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Tome second.
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B. A B

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que sont disposés et arrêtés les couples , comme lescôtes d’uu animal le sont sur l’arête désignée. Y. 4l'Atlas.

QUILLETTES. Planter une oseraie avec de pe-tites branches longues d’environ 33 centim. et dela grosseur du petit doigt , qui se fichent en terne à16 centim. de profondeur, c’est faire une plantationen. quillettes.

QUINCONCE. Corruption du ladn quinconx ,qui signifie proprement 5 onces, et qui aété pris en-suite pour cinq douzièmes ou cinq parties d’un toutdivisé en douze.

Dans le jardinage et l’économie forestière, on ap-pelle quinconce une plantation faite par distanceségales en ligue droite, et qui présente plusieursrangées d’arbres en diftèrens sens : on dit une pro-menade , un bois plantés en quinconce.

La beauté d’un quinconce consiste en ce que lesallées s’alignent et s’enfilent l’une dans l’autre , etse rapportent juste. Si on veut avoir une idée exacted’un quinconce , il suffit de voir un cinq de pique ,de trèfle, etc., ou un dé sur lequel il y a cinq points.

Ainsi, dans un quinconce les arbres sont telle-ment disposés, que le premier arbre du second rangcommence au centre du carré, qui se forme par lesdeuxpremiers arbres du premier et du troisième rang;

Four bien diriger un quinconce , dit l’abbé Ro-zier, on commence par planter un arbre à chaquecoin; ensuite trois hommes, outre les travailleurs ,conduisent les alignemens : l’un aligne les arbressur la ligne droite , l’autre sur la ligne qui croise, etle troisième sur la ligne diagonale.

Pendant les premières années , on doit faire tra-vailler le pieddes arbres sur un diamètre de 2 à 3 mè-tres. Dèsqu’cm s’a perçoit qu’un arbre est mal venant,il faut se bâter de lui ensubstituer un autre, afinquesa tête et ses racines aient le. temps de travailleravant que celles des arbres voisins s’emparent de toutle terrain. Les arbresqu’on plante en remplacementde ceux qui meurent dans les quinconces , réussis-sent mal ou ne réussissent pas du tout quand lesbranches des autres arbres se touchent. Ils profitentla première année, si les espaces laissés par les ar-bres morts leur permettent de jouir du bénéfice del’air, et si leurs racines peuvent travailler dans lesfosses ouvertes pour les recevoir. Mais lorsque lesarbres d’un quinconce sont rapprochés , bientôt lesbranches de ceux qui avoisinent les jeunes plantsde remplacement, se jettent dans la clairière poury profiter de l’air , et remplissent le vide. De leurcôté , les racii.es de ces arbres se répandent dans laterre nouvellement remuée , et dévorent la subs-tance destinée à celles des nouveaux plants. Cescauses font périr, à la deuxième ou troisième année,ou du moins rendent faibles et languissans la plu-part des jeunes arbres qu’on replante dans les quin-conces. Pour éviter ces inconvénieus , il est néces-saire, i°. d’augmenter le diamètre de la clairièreen raccourcissant les branches de la circonférence;2°. de donner à la fosse destinée à recevoir l’arbre3 à 4 mètres du .diamètre; 3 U . de creuser , dans lemilieu de. l’espace qui reste entre les bords de. cettefbsse et le tconc de l’arbre .voisin', unifiasse d’un mè-tre 3 o décimètres de profondeur sur un mètre

ôoeentimètres de largeur et quatrte de longueurLes racines nouvelles des arbres Voisins- s’amasse-ront dans cette fosse, et ne pénétreront -dans le-telqui est Au-delà qne lorsqu’elles auront rempli toutela capacité du fossé. Pendant- cet intervalle , Marbre nouvellement planté profitera-en tète-et en racines.Si cet arbre se trouve danule «entre d’un quinconce,ou entouré par d’autres arbres, on le oirconscrirade toutes parts par le fossé dont on vient de parler;mais le mal est presque irréparable lorsque les ar-bres n’ont.été, dans le principe; plantés quîà la dis-tance de 3 à 5 mètres les uns dos autres;: Cette dis-tance ne peut être admise que-qutmd onl veut-jouirpromptement, et à condition qdhV la Sixième annéeon supprimera un rang entier;-parce qu’il faut aumoins une distante de 10 mètres en tous-se ne auxmarronniers , tilleub, platanes, sycomores ; ormeset autres grands arbres. V. Plantation.

QUINES, qui ni ou quinati. (T. du bot.) On donnece nom à toutes les parties des plantes qui sont dis-posées cinq par cinq sur un- même point !Ç« pland’insertion.

QUINQUANGULÉ. Qui a cinq angles.

QLINQUÉDENTÉ. Ayant cinq dents, et ainside suite pour tout ce qui, dans les plantes, est aunombre de cinq.

QUINTAL. Corruption d e^ental, fait^ç aerdyjn,cent. C’est un poids de îoo livres, suivant l’anciensystème clés poids et mesures.

Le quintal métrique est égal à ica kilogr.j,, etvaut un peu plus de 2o4 ; Iivres, poids de marc.

R.

RABAIS, du français rabattrè.. Diminution deprix et de valeur ; oftre faitè âu-dqssûus du prixqu’un autre a demandé. C’est l’ôppOsë dUSncnere,V. ce mot. * '

Les travaux à faite dans les forêts doivent s.’jtd-juger au rabais. ( Ordon. de 1669, tlt. III, art. îfj.'JV. 'Travaux. ■ ■ >

RABAISSER. C’est, en terme de 1 jardinage , di-minuer la longueur d’une branche d’arbre.-Vi 'Ra-battre. ’* ;

RABATTRE. On rabat un jeune arbre dahs'lêspépinières, c’est-à-dire qu’on le coupe rea'ferrépour lui faire pousser une nouvelle tige plus fôfte jplus droite. Lorsqu’elle est parvenue à une certainehauteur, on en pince le sommet si on la trouveencore trop maigre , et l’on se côntente d’en'rSc-couecir les bourgeons ; mais à mesure que la tigedevient arbre, elle prend du corps, et l’on sup-prime graduellement les bourgeons inférieurs,'pourne laisser définitivement que ceux du soroihet. 11

Lorsque ce sont des branches qui prennent tropd’extension, on les rabaisse, afin que-la sève refluedans le tronc et augmente sa force. V. Pépinière ,Plantations , Recépage. 131

RABLE. Oa appelle ainsi une pelle emmanchéeaü bout d’une perche, qui.sert aux charbonnierspour emporter lai perré--qui recouvre .leiourneauàcharbon aprèsiatçaisso». V. Charbon .