PL A
6a5
PL A
meut quand on l'enfonce, afin que tous les trousaient une égale profondeur*
PLANTL.LE ou PLU MULE , plaatula. Rudi-ment de la tige, placé dans 1# cavité des lobes sémi-naux , et qui se développe et sort de terre au momentde la germination.
PLAQUE, du latin plaça , fait du grec plax ,lame de métal peu épaisse et aplatie.
Les bandoulières des gardes sont décorées d’uneplaque portant l’empreinte des armes de France .
Circulaire du ai octobre 1814 .)
PLAQU1LLAGE. Même chose que Plaquis.
PLÀQlHS. Ou appelle ainsi, ou miroirs , lesentailles que l’on fait aux arbres de réserve pour yappliquer l’empreinte du marteau.
PLATANE, platanus. Genre d’arbres de la mo-noécie polyandrie , et de la famille des amen-tacées.
JQénopiinatipr\. Le nom générique de platanusvient du mot grec plains, qui signifie ample , large,à cause de la grandeur et de l’étendue de son feuil-lage. Arbar lote spargens ramas, umbree tantum gra-tid expetila ,• plates, hoc est à latitudine nomensortita. 11 se nomme en grec platanos; en italien et en espagnol, platano; en anglais , plane-tree ;en allemand , platan.
Histviie. Le platane est, après le cèdre, l’arbrele plus vapté de l’antiquité. Les poètes, les histo-riens, les naturalistes, les voyageurs, tous se sontempressés de le célébrer. Homère lui donnait l’épi-thète d’ombrageux , parce que les anciens avaientcoutume de prendre leurs repas sous son feuillage.
^ irgile dit, mais par erreur, que l’on greffe le pom-mier sur les platanes stériles :
Et stériles plaUini malos gessêre valantes.
Georg., lit). II.
Horace invite Hirpinns à boire le falerne à l’om-bre d’nn pin ou d’un platane :
Car non sub allô vel plata nu, vcl hôc
Pins jacentes .
Potamus uncti ?
Les Grecs, ce peuple si sensible aux bienfaits dela nature, l’ont cultivé avec le plus grand soin. Lesjardins d’Epicure en étaient décorés : c’est là qu’A-ristote, au milieu de la foule de ses disciples , jetaitsuc. la nature ce, coup-d’œil vaste qui nous a apprisà la bien connaître. Toutes les avenues des porti-ques où les citoyens allaient s’instruire à la philoso-phie étaient plantées en platanes. .Suivant Fausa-nias, les Lacédémoniens donnaient le nom de Pla-taniste à une ile de l’Euripe couverte de platanes ,et où la jeunesse s’exercait aux combats. On y pas-sait sur deux ponts : à l’entrée de l’un était uue sta-tue d’Hercule , et à l’entrée de l’autre on trouvaitcelle de Lycurgue . On voit encore aujourd’huiquelques platanes dans cet emplacement, situé dansla Morée, sur le rivage de Yasilipotamo, au sud-est de Dromos . C’est dans les plaines du Platanisteque , suivant le poète Théocrite , on cueillit autre-lois les fleurs qui servirent à faire la guirlande dontla belle Hélène fut couronnée le jour de ses noces.
Hérodote raconte que Xercès trouva en Lydie un
ToMfi IL
si beau platane
u’R l’entoura d’un collier d’or ,et en confia la garde à l’un de* dix mille immortels.Æliea ajoute qu’il pesaa aae jouraée antière sousson ombrage, et campa aux environs tans autremotif que celui de le contempler, ce qui lui fit man-quer le moment de la victoire. Socrate avait coutumede jurer par le platane , ce qui offensa les habitonsde Mitta, parce qu’ils regardèrent comme, ua grandcrime de jurer par un si bel arbre.
Le platane fut cultivé en Perse , où l’on en faitencore aujourd’hui un cas particulier non-seule-ment à cause de sa beauté, mais parce qu’on pré-tend que sa transpiration , qui s’annonce par uneodeur douce et agréable, se mêlant à l’air, commu-nique à l’atmosphère des qualités bienfaisantes etune vertu naturelle contre la peste. Les habitans as-surent, au rapport du chevalier Chardin , qu’il n’ya plus de maladies contagieuses à Ispahao, leur ca-pitale , depuis qu’on a planté cet arbre dans les jar-dins et les rues de cette ville. Ceux qui ont voyagéles derniers dans cet empire ont été étonnés en ef-fet de la beauté des jardins royaux d’ispahan, quisont plantés en platanes, qui sont toujours verts ,malgré la chaleur excessive du climat, par les soinsque l’on prend d’entretenir la fraîcheur des racinespar des rigoles d’eau courante.
o Le platane, dit Pline ( liv. XII , chap. » er .),fut apporté à travers la mer Ionienne , en l’îlç deDiomède (aujourd’hui Pélagosa), pour orner letombeau de ce roi. De là il passa en Sicile , et bien-tôt après en Italie . Maintenant on trouve des pla-tanes jusque dans le pays des Morina ( peuples ma-ritimes des Gaules, sur la côte du Boulonnais);mais ils y sont sujets à un impôt, et ces nationsnous paient jusqu’à l’ombre dont nous les laissonsjouir. Denis l’Ancien, tyran de Sicile , fit trans-porter des platanes dans la ville de Rhège , et lesfit mettre , à titre de rareté , dans le jardip de sonpalais. Ce jardin devint ensuite un lieu d’èxerçice.
» Ce fut vers le temps de la prise de Rome parles Gaulois, qu’on apporta pour la première foisdes platanes en Italie . Depuis , ils y ont acquis unesi grande estime, que , pour les faire croître , c’estavec du vin qu’on les arrose ; car on a remarquéque cela faisait beaucoup de bien à leur» racines :ainsi nous avons appris même à nos arbres a s’abreu-ver de vin : Docuimusque etiam arbores t'ina poti\re.
r> On a beaucoup parlé des platanes qui étaientdans le Lycée à Athènes , et dont les racines, en-core plus longues que les branches, s’étendaientjusqu’à 33 coudées. 11 y a présentement en Lycie un fameux platane , sur un grand chemin , auprèsd’une fontaine très-froide. La cime de l’arbre res-semble à une petite forêt ; ses branches sont si gros-ses et si grandes, qu’on dirait que ce sont autantd'arbres, tellement qu’il couvre de son ombre unvaste terrain; et afin qu’il ne manque rien ji sa cavite pour ressembler complètement à une grotte ,elle est revêtue , en dedans et en rond , d’une bor-dure de pierre-ponce couverte de mousse. La choseest si merveilleuse, que I.icinius Mucianus , gou-verneur de la province de Lycie , a cru devoir trans-mettre à la postérité qu’il avait mangé dans cettedix-huit personnes; qpe , dans .ee fes-
grotte avec
79