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Tome second.
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bourgeons qui poussent par le bas, devient tropfort et absorbe une trop grande partie de la sève quidevait se porter aux bourgeons du sommet.

Mais pendant l’hiver qui suit la plantation, ondoit couper, à quelques lignes du tronc , toutes lesbrindilles qu’on ne veut pas conserver , et au prin-temps suivant, on supprime tous les nouveaux bour-geons qui se développent aux mêmes endroits.

PLANE. V. Platane et Érable.

PLANE. Outil tranchant et qui a deux poignées.Il sert aux charrons, aux tonneliers, etc., à polirles bois qu’ils emploient.

PLANERA. On connaît deux arbres qui portentce nom : l’un est le planera de Richard, originairedes bords de la mer Caspienne , qui s’élève fort haut,et dont les feuilles sont ovales et obtusément den-tées; l’autre {PL XVIII, fi g- i) est le planera de(intelin, originaire de l’Amérique septentrionale,dont la hauteur n’excède pas 4o pieds, et dont lesfeuilles, d’environ un pouce et demi, sont ovales-acuminées et dentées en scie. Ce dernier est aussiappelé planera à feuilles d’orme.

Le planéra de Richard ne craint point les geléesdu climat de Paris : on le greffe sur l’orme avec fa-cilité. Son bois a beaucoup de force et d’élasticité.Cet arbre mérite d’être cultivé dans les forêts et dansles parcs.

PLANT. On appelle plant un jeune arbre pro-venu de graine, ou un scion qu’on tire de certainsarbres pour planter. V. Pépinière, Plantation, Bou-ture, Semis.

Plant se dit aussi du lieu qu’on a planté et mêmedes arbres plantés. {Plantarium est locus planta-rum.) C’est dans ce sens qu’on dit un plant de poi-riers , de tilleuls.

Il est très-expressément défendu d’arracher au-cun plant de chêne , charme , ou autre bois, dans lesforêts royales, sans permission du gouvernement, àpeine de punition exemplaire et de 5 oo fr. d’a-mende. ( Ord. de 1669, tit. XXVII, art. 11.—Arr. du Conseil du 17 janvier 1688. — A rr.de la C.de cass ., des 3 o octobre 1807 et 20 février 1812.)

L’art. 444 ( l u Code pénal de 1810 punit d’unemprisonnement de deux à cinq ans ceux qui au-raient dévasté des récoltes sur pied ou des plantsvenus naturellement ou faits de main d’homme ;mais cette peine rr’est point applicable aux enlève-mens de plants dans les forêts royales, qui sont tou-jours punis d’après l’ordonnance de 1669. {Arr. dela C. de cass., du 9 mai 1812.) V. Arbres, chap. I er .,pag. 2 . 5 y à 260.

PLANTARD. V. Plançon.

PLANTATION, du latin plantatio, dérivé deplantare, planter , ou de planta , plante. C’est l’ac-tion de mettre un plant en terre pour l’y fairecroître.

Plantation se dit aussi du lieu même qu’on aplanté : Plantarium , locus plantarum. C’est dansce sens que l’on dit : Voilà une belle plantation ;Visiter une plantation ; Entourer une plantation.

Nous faisons connaître aux articles Clairières ,Dépenses, et sur-tout au mot Travaux -, les mesures

recommandées par l’Administration pour l’exécutiondes plantations à faire dft*s'les forêts. Y. ces articleset les mots Arbres, Chemins'-^ dUhnaiDuntfs ,Graines forestières, Montagne-,' Pépinière , Recé-page , Semis, Terre 011 Terrain.

Nous indiquons aussi, à l’arliclede chaque arbre,le mode particulier de culture qui convient à l’es-pèce; mais nous ne devons pas moins présenter icil’ensemble des principes concernant les plantationsen général, d’autant que cet objet forme l’une desbranches les plus importantes de l’économie fores-tière.

Nous avons , aux articles Aménagement etExploitation , parlé du repeuplement naturel desforêts. Si les règles que nous avons indiquées pourfavoriser ce repeuplement étaient en pratique, onaurait bien moins besoin de recourir aux semis arti-ficiels et aux plantations, du moins pour les futaies.

Les bois et forêts présentent un dixième au moinsde leur superficie entièrement nu ou recouvert'seu-lement de quelques arbustes inutiles, et chaque in-née, il seforme de nouvelles places vides, causées parla mort naturelle des souches, par la coupe desarbres hors d’état de se reproduire, par l’abroutis-sement des bestiaux, par les incendies et une fouled’autres causes naturelles ou accidentelles , qui ten-dent à la destruction des forêts.

La nécessité de repeupler ces vides et d’établirdes bois par-tout où le terrain n’est point impérieu-sement réclamé par l’agriculture , 11e peut être ré-voquée en doute que par ceux qui croient fausse-ment que les forêts, dans leur état actuel, peuventsuffire aux besoins de la consommation.

Nous avons suffisamment démontré, dans notreDiscours préliminaire , combien cette opinion étaitmal fondée, et nous sommes intimement convaincusque l’on ressentira les suites funestes de l’erreurqu’une abondance accidentelle 11’a que trop propa-gée. Les bois étaient rares et à un prix fort élevéavant les circonstances qui en ont fait jeter une tropgrande quantité dans la consommation : cette caused’une abondance momentanée, loin de nous tran-quilliser sur l’avenir, devrait, au contraire, aug-menter nos craintes. Il est donc important de com-battre l’insouciance où l’on est sur un objet d’uneaussi grande conséquence, et d’exciter les proprié-taires à conserver leurs bois et à les entretenir enbon état par des semis et des plantations. Ils assu-reront, par ces travaux, des ressources à la posté-rité et de l’aisance à leurs familles.

Nous tâcherons d’exposer, avec la clarté et laprécision désirables, les diverses méthodes de plan-tations, en indiquant les circonstances où chacuned’elles doit être préférée.

Pour cet effet, nous diviserons cet article parchapitres et par paragraphes.

CHAPITRE I". - APERÇU DES CONNAISSANCES

NÉCESSAIRES A CEUX QUI VEULENT FAIRE DES

PLANTATIONS.

L’art des plantations exige des connaissancesthéoriques et pratiques , et c’est parce qu’on n’estpas assez généralement pénétré de cette vérité y que