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Tome second.
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?• pouce* eii dedans, à la partie la plus làrgeS f*/h , qù’on réduit à a vers la bouche; cfelrtTar-géur est nécessaire, afin qu’urt homme puisse entrerd*iw le fotirnea'u avec un panier rempfi de bois.OOttfe partie du fourneau est fortifiée par dès fret te sdd’fefr; l’intérieur a environ 5 pieds de hauteur.Fendant que le charbon se forme, le goudron couledan* un réservoir, qu’on a soin de tenir à couvert dela pl lire.

♦ 3. Des procédés suivis aux environs de Bor-deaux et indiqués par Duhamel.

Les fourneaux des environs de Bordeaux , dit Du-hamel, sont d’une forme différente; ils ont la figured’un cône trpnqué, dont la base est de 4 toises dediamètre, et la hauteur d’une toise et demie. Le fondest exactement pavé de briques, et traversé par unerigole faite d’un jeune pin équarri, auquel on ataillé des coches aux angles : c’est par là que le gou-dron sort pour se rendre dans un baquet.

On emporte tout l’aubier des pins, puis on fendle.cœur en barreaux d’un pouce en carré sur 3 piedsde longueur. On remplit l’intérieur du four avec cesbarreaux, et ou couvre le dessus avec des gazonsbien battus ; on laisse quelques barreaux moins cou-verts, afin de pouvoir les enlever pour allumer lefeu, qui se met par le haut, où pour le ranimer s’ilvenait à s’éteindre.

Tous ces petits barreaux s’allument; et quandl’açtion du feu est bien conduite, le goudron se renddans la rigole , les impuretés s’arrêtent dans les en-tailles du pin qu’on y a couché, et la matière épuréecoule par la rigole dans le baquet. On termine l’o-pération par fermer exactement toutes les ouver-tures du tour, et, quelques jours après, on tire dufourneau lç charbon qui s’y est formé.

A Tortose., on fart les fourneaux de la même ma-nière qu’en Provence ; mats on y arrange tout lebois debout, c’est-à-dire perpendiculairement, etl’on ne ferme point le haut du fourneau. C’est peut-être , observe Duhamel,, parce qu’on ne s’embarrassepas d’en ramasser le charbon, puisqu’on le laisseentièrement se consumer; mais eq suivant cette mé-thode on doit perdre aussi beaucoup de goudron,Duhamel décrit aussi les prodédés suivis à. laLouisiane en Amérique, et dans le "Vallais en Suisse .Cés procédés paraissent assez ingénieux ; mais nousne pourrions les rappeler ici sans dépasser de beau-coup les bornes que nous devons nous prescrire. Onpeut en lire la description dans le II e . volume duTraité des arbres et arbustes , par Duhamel, à l’ar-ticle Pin, et y voir la figure qu’il a donnée du four-neau en usage dans le Vallais , lequel se construitavec de la terre à four et de la pierre , et présente à-peu-près la forme d’un œuf.

5 4’ — Extrait <Fun mémoire sur les brais et gou-drons de France, par M. Badeigts-Laborde , com-missaire de marine.

En i8i5, M. Badeigts-Laborde a présenté à laSociété d’encouragement pour l’industrie nationalede* échantillons de brais et goudrons fabriquésdantr le département de* Landes d’après ses pro

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cédés. JCa commission chargé 0 4e le* examiner en *n»nduAih compte favorable à la Société. Ç*é*t pufstiitë 4c son rapport qii’aq extrait, 4tt mémçirç deM. Laborde a été inséré ÂiiU le Bulletin je cçtfeeSociété , n°. i3a , juin i8i5j p. * 41 . Voici cetextrait :

. De Pextraction du goudron du pin des làrtdeide Botdeanx. 9 -

On commence à abattre tes. arbres dont on yéutfaire du goudron, depuisTe i5 septemÙry jusqu’ili CT . novembre. Dès qu’lit sont à terre, où le? courseà 12 pieds environ de la tig^. Cè bitfoja de f i jueds ,la seule partie de l’àrbre qui soit propre 4 faire dugoudron , demeure sur le terrain pendant tout l’hi-ver ; au printemps, ces billons sont de nouveau cou-pés en deux, et fendus en huit morceaux chacun,lesquels sont ensuite mis debout et rangé? commedes armés en faisceau. L’air, les entourant dans tousles sens pendant les chaleurs de l’été, sèche conve-nablement le bois. Au mois de septembre, époquede la distillation, ou, comme disent les résiniers,du dépassage , ces bûches sont encore coupées endeux dans leur longueur, et fendues jusqu’à n’àvoirplus qu’un pouce environ de grosseur; elles finis-sent de sécher pendant tout le temps qtdexigent léfendage et le transport au lieu àk le fütlr est établi-Il est à observer que la portiqn du tronc qui est restéeen terre attenant aux racines ét ce? mêmes rapines,sont la partie de l’arbre qui produit le goudron leplus beau, le plus puf et en plus grande quantité{mais ces souches ont besoin, ayant d’être distillée?,'de demeurer enfouies 3 ou 4 sus, aflh que l’humi-dité puisse pourrir et détruise la totalité de l’aubier.Le point dç dessiccation du bois est très essentiel àbien saisir; c’est en quelque Sorte de la perfection'de rette qualité des bûches que dépend le bori sucpésde la distillatioé- ïlbti? venons d’indiquer le tehtpsnécessaire ponrlàjëurdonner; mais On conçoit qéeles variations qüè subit l’atmosphère peuvent bâteroti retarder l’instant où elles sont convenablement,sèches, et qu’i! est impossible d’indiquer des signescertains qui lé fassent reconnaître. L’expériehceseule , acquise par un long travail, donne cette con-naissance au dépasseur du goudron.

Le four à goudron est toujours établi loin des ha-bitations, et à une distance de la forêt telle, qUetout accident du feu devient impossible. Trois par-ties seulement le constituent; savoir, l’aire, la caveou récipient, et la gouttière.

L’aire, concave, de io à i5 mètres de circonfé-rence , est établie sur un tertre élevé de 2 mètresenviron , et carrelée au milieu , aux deux tiers deson étendue; il y en a fort peu qui le soient en en-tier. L’espace qui est au-delà est garni d’argile bat-tue, formant une ceinture large de deux tiers demètre autour du carrelage. Au centre est pratiquéeune ouverture ronde qui correspond à la gouttièredestinée à recevoir et à conduire le goudron dans la

Celle-ci consiste en une fosse parallélogramme,profonde d’un mètre, et d’une capacité relative à lagrandeur du four; elle est garnie dans son intérieurde : madriers équarri* et assez grossièrement joihts