PLA

PLACES COMMUNALES. Lesarbres plantés surles places communales ne pensent être abattus sansl’autorisation du gouvernement.’V. Arbres épars.PLACES VAINES ET VAGUES. V. Clairières.PLACES VIDES DANS LES VENTES. L’ar-penteur qui fait l’assiette , doit faire mention dansson procès-verbal des places vides qui se trouventdans la vente et de leur contenance. ( Ord. de 1669,tit. XV, art. 6.)

Il ne peut, sous prétexte qu’il se trouve des vides,donner à la vente une plus grande étendue que cellequi est fixée par l’état d’assiette. ( Ib ., art. 10.)

11 ne doit être donné à l’adjudicataire aucune ré-compense en bois, à raison des vides qui se trou-vent dans sa vente. (Ib., art. i 3 .) V. P art. i er . ducahier des charges.

PLAIE, du latin plaga. Solution de continuitéfaite aux parties molles du cofps, causée par quel-que accident, par quelque blessure , ou par la cor-ruption des humeurs.

Ce mot se dit aussi des lésions faites aux arbres,et c’est de ces lésions que nous allons parler.

Une foule d’accidens occasionnent aux arbres desblessures et des plaies 5 et quoique les arbres des fo-rêts v soient moins exposés que ceux qui se trou-vent dans les lieux plus fréquentés, il n’est pas rared’y rencontrer, sur-tout parmi les futaies sur taillis,des arbres défigurés par des plaies. L’une des causesprincipales de ces plaies est le mode de martelagedes arbres de réserve. (V. Martelage.) Les autrescauses sont : les meurtrissures faites par les voituresdans les débardages; la dent des bestiaux, du gi-bier, des mulots ; le bec des oiseaux, qui piquent lebois ; la grêle, qui meurtrit les jeunes arbres ; la fou-dre et les vents, qui cassent les branches, ou fontéclater les arbres; les fortes gelées et les coups desoleil, qui désorganisent l’écorce; la chute des ar-bres , qui froissent les arbres voisins; les incendies ,qui, s’ils ne font pas périr entièrement les brinsqu’ils attaquent, les échauffent et en détachent l’é-corce dans plusieurs parties; l’écorçage que se per-mettent les pâtres et les maraudeurs ; enfin lesébranchages ou élagages.

C’est par une bonne surveillance et des soins deconservation, qu’on doit chercher à prévenir ces ac-cidens, autant qu’il est au pouvoir de l’homme.

A l’égard du martelage, on évite une partie desinconveniens qui y sont attachés, en faisant les em-preintes du côté du nord, où les plaies se cicatrisentmieux.

Les arbres plantés sur les routes et les promenadespubliques, et dans les vergers et les jardins, sont expo-sés non-seulement à presque tous les accidens des ar-bres des forêts, mais encore à ceux qui viennent del’ignorance des planteurs, qui les élaguent mal oumal-à-propos, et de la malveillance ainsi que del’esprit de destruction des hommes, qui les écorcent,les entaillent et les mutilent de mille manières.

On distingue les plaies des arbres en deux sortes :celles faites à l’écorce seulement et celles qui por-tent sur le bois. Les premières se cicatrisent promp-tement, à moins qu’elles n’aient une grande éten-due; mais les autres sont incurables : vo’ci com-ment on explique cette différence.

Dans le premier cas', dft-bn , le bourrelet qui seforme s’étend sur toute la plaie; et comine'le cam-bium trouve quelquefois moyén d’adhérer au bbis ,il arrive qu’il n’y à pas toujours solution complètede continuité.

Mais quand une portion de bois a été enlevée, ilse forme bien aussi un bourrelet qui remplit levide en une, deux ou trois années, et recouvre laplaie ; mais il reste toujours entre l’endroit où lebois a été enlevé et le nouveau bois, un défaut d’u-nion effective, et par conséquent une solution decontinuité.

Quand il n’y a que les couches corticales enta-mées, la plaie 11e se remplit pas; mais elle n’a au-cune influence nuisible sur la croissance de l’arbre ,et elle disparaît après un temps plus ou moins long,par suite de l’élargissement des mailles de l’écorce.

Le meilleur moyen de favoriser la guérison desplaies est de les priver du contact de l’air par l’ap-plication d’un emplâtre quelconque , et notammentde l ’Onguent de Saint-Fiacre. V. ce mot.

M. Bosc a observé qu’on pouvait accélérer la gué-rison des plaies qui se ferment avec lenteur, en fen-dant légèrement l’écorce du bourrelet dans le sensdu pourtour de la plaie, ou, mieux encore, en en-levant avec ménagement l’écorce de ce pourtour :par ces opérations, on facilite l’expansion du tissucellulaire, et par suite l’affluence du cambium.

On accélère encore la guérison d’une plaie enunissant ses bords, et si elle est la suite de l’ampu-tation d’une branche, en aplanissant l’aire de cetteamputation. Il faut toujours enlever la partie mortede l’écorce lorsque la plaie est la suite d’une meur-trissure , d’une forte gelée, ou d’un coup de soleil.

Les plaies des arbres à bois mou, et celles desjeunes arbres, se cicatrisent plus promptement quecelles des arbres à bois dur et des arbres d’un cer-tain âge. Les plaies faites sur le chêne, ainsi qu’onle remarque par suite des martelages, demandentbien plus de temps pour se guérir que celles faitessur le hêtre.

Les plaies donnent souvent lieu à la carie sècheou humide, et quelquefois à la mort de l’arbre. Sila plaie se ferme avant que la carie ait fait des pro-grès, celle-ci s’arrête assez ordinairement; mais lebois qui en est atteint ne peut se rétablir, et lors-qu’on le débite, même après bien des années, ceprincipe de carie se fait voir et nuit à l’emploi desbois pour les constructions et la menuiserie.

Si la carie gagne rapidement le cœur de l’arbre, ilse fait un trou, la plaie ne se referme plus , et lebourrelet, après s’être accru jusqu’à un certainpoint, reste stationnaire autour de ce trou.

La suite des plaies faites à tous les arbres qui ontdes sucs propres, est l’extravasion de ce suc, commeon le remarque lorsqu’on entaille un pin, un sapin,un mélèze, dont il découle alors de la résine. C’estsur cette propriété que sont fondées les opérationspar lesquelles on exploite la plupart des gommes etdes résines. V. Résine.

La sève des arbres, lorsqu’elle est en activité,coule aussi par les plaies qu’on leur fait, et se perdau grand détriment de l’arbre. Quel mal ne font pas