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» En effet, que l’on parcoure la plupart des dé-partemensde ta France , même ceux dans lesquels lebois est le plus cher, dans tous on verra les arbresavec une tige difforme presque dès leur base, parceque, pour On obtenir, tous les 4-ans, un émôndageplus abondant, on'Ies a élagues de longue main jus-qu’à la cime.
» Par cette conduite , ces arbres deviennent torset chargés de proéminences depuis les pieds jusqu’àla cime; ils acquiêretit'cependant une plus grandehauteur que né te comporté leur essence ; mais leurtige est frêle, très-facile à rompre par les vents, etsa difformité ne permet le plus souvent d’en reti-rer que du bois de chauffage.
» Cette mauvaise conduite des arbres isolés estdue lé plus souvent à ce que leur émôndage est or-dinairement abandonné au fermier des terres surlesquelles ils sont plantés; et Comme’ils ne peuventles émonder que deux fois dans le cours d’un baildé 9 ans, ils s’arrangent pour en retirer le plus debois qu’il léurést possible 1 d’en obtenir.
» Pour prévenir cet abus, les propriétaires ferontbien d’insérer dans leurs baux , à ce sujet, des clau-ses convenables. »
M. de Perthdis termine en observant que Part■ ies.plantations ne se borne pas à savoir faire un trouet à y placer un arbre, qu’il exige des connais-sances d’autant plus nécessaires aux propriétairespour diriger leurs plantations, que le nombre desbons plenteurs est très-petit, et que mieux on plante,
11 moins les plantations sont dispendieuses, puis-que leur reprise est plus assurée et qu’on n’est pasobligé de recommencer.
Quant aux produits que procurent les plantations,ils sont souvent considérables. Un arbre qui n’auraexigé qu’une dépense de y 5 c. à 1 fr. pour son édu-cation en pépinière et sa plantation à demeure, peutvaloir un jour depuis 25 jusqu’à îoo fr. et plus,suivant les localités et l’espèce de bois.
Le propriétaire qui ferait seulement une dépenseannuelle de 5 o fr. pour ce genre de culture, pour-rait planter en 20 ans un millier d’arbres, qui , àl’époque de léur maturité , vaudront, au plus bas
f >rix , a 5 ,oob fr. , ét au plus haut, 100,000 fr. Que’on juge des ressources immenses qu’un propriétairepréparé à sa fa-mille quand il peut faire des sacri-fices plus considérables et donner des soins éclairésà la culture de ses arbres.
ConiHieBCus avons traité, aux articlesqui les con-cernent, des Boutures , des Plançons ou Plantards,des Couchages et Marcottes , ainsi que des Semis etPépinières , nous renvoyons le lecteur à ces diffé- ;rens articles, de même qu’aux articles qui traitent■Je chaque espèce d’arbres én particulier.
CHAPITRE VII. —1 résÔmé des principes conte-nus ait présent Article.
Après avoir exposé avec les détails nécessairesles principes relatifs aux plantations, il nous pa-rait utile de les Tappélèr succinctement.
Nkttére ^situation dti ‘terrain.^ L’exposition et lanaturê -cTu Sbf exèrtént stir ies végétaux la pinsgrande irifluteriee; ét 'dôivebt servir de gtrîde oa'rts
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toute plantation. Tout le monde sait , par exemple,que le pêcher,.l’abricotier, etc., ne prospèrent qu’àL’exposition du midi; le sapin qù’â rexpaptidlraunord; que le pin.-sauvage et le nêfre 1 stint lés 1 sertisqui.croissent sur leâ hauteurs et ïèW Üépx 'tréi-bàt-tus des, vents; que le hêtre, le châtaignier, lepin, etc., périraient dans lés lieux bas èt aquati-ques , qui conviennent aux peupliers ëtauxsaülès.
Un bon sol, comme on spit, convient à presquetous les arbres; on sait aupsi que lés érables , lécharme , le bouleau, le pixtsauvage sur-tout, Rac-commodent; de tout terrain, même du plus mauvais^mais personne n’ignore non'plus qu’il 'est dès esp’è-ces plus difficiles ; que notre beau chêne'péiïontul'é,par exemple, qui s’élève â plu* de loopiéds dahsles terres argileuses , profondes et un p£u fraîches ,u’est plus qu’un arbre de 5o pieds au pins dans lesterrains arides. •
Préparation du terrain. — Il y a plusieurs or-nières de préparer le terrain destiné à t*etevolr l üneplantation : 1 •• le défoncément en plein'et’à lé pVo-che, qui est le mode le plus coûteux “'niais le 5ïüssûr; 2 0 . la culture ep plein à la houe; M. la cnlturèà la houe par rayohs, en laissant des intervallesnon cultivés; 4°- le labour à la chàrrue en plein OUpar rayons ; 5°. la confection des trous sur un ter-rain non cultivé; 6°. l’ouverture de tranchée^ pourles plantations de ligne.
Ces différentes méthodes doivent être déterminéesd’après la nature du terrain, la dépense qu’on peutfaire , et les jouissances plus ou moins promptesqu ’011 veut obtenir.
Une des causes qui s’opposent le plus à la réussited’un arbre, c’est la petitesse du trou où on le place.En effet, si dans un terrain compacte on plantetrois arbres dans des trous de grandeur' diffé-rente , par exemple de 3 pieds , de 2 pieds et d’unpied et demi en tous sens, les trois arbres Choisisd’égale grandeur et d’égale vigueur seront, au boutde peu d’années , de grandeur et de vigueur très-différentes; l’arbre du plus petit trou sera toujourslanguissant.
TJn arbre ne prospère que lorsque le sol, livrantaux racines un passage facile, leur permet de s’é-tendre pour puiser au loin la nourriture nécessaire.C’est d’après ce principe que, si l’oii veut, dans lesplantations en massif, accélérer la croissance désarbres, on défonce la totalité du terrain, et que sil’on veut planter une avenue dans un Sol maigre oucompacte , il convient d’ouvrir une tranchée dé6 pieds de large , dans laquelle on plantera les ar-bres, ou au moins de iêloncer une lisièré de ter-rain de la même largeur dans toute la longueur dechaque rangée d’arbres.
Le défoncement d’un terrain remplit le doubleobjet de briser la terre et de placer à portée des ra-cines la bonne terre de la surface; souvent même ilaméliore le sol, en mêlant des couches de densitéet de nature différentes ; car on sait qu’un térraintrop léger et un terrain trop tenace se corrigentavantageusement par le mélange.
Il est bon, avant de planter un arbre, de piocherle fond du trou où de, ta tranchée , et d’y déposerpour efigraïs "des garons, des herbes et toutes sortes