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On dit que cette facilité que les racines de l’épinenoire oyt à tracer, a, fait donner à cet arbrisseau, auxenvirons de Hïontargis , le nom dë mère du bois,parce qu’on a remarqué que^juand il était établi surlepprd d’pn bois, ses racines tendaient toujourss’étendre danses pbdmps voisins, et que si les propridtajres riverains dçâ forêts. n’avaient pas la pré-cautasm d'arrêter l’ampiitement de ses racines, elles,envahiraient bientôt une partie de leur terre, et ifavoriseraient l’accroissement des plus grands arbres , en fournissant à ceux-ci , par leurs tiges nombreuses. r une ombre ou un abri protecteur dans leui. jeunesse. Aussi le prunelier olfre-t-il un bon môyende semer ,en bois des terrains arides, en protégeai!les jeunes plants.
Qualités et usages. — Le bois de l’épine noiredii Va relia es de Fenille, n’a aucune qualité reconimandable; il est dur, et ressemble par sa -couleuà celui du pêcher sans en avoir la beauté ; il reçoit un assez beau poli ; mais il se fend et se tourmente beaucoup. Sa pesanteur quand il est sec estde 5 i liv. 10 onces 5 gros par pied cube. On l’em-ploie dans les salines pour les ouvrages de gradua-tion ; on en fait des manches d’outils, des canneset des bâtons , et il sert à chauffer lè four, à cuire lachaux et le plâtre.
Dans plusieurs endroits on en faitdes bottes, qu’onfixe en terre avecdes pieux, pour former des clôtures.Enfin il sert à défendre les jeunes arbres qui ensont entourés, contre l’approche des bestiaux.
Les fruits sont très-acerbes, même dans leur maturité ; cependant les enfans de la campagne lesmangent. Les pauvres gens les récoltent pour enfaire une boisson, qu’ils composent en les écrasant eten les mettant fermenter avec une certaine quantitéd’eau. Cette boisson est aigrelette et astringente ,sur-tout lorsqu’elle a été faite avec des fruits dont lamaturité n’étaitpas assez avancée, et son usage habi-tuel est alors sujet à causer l’obstruction des viscèresabdominaux. Les fruité mûrs se confisent aussi dansle vinaigre.
On retire en Russie et en Allemagne une espèced’eau-de-vie des fruits de l’épine noire , en lesécra-
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sant, les faisant fermenter et en les distillant ensuite.Dans quelques cantons du ci-devant Dauphiné , onse sert de ces fruits mûrs, adoucis même ou flétrispar les premières gelées,pour donner de la couleuraux mauvais vins.
« On composait autrefois, ditM. Deslonsgchamps,un extrait avec les fruits encore verts du prunelier.(.et extrait portait le nom d 'acacia nostras ; on enfaisait usage comme astringent dans les hémorrha-
gies, les flux de ventre, etc. : aujourd’hui les mé-decins l’ont presque entièrement abandonné. Lesprunelles, parvenues à leur dernier degré de matu-rité et ayant perdu leur saveur acetbe, cessent d’ê-tre astringentes, et elles deviennent au contrairelaxatives. La médecine n’est pas non plus dans l’u-sage de les employer sous ce rapport : elles pourraientpeut-être remplacer les tamarins.
» L’écorce a quelquespropriétés fébrifugès, et ellea été,-employée, plusieurs-, fcps avep succès contre lesfièvres intermittentes. Sa decûctiôn-dans une lessivealcaline donne une teinture jaune : elle peut êtreemployée, ainsi que le bois, pour tanner les cuirs;on peut faire , avec le suc de cette écorce mêlé avecune certaine quantité de vitriol ou sulfate de fer,une encre aussi noire que celle qu’on compose avecla noix de galle.
«Tous les bestiaux,et sur-tout les moutons et leschèvres, broutent avec plaisir les feuilles et lés bour-geons du prunelier. Linné dit qu’on peut faire avecles feuilles desséchées une espèce de tbé qui purifiele sang.»
Le Prunier sauvage ^prunus insititia (Lin .J estun grand arbrisseau sauvage qui paraît tenir le mi-lieu entre le prunellier et le prunier domestique ; il* est moins armé d’épines que le premier ; cependantses vieux rameaux en sont ordinairement garnis. Ila les fleurs petites, de couleur blanche, pédonculéeset disposées deux à deux le long des rameaux , lesr fruits à peine de la grosseur des plus petites prunes,et dont la chair est amère et acerbe. Linné a regardéce prunier comme le type des pruniers cultivés.
Cet arbrisseau croît naturellement dans les haieset les buissons des départemens du midi et de lapartie moyenne de la France .
On se sert de son bois et de ses fruits à-peu-prespour les mêmes usages auxquels on emploie ailleursl’épine noire.
Le Prunier de Briançon, prunus brigantiaca(Lin.), est un petit arbrisseau de 8 à 10 pieds , quicroît naturellement aux environs de Briançon . Il ales feuilles ovales , vertes, inégalement dentées surles bords, et terminées en pointe un peu aiguë; lesfleurs, au nombre de trois ou quatre, sortant dechaque bouton , et disposées le long des rameaux ,à la place des anciennes feuilles ; les fruits, presqueglobuleux et sessiles, ressemblant, avant la matu-rité, à de petites noix vertes, acquérant ensuite uneteinte jaune assez claire. Leur chair, d’abord acide,devient fade et peu agréable; les amandes servent àfabriquer une huile fine, connue sous le nom d 'huilede marmotte. Elle est douce comme cellede l’aman-dier, mais un peu plus inflammable, et conservantun goût de noyau, qui la rend un peu amère et d’unparfum agréable.
Le Prunier cultivé , prunus domcstica ( Lin. ),est un arbre de moyenne grandeur, qui a des raci-nes traçantes; l’écorce brune, velue dans la jeu-nesse, et crevassée dans la vieillesse; les branchespoussant d’abord droit et vigoureusement, mais sedéformant ensuite ; les feuilles ovales, plus ou moinsUongées et dentelées, ridées et légèrement velues ;les fleurs blanches et se développant en même temps