Band 
Tome second.
Seite
614
JPEG-Download
 

PLA

614

fois dans des trous pratiqués sur des terrains nonpréparés les jeunes plants destinés à former despleins^bois. On sent que la confection de ces trousexige plus de soins que celle des trous qui se fontsur des terrains défoncés ou laboürés. Quant auxarbres de haute tige qu’on plante, soit dans les pâ-turages, soit pour former des massifs de futaie , soiten avenues ou sarles rtfutck, c*ek toujours de cettemanière que' s’ën fait la plantation, c’est-à-diredans dés trous' particuliers sur des terrahis nonlabourés.

Plusieurs objets sont à considérer relativement Ala confection des trôüs :

i°. Le temps où ils doivent être faits ;

2 °. Leur distance et leur disposition ;

3°. Leur largeur et profondeur ;

4°. La séparation à faire des terres qu’on enextrait, suivant leurs différentes nature et qualité.

On peut confectionner les trôus à toutes les épo-ques de l’année ; mais l’on doit choisir celles où lesjours sont encore longs et le salaire des ouvriers àmeilleur marché, plutôt que de les faire faire dansles courts jours de l’arrière-saison ou de l’hiver.

De plus on doit avoir la précaution de les faireouvrir six mois à l’avance pour la plantation desarbres à haute tige, qu’on doit faire dans les ter-rains durs et compactes, afin que la terre s’arueu-blissè‘‘et reçoive les engrais météoriques. Quant àceux destinas aux petits plants, il n’est pas aussinécessaire de les ouvrir à l’avance ; on ne doit mêmepas le faire pour les plantations qui se font en au-tomne, parce que si on les ouvrait dès le printemps,la terre qui en serait extraite se couvrirait d’herbes ,se durcirait ét ne serait plus assez émiée pour re-couvrir lés racines. Ainsi, à l’égard des petits plants,l’ouvértnré des trous doit se faire peu de temps avantde les mettre en terre, si la plantation se fait enautomne; mais si elle se fait au printemps , on doit,autant que possible, préparer les trous dès l’au-tomne , hotaméfent dans les terrains compactes.

A l’égard de la distance à mettre entre les trous,nous en avons déjà parlé. Quant à l’ordre dans le-quel ils doivent être disposés , on ne tient pas à unerégularité rigoureuse pour les petits plants, quisont destinés-à croître en massif et qui ne tardentpas à se confondre. 11 suffit que l’on suive une cer-taine direction à l’œil ou au cordeau , et que l’onmarque les distances avec la houe. Les trous do laseconde rangée se placent vis-à-vis le milieu desintervalles de la première , et ainsi de suite, comme

dans cette figure • • qui est celle

d’une plantation de choux.

Mais pour les arbres à haute tige, que l’on planteà une certaine distancé et en quinconce, il fautmettre une telle sytnétrié, que, de quelque côté quel’on regardé, les Allées soient droites et régulières.Le spectateur aime à voir cette symétrie et il prendune bonite opinion de l’ordre et de l’exactitude decelui qui a dirigé la plantation.

Celui qui sait un peu de géométrie fera facile-ment cette opération , dans laquelle il faut sur-toutfaire en sorte que les arbres, vus horizontalement,soient parfaitement alignés et à égaie distancé, et

que l'ensemble des lj^nes ^r

* . , , ...jj» , ^ry.géès'd’arbres soit

rectangulaire., M. Hartig. éë marquer

à l’avarice par'des piquets les «f ié*'arbres

doivent être plantes et .de traçér^ circonférencedes trous, afin qqèje» ouvrje.r$ pe t passent se trom-per. Lorsqu’on a ainsi marque touslei'«adroits pardes piquets, oh attaché une fiche de bob pointue àune corde double, ayant la longueur deta moitiédu diamètré que doit avoir le trou, et au irv,vert decette corde, que l’on passe autour du piquet déjàplanté et de la fiche de bois.qui la, termine, ontrace un rayon sur le terrain en appuyant forteraeiv:avec la fiche de bois pour rendre le tracé de la lignecirculaire bien apparent (i). Au moyen de cetteprécaution, on fait des trous parfaitement ronds, etsi l’on a soin de placer les arbres perpendiculaire-ment au milieu des trous, on obtient un alignementaussi exact que celui que formaient les piquets,;mais si l’on négligé de figurer la plantation par dç£piquets et de tracer les cercles où les trous dqivsntêtre faits, les ouvriers manqueront de guides, s’é>-carteront d’une manière incroyable délia forme cir-culaire qu’ils doivent donner aux trous , et l’on seraobligé, lors de la plantation de chaque arbre; dérectifier la forme des trous et l’alignement desarbres.

Duhamel indique un autré moyen, que l’on suitplus ordinairement pour la plantation des avenues etdes quinconces. On place en alignement plusieurs ja-lons sur une ligne, trois par exemple; ptiis ouplante entre deux, aux endroits où doivent êtreles arbres , des échalas, ensuite d’autres, et enfind’autres encore, à volonté. A mesure que l’onplante, celui qui dirige la plantation vérifie les ali-gnemens sur les jalonsqu’on laisseenplace jusqu’àceles arbres soient plantés, et pour cet effet on fuiten sorte que cçs jalons ne se rencontrent point auxendroits où doivent être établis les arbres. Quandles arbres ont une courbure, on met leur face droitedans le sens de l’alignement.

Quant à la profondeur et à la largeur que doiventavoir les trous, elles se déterminent le plus souventd’après la qualité du sol et la grosseur des plants.Ainsi, lorsque le terrain est de bonne qualité , ilsuffit ordinairement que les trous aient les dimen-sions nécessaires pour (juè les racines y puissent êtreplacées dans leur position naturelle; mais si le ter-rain n’est pas bon, c’est le cas de faire les troua unpeu plus larges, afin que les nouvelles racines quidoivent pousser puissent pénétrer pliis facilementdans la terre qui les entoure, et ne soient point ar-rêtées dans leur développement par des pierres-oudes couches de tèrres compactes ; ce qui ajouteraità l’état de souffrance où se trouvent toujours Tes ar-bres dans les premières années de la plantatidn.

Duhamel a présenté les considération^.suivantessur la profondeur à laquelle il faut planter les arbees.

Un arbre planté, dit-il, un peu avant en terreest moins exposé à être renversé par le vent,; ses ra-cines courent moins de risques d’ètre dessépjiéespar

: ,(*). M.. Hartig, préfère les trpus ,cirçnil«içe»!flpx hW car-rés , parce qui cette figure eçt plus en rapport avec. ceUe queforment les racines dii pîànfl