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Quaftt au* setais, Si l’on s’aperçoit què les jeunesarbres commencent à croître dç moins en moins, ilfaut les faire côupeV jusqù’à terre, et dès la pre-mière année ils produiront un jet plus vigoureux etplüS élevé que ne l’était l’ancienne tige.
Le recépage së fait de deux manières; l’une con-sistp à tout abattre sans riten réserver : on l’appellerecépage à blafit^tre ou blanc-éloc; l’autré, que l’onpetit appèler retépage ordinaire, diffère de la pre-mière en ce qu’ori réserve les brins les plus sains etles m'iéux ifenans.
11 se trtntve dans les forêts des parties à recéper,mais dont la valeur excède les frais de l’exploita-tion ; dans ce cas , l’adjudication s’en fait aux en-chères. Si, au contraire, le bois à recéper ne vautpas les frais qu’entraîne cette opération, on y pour-voit par voie d’adjudication au rabais, et le bois quieh provient se vend à l’enchère par une autre ad-judication.
Lorsqtie les quartiers de bois à recéper ne doiventpas faire partie des ventes dont le tour d’exploita-tion est prochain, les agens forestiers en dréssentun procès-verbal ( Circul. du 4 fructidor an 1 3 ,n°. â 5 ), qui doit indiquer, i°. la situation , la con-tenance, l’essence, la nature, l’âge et l’état duquartier dégtadé qu’il s’agit de recéper ; 2 0 . les cau-ses de son appauvrissement; 3 °. la manière dontle recépage proposé doit être exécuté; 4°- l’estima-tion de ses produits présumés , distraction faite desfrais d’exploitation; 5 °. le mode à employer pourparvenir à l’ddjudication.
Ce procès-verbal est envoyé au conservateur, quile transmet, avec ses observations et son avis, audirecteur général de l’Administration, qui ordonneles dispositions reconnues nécessaires.
Du recépage des plantations. — Nous avons in-diqué à l’article Pépinière , cliap. 111 , § 6 , les casoù il étëit nécessaire de recéper une plantation faite-èh pépinière; V. ce mot.
Duhatnel, dans son Traité des semis elplantations,examine la question de savoir s’il convient de recé-per lés jeunes bois, et la manière d’y procéder.
Lorsqu’on fait cette opération, dit-il, sur desjeunes bois, il faut bien prendre garde de ne pasébrâlilfer leS racines. On y procède toujours avecsBrèté quand celui qui recèpe apptiie le sabot cou- 'tre le pied de l’arbre, qu’avec la main gauche il titeàlüi la cime de la tige, et qu’avec une serpette bientranchante, tenue de la main droite, il coupe la 1tigë du jeune arbre le plus près de terre qu’il est 1possible, et en pied de biche. Le recepage doit se 1faire dans le moisde février ou de mars. Cette opéra- :tion fait que les arbres poussent, à la sève suivante,trois ou quatre jets vigoureux en place de la lige 1qui a été coupée, et forment, comme on dit en ter-me dé fârêt, des rachëes ou rochers.
Mais le recépage est-il convenable aux jeunes 1bois, ou non?
Il est certain, d’après les expériences réitérées,que les jeunes arbres rccépés poussent avec beau- 1'coup dé force, et on doit attribuer cette vigueurâ ce que toute la sève qui se distribuait à quantitéde branchés; n’ayant plus àén noutrirqu’une, a ou 3qui partent immédiatement des racines, suffit trêS-
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i abondamment à leur développement, d’où il résulte. qu’au lieu d’un bois mal conditionné-, on obtient unbois vif et bien organisé. Néanmoins on peut seule-ment conclure, avec ceux qui ont étudié les bois, quelé recépage est inutile dans les bons terrains, où leplant pousse avec vigueur, mais qu’il est avantageuxdans les terrains oii le plant languit.
Ou peut connaître si le bois a besoin d’ètre re-cépé quand on voit que le plant périt par la cimeet repousse du collet; ce qui, désignant du déran-gement dans l’organisation de la tige, rend le recé-page nécessaire.
Une autre raison qui doit y déterminer, c’est quecette opération fait produire à la souche plusieursbranches , qui forment des radiées et fournissentune plus grande quantité de bois. Mais, à cet égard ,l’opération ne doit avoir lieu que pour les taillis;car quant aux bois que l’on destine à croître en hau-tes futaies , il est plus avantageux de n’avoir qu’unjet. D’après ces observations, on peut donc assurerque le recépage convient toujours aux bois destinésà former des taillis , et raremènt à ceux qui doiventvenir en liante futaie, à moins qu’ils n’aient étéabroutis, ou déshonorés par la grêle ou par lagelée. '•
Dans les bois de l’état, où l’on est astreint à sui-vre les régies générales pour éviter les abus , on nemanque guère de recéper les jeunes boli à la cin-quième année, et souvent encore 4 ans après. En-suite de ce second recepage, les raebées sont bienformées, et à moins qu’il ne survienne des accidensextraordinaires, on ne les recèpe plus.
Les pins, les sapins et autres arbres résineux neveulent jamais être recépés, la plupart périraientsans produire de nouvelles branchés. V. Planta-tion, chap. VI , § 11, Pépinières, Semis, Travaux.
RECEPTACLE , receptaculum. Les linnèistesentendent, en général , par ce mot appliqué à Unefleur, le fdnd du calice où est fixé l’ovâire : ainsi ifsdisent étamine ou corolle insérée au réceptacle. V.Botanique.
RECEPTION , du latin recipere , rctvptnm , re-cevoir , admettre.
RÉCEPTION DES OFFICIERS DES MAITRI-SES. Les maîtres particuliers , licutenans , procu-■*eurs du roi et garde - marteaux , étaient reçus aux'Tables de marbre , ou autres cours qui les représen-taient. Nul ne devait être reçu qu’il n’eût répondud’une manière satisfaisante aux questions qui luiétaient faites par les principaux officiers du siège .et qu’il n’eût été informé de ses vie et mœurs. Cettrinformation se faisait par le grand-maître, ou parun officier qu’il avait commis-à cet effet. ( Ord.de 1669, tit. II, art. 1 er . , et tit. XIII , art. 11.)
Chailland , dans son Dictionnaire des forêts ,verbo Réception , rapporte les contestations quieurent lieu en ditférens temps entre les grands-maî-tres et lès officiers des Tables de marbre, sur les for-malités de la réception des officiers des maîtrises ;elles sont aujourd’hui sans intérêt.
Les greffiers, arpenteurs, huissiers et gardes,devaient se faire recevoir aux sièges des maîtrises.
( Ord. de >669 , tit. II, art. i* r . ; tit. X, art. 2 etil ; tit. XI, art. 2 — Arr. du Cons. des s6 fé-
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