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Çhfftp; des arbres. — Il faut, dans les plantationsforestières , préférer lés espèces d’arbres qui promet-tent le débit le plus avantageux, et en général lesbois durs aux boÎ6 blancs et aux arbres résineux,lorsque le terrain et le climat le permettent.
Le choix des plants est de la plus grande impor-tance; ceux qu’on élève en pépinière ou qu’on tiredes.qepjj^sqftt les meilleurs,,^ .
On né PfMf Ve dispenser, de.. faire subir des trans-plantations préparatoires aux a,rbres qui sont natu-rellement pourvus d’un long pivot, pour leur faireprpdpjre des racines latérales.
Hpst de? arbres, tels que le chêne , le pin , etc.,qui sont difficiles à la reprise. Lorsqu’on veut enformer un bois , on les choisit tout petits , ayant 2ou 3 ans; mais il vaut encore mieux les semer enplace. Il en est d’autres, tels que les peupliers , lestilleuls, les ormes, les platanes, les frênes, lesmarronniers, les merisiers, les pommiers, etc.,qii’on peut transplanter déjà âgés d’une quinzained’années; mais en général plus un arbre est jeuneet mieux il supporte la transplantation, et plus sacroissance est rapide : aussi choisit-on des arbres de5 oii 6 ans tout au plus.
Une chose qu’il ne faut pas négliger dans le choixdes arbres, c’est de comparer d’avance le terrain oùl’on r veut les.planter avec celui de la pépinière danslaquelle on se propose de les prendre. Si le terrainde la pépinière est le meilleur, les arbres se ressen-tiront de là différence , et si cette différence est tropgrande , la plupart seront exposés à périr.
Déplantation des arbres ■—Le succès d’une plan-tation dépend beaucoup du soin qu’on met à cetteopération. La reprise d’un arbre arraché sans soin,et dont on a meurtri les racines, est toujours fortincertaine.
Si l’arbre à déplantèr est un peu fort et s’il estprécieux, il faut çommèncer la fouille d’assez loin,au lieu de creuser tout de suite tout près de l’arbre;
11 faut, autant que possible, conserver toutes les ra-cines dans leur longueur, au lieu de les couper,comme on fait souvent, à un pied de distance dutronc. Il est vrai que le travail est plus long; maisla reprise.de .l’-arbreest plus assurée. Les racines desplants de liapte tige doivent conserver de 1 5 à 18 pou-ces de longueur, et celles des plants plus petits, de
12 à 1 5 pouces.
Si l’on veut transplanter un arbre très-fort, onfait , par un temps de gelée , autour du tronc , unetranchée circulaire profonde et assez distante del’arbre t pour qu’il conserve une forte motte' et lamajeure partie des racines; on verse de’ljegu sur lamotte; lorsque celte eau est gelée, la motte aîa çpn-
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sistance nécessaire pour que l’arbre puisse êtreenlevé et transplanté sans’que ses racines soientébranlées.
On choisit, autant que l’on peut., un temps deuxet humide pour opérer la déplantation des arbres.L’air chaud, trop sec, ou la bise, frappant à découvertles racines, peut tuer l’arbre en quelques heures ,quelquefois même en quelques instans. Les ambresverts sur-tout sont très-texposés à ces accidens-
Transport des arbres. —Un emballage très-soi-gné doit abriter parfaitement les jeunes arbres des-,tinés à un long voyage. 11 est prudent, avant'dlera-baller les arbres Verts, de tremper à trois ou quatrereprises leurs racines (en mettant quelques heuresd’intervalle entre cbaqueimmersion) dans une bouil-lie composée de terre glaiseuse, de bouse de vache etd’eau, Cet enduit contribuera à leur conservation ;•mais le plus sûr moyen pour ces arbres et pour ceuxqui sont difficiles à la reprise, c’est de lesdairo voya-ger dans des pots ou bien dans des paniers, où il estmaintenant en usage de les élever pendant les pre-mières années.
Préparation des arbres. — Aussitôt l’arrivée desarbres fatigués par une longue route , il faut trem-per pendant 24 heures leurs racines dans de l’eauîle fumier, couper en sifflet l’extrémité de chaquegrosse racine, de manière que cette coupe reposesur la terre lorsque l’arbre est debout, et conserverle pivot aux racines des arbres de haute futaie, etc.,qui doivent résister aux vents et puiser leur nourri-ture dans la profondeur du sol.
Si le chevelu est trop sec, on le retranche ; s’il estencore frais, on se contente de le raccourcir un peu.
On raccourcit aussi les branches ét les rameaux ,en les proportionnant à la force et à la bonté desracines qui doivent fournir la sève ; mais il ne fautpoint couper la tige au-dessous des branches, sur-,tout si l’arbre est fort. La privation de toute jeunebranche rend la sortie des nouveaux bourgeons pLusdifficile, et cette mutilation laisse dans l’intérieurd’un tronc destiné à la charpente une solution de'continuité nuisible.
Les arbres verts résineux souffrent si on touche aleurs racines; ils souffrent aussi si l’on touche aleurs branches ; ils ne supportent pas facilement leretranchement de leur tête sans se détériorer : lechêne , le tulipier, le marronnier et d’autres arbressont dans ce dernier cas.
Plantation des arbres. —Etendre les racines dansle trou , les environner de la bonne terre de la sur-face, bien émiettée, afin qu’il ne reste aucun inter-valle vide, ne pas trop enfoncer l’arbre, et bien l’af-fermir contre le vent, sont des points essentiels.
Si l’arbre est petit , on facilite l’introduction dela terre autour des racines en le secouant et soule-vant légèrement, et s’il estfort, en l’inclinant tan-tôt dans un sens, tantôt dans un autre pendant qu’onle plante. Pour qu’il ne reste aucun vide, on piétinedoucement la terre entre les racines à mesure qu’onles couvre.
Dans les terrains légers et secs, le collet de la ra-cine peut être enfoncé de plusieurs pouces au-des-sous du niveau du sol , qu’on a soin de tenir un peuconcave autour de l’arbre pour retenir l’humidité ;