que les feuilles; les fruits très-variables , suivantles espèces ou variétés d’arbres.
On croit que ce prunier est originaire de l’Orient ;mais on le cultive depuis si long-temps en France ,qu’il y est comme naturalisé, et qu’on le trouvesouvent sauvage dans les bois et les buissons; il afourni un grand nombre de variétés , dont les fruitsdiffèrent par l’époque de leur maturité, par leurforme, leur couleur, leur grosseur et leur saveur.La description de ces fruits se trouve dans la nou-velle édition Des arbres et arbustes, de Duhamel ,dans les Nouveaux dictionnaires d’histoire naturelleet d’ Agriculture , et dans une infinité d’ouvrages dejardinage.
Culture. — Le prunier se multiplie de semences,de drageons, de marcottes et par la greffe.
On doit préférer la voie des semis quand il s’a-git de former des sujets pour la greffe, parce qu’ilssont plus vigoureux , et cependant on emploie plusfréquemment les rejetons, quoiqu’ils donnent desarbres plus faibles et plus disposés à tracer et àpousser eux-mêmes de grandes quantités de bour-geons , qui embarrassent le terrain et épuisentl’arbre.
On doit semer autant que possible avant l’hiver,à moins qu’on ne craigne les mulots, les campa-gnols, les loirs, etc., auquel cas on ne sème qu’auprintemps, après avoir fait stratifier les noyauxdans de la terre.
Un terrain argileux et frais est celui qui convientle mieux au prunier; mais il craint les lieux maré-cageux , et il fait de faibles pousses dans les sols sablonneux et secs, où toutefois ses fruits sont plussucrés. Dans les terrains trop fertiles, il pousse avecune grande vigueur, produit peu, et donne desfruits sans saveur. Les expositions septentrionalesou trop ombragées ne lui conviennent pas dans lesenvirons de Paris , et c’est sur les coteaux exposésau levant et au midi qu’il se plaît le plus. Dans lesclimats méridionaux, toutes les expositions lui sontindifférentes, pourvu qu’elles ne soient point tropbrûlantes.
Qualités et usages. —Le bois du prunier cultivéest dur , plein , compacte, marqué de belles veines,susceptible d’un beau poli et se coupant sans se mâ-cher sous l’outil. Il pèse , sec , d’après la moyenne2>roporlionnelle des expériences de plusieurs physi-ciens, 55 livres 14 onces. Il est très-recherché dansles arts de l’ébénisterie et du tour. On en fait desmeubles, des manches de balais , des quenouilleset d’autres ouvrages. Sa couleur s’avive par le séjourdans l’eau de ciiaux , et se conserve par la simpleapplication d’un vernis de cire. Les ébénistes luidonnent, dans quelques provinces , le nom de sa-tiné de France , de satiné bâtard.
Tout le monde connaît les qualités et les usagesde ses fruits , qu’on mange crus, cuits, séchés etconfits. On en fait une sorte de boisson, qui se con-serve peu et qui n’est pas d’un très-bon goût. EnAllemagne, en Suisse et dans les provinces de laFrance qui avoisinent le Rhin , on tire du vin deprune une liqueur alcoolique dont on fait une grandeconsommation , et qu’on appelle zwestckenwasser ,du nom de la prune avec laquelle on la fabrique le
plus souvent. Bile est moins agréable que l’eau-de-vie ; cependant lorsqu’elle est vieille , elle est assezrecherchée des habitans du pays. J’en ai bu dans laForêt-Noire, qu’on m’a dit être très-vieille ; maisl’eau-de-vie de France est incomparablement meil-leure.
M. Bornneborg, de Strasbourg , a retiré un ex-cellent sucre de la prune dite quastche.
Les feuilles du prunier sont du goût de tous lesbestiaux , qui les mangent avec avidité.
Les pruniers sont sujets, comme tous les arbres ànoyaux, à la maladie de la gomme. 11 faut, à l’égardde ceux qui en sont attaqués , donner une nourri-ture plus abondante aux racines, en substituant unenouvelle terre à celle qui les entoure, ou en y pla-çant des engrais animaux et végétaux.
Ces arbres sont aussi très-sujets à la carie interne,par suite des blessures qu’on leur fait en coupantleurs grosses branches.
Enfin les feuilles et les fruits sont souvent atta-qués par des insectes.
PUBESCENT, pubens ou pubescens . ( T. de bol.)Garni de poils très-fins , courts, mous , plus oumoins rapprochés, mais distincts.
PUBLICATION DES VENTES DE COUPESDE BOIS. V. Affiches.
PUEIL. On appelle bois en pueil un jeune taillisqui n’a pas encore 3 ans , et dans lequel il ne fautpas envoyer le bétail. Il est probable que ce motpueil vient du latin puer, enfant, et qu’il aura étéappliqué à des bois naissans et pour ainsi dire dansl’enfance.
PUINE. C’est le nom que les anciennes ordon-nances donnent à l'épine noire , et qu’elles mettentau nombre des neuf espèces de mort-bois dont l’u-sage est permis. V. Mort-Bois et Prunier .
PULPE , pulpa■ ( T. de bot.) On appelle ainsi lasubstance médullaireou charnue des fruits. La pulpeest aux fruits ce que le parenchyme est aux feuilleset aux jeunes tiges.
PULVÉRULENT, pulverulentus. ( T. de bot.)Chargé d’un duvet d’une telle ténuité, qu’il res-semble à une poussière.
PUNITION. V. Peine.
PUT 1 ER ou PUTIEL. C’est le cerisier à grappes.V . Cerisier.
PYRAMIDE , du grec puramis , dérivé de pur ,feu , parce que les pyramides se terminent en pointecomme la flamme. L’ordonnance de 1669 veut qu’ily ait dans les places biviaires ou triviaires des grandschemins passant par les forêts , des croix, poteauxou pyramides avec des inscriptions qui désignent leslieux principaux où chaque chemin conduit.
PYRIFORME, pyrijormis. En forme de poire :mot qui a la même origine que pyramide.
PYRITE , du grec pur, feu , et de lithos , pierre ;pierre à feu. V. Mines.
PYROLIGNEUX , pyrolignites. Du grec pur,feu, et du latin lignum , Dois. V. Acidepyro/igneuxet Charbon .