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Tome second.
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bres commence à l’époque de la chute des feuillesen antomnW, et se continue jusqu’au moment où lesbourgeohs se gdaflent au printemps. On pént, sansdoute , avec dé grandes précautions , réussir à fairereprendre un arbre qu’on planterait hors de cet es-pace de temps, même en été) mais, dans l’économieforestière ainsi'que dans l’économie rurale , cetteplantation hors saison ne peut être admise.

Maintenant quelle est la saison, soit de L’au-tomne, soit de l’hiver ou du printemps, qu’on doitpréférer ?

A cet égard, il faut consulter la nature et la si-tuation des terrains, quelquefois l’espèce d’arbresqu’on veut obtenir et enfin Les moyens dont on peutfaire usage pour corriger les vices du sol.

L ’automne est le temps le plus favorable pour lesterres légères et sablonneuses; il faut même, sur cesterrains, plaùter "debonne heure, et si on n’a pasassez de,bras pour faire la totalité de la plantationavant l’hiéer, il vaut mieux ne planter qu’une par-tie dû terrain dans cette saison et remettre la'plan-tation du surplus à l’automne de l’année suivante ;car sur de semblables terrains, les plantations neréussissent au printemps que lorsque cette dernièresaison ost pluvieuse. On peut dire même que l’au-tomne doit, en général, être préféré dans toutesles espèces de terrains qui ne sont pas trop humides.

Les premières pluies de l’automne rapprochentles terres près des racines des plants ; l’humidité semaintient, et si la température pendant cette sai-son et pendant l’hiver est douce, les plants com-mencent à pousser du chevelu. Au printemps sui-vant, ils se trouvent tout disposés à végéter avecsuccès.

Vhiver, lorsqu’il est doux , permet de continuerles plantations dans les mêmes terrains que ceux dontnous venons de parler, et leurs résultats ne diffè-rent de ceux qu’obtiennent les plantations de l’au-tomne , que par l’époque plus ou moins rapprochéede cette saison, à laquelle elles s’exécutent; maissouvent l’on court des risques en plantant pendantl’hiver T :‘les gelées peuvent survenir et forcer d’a-journer une plantation pour laquelle tout aura étédisposé.

Le printemps est la saison qu’on doit préférer,i°. pour les terrains frais et humides ; i°. pour lesterraÎH*' légers, lorsqu’on peut donner un fort ar-rosage anx plants aussitôt après la plantation, opé-ration qui peut souvent se faire sans qu’il en coûteautant qu’on pourrait se l’imaginer, et qui a l’a-vantage de tasser la terre près des racines et de rem-plir les vides qui s’y trouvent; 3°. lorsque le tempsest pluvieux. Dans ces différens cas, la reprise estassurée; mais si on tie peut, dans les terrains quine sont pas naturellement humides, faire l’arrosagedont nous parlons, ou si le printemps est sec etchaud , les plantations de cette saison éprouvent degrandes pertes, parce que la terre reste trop veule,ng$e rapproche pas a^sez des racines, et qu’elle ,selaisse pénétrer..par la sécheresse. Les plants quin’ont poussé”aucun chevelu languissent et périssenten grande partie; observons encore qu’au printempsle liàle esfc/phiaà craindre qu’en automne, et qu’il

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faut se hâter dé pkriterUec'Sabres aussitôt aprèsqu’én'èn ù fifit î’éitiwttS'Mu

Les plantations doivent dbnc

avoir lieu que dans les circoflStaWca»qu«iiouBdvonsindiquées; mais daps,^cfi;çqgs,tan4 fs elles aurontsouvent plus de succès que les plànLtions' d’au-tomne , par la raison que les plants nv resterontpas aussi longtemps dans l’état d’inertie o. se trou-vent ceux qu’on plante en automne , et qu’aumoyen de l’arrosage, leurs racines seront à i’ifruantenveloppées par .la terre qpe. l’eau aura, entra^nqeavec elle; ce qui, dans les plantations d’automne,se fait que petit à petit et par l’effet des pluies.

De ces observations il résulte que , dans les ter-rains légers ou peu compactes, il faut planter enautomne ou dans L’hiver, et*que les plantations deces deux saisons doivent' se faire par un temps sèc.,afin que la terre étant plus divisée i mieux 'émiéc,se range et se tasse bien autour des racine*;'quedans les terrains frais et’humides et dans ceux ; quiont de la consistance, on doit planter ! >auJpriii-temps; que l’on peut et doit même préféré? le prin*temps dans des terrains ordinaires, lorsqu’on estémême de procurer un fort arrosage au pied desplants , aussitôt après qu’on les a rois en terre.i

bous avons dit qu’il fallait aussi avoir égard auxespèces d’arbres qu’on avait à planter. En effet,Ilespins et sapins doivent être plantés de préférence auprintemps, au moment où leurs bourgeons dôm-mencent à se développer. V. Pins et Sapins.

Quant aux moyens qu’on peut employer pourrendre les terrains propres à être plantés dans uneautre saison que celle indiquée par leur nature et si-tuation, ce sont les arrosages pour les terrains légers,les moyens d’assainissement pour les terrains hu-mides , les mélanges de terre, etc. V. Pépinière.

Du reste , il ne faut jamais planter les arbres parla gelée, ni parla pluie, ni dans la boue, parce que,dans le premier cas, les racines pourraient êti© en-dommagées, et que, dans les deux autres, la terres’arrangerait mal autour des racines.

§ 3. -T- De la distance à mettre entre lesplànts.

La distance à mettre entre les plants doit êtredéterminée par la nature même de la' plantationqu’on veut exécuter et l’objet qu’on se propose,comme aussi par la qualité du terrain et la hauteurà laquelle les arbres doivent parvenir. 1:

Les arbres subsistent bien plus long-temps et de-viennent beaucoup plus grands dans les bons ter-rains que dans les mauvais. C’est une raison pourles moins rapprocher dans les premiers que daùs lesseconds , et l’on sent que dans ces derniers ils luecouvriraient pas le sol et se montreraient mal con-formés et sans hauteur , s’ils n’étaient pas plus ser-rés que dans les terrains fertiles.

Les grands arbres que l’on plante sur les routes ,en avenue, en quinconce, en futaie, ou sur des pâ-turages, tels que les chênes, les ormes, les hêtres,les châtaigniers, les noyers, les niarrpnniers^tilleuls, les platanes, les érables, doiventêtte plusespacés que les arbrei dont les tiges et les branchesprennent râoins de grosseur et d’ampleur,,comineles peupliers, et notamment celui d’Italié ; les pin*;,