nos
RtQS
dans les champs , les haies, les buissons et les tail-lis. Elle se distingue de l’espèce précédente par sestiges plus grêles, bien plus courtes et plus garniesde petites épines ; par sa disposition à ramper, parses feuilles ternées, souvent bilobées, et par sonfruit plus petit, d’un bleu foncé, couvert d’unepoussière bleuâtre. Ses fleurs paraissent dans lesmois de juin et de juillet ; elles sont solitaires, etquelquefois réunies deux ou trois ensemble et atta-chées à un pédoncule commun hérissé d’épines etde poils; elles sont blanches, et les parties delàfructification brunes. Les fruits miârissent dans lecourant de l’été et au commencement de l’automne;ils sont noirs, couverts d’une poussière bleue , com-posés d’un petit nombre de grains assez gros, d’unesaveur douceâtre et fade. Cette ronce cause beau-coup d’incommodité aux cultivateurs par ses tigesrampantes et ses racines, qui embarrassent la charruedans les champs, notamment dans ceux qui sontsoumis au système des jachères.
Les autres espèces de ronces que l’on trouve ouque l’on cultive en France sont:
La Ronce odorante, rubus odoratus (Lin.),originaire de l’Amérique septentrionale, dont lestiges sont jaunâtres et sans épines; les feuilles al-ternes , pétiolées, palmées , très-grandes , velues ,d’un beau vert, et à cinq iobes peu profonds; lesfleurs rougeâtres, d’un pouce de diamètre et dispo-sées en petits bouquets terminaux, et les fruits d’unpourpre noir.
La Ronce saxatile ou des rochers, rubus saxa-tilis (Lin. ), qui croit dans les Alpes, les Pyrénées ,les Vosges , etc. , dont les tiges sont redressées, flo-rifères, dépourvues d’aiguillons, à rejets rampans ,herbacés, stériles, à feuilles ternées, presqueglabres, à fleurs blanches en petit nombre , formantun corymbe terminal, à fruit rougeâtre, aigrelet.
La Ronce eaux mûrier ou des marais, rubuschamœmorus (Lin.), qui a les tiges herbacées,droites, uniflores , dépourvues d’épines ; les feuillessimples, lobées;" une seule fleur terminale, unfruit noir et assez gros. Elle croît dans les maraisbourbeux, en Suède*, en Norwège , en Danemarck,en Angleterre , en Sibérie et dans l’Amérique sep-tentrionale. On la cultive quelquefois dans les jar-dins des environs de Paris .
RONCEROl. Haie ou fossé rempli de ronces.
ROSACEES . Tournefort a donné le nom de ro-sacées aux fleurs simples, polypétales, régulières,qui , comme dans le rosier , le pêcher, ont cinq pé-tales, le fruit infère , et les étamines attachées auxparois internes du calice. V. Botanique.
ROSAGE , rhododendron. Genre de plantes deja déeandrie monogynie et de la famille des rosa-cées , qui renferme une douzaine d’espèces, dontdeux sa trouvent au sommet des montagnes élevéesde l’Europe , et trois ou quatre autres se cultiventpour l’eniemçnt des jardins..
Ce genre est composé d’arbrisseaux ou sous-ar-brisseaux à feuilles éparses , coriaces , à fleurs dis-posées en corymbes terminaux.
L’espèce la plus commune en' France , où ellecroit sur le sommet des Alpes , est le Rosage fer-rugineux, rhododendron ferrugineum (Lin.) , ar-
755
I bitste d’environ un mètre de liauteur , formant unj buisson ranaux, dont les feuilles 6out ovales, oblon-’gues, très-entières, légèrement pétiolées, un peudures, lisses, vertes, souvent repliées en leurs bordscomme celles du romarin, et très - roHsses ou-decouleur ferrugineuse en dessous; ses fleurs sont rou-geâtres, en bouquet à l’extrémité des rameaux. Ilfleurit en juin , après la fonte des neiges.
La seconde espèce, que l’on trouve aussi dans lesAlpes , est le Rosage veeu, rhododendron hirsu-lum (Lin.;, dont les feuilles sont lancéolées,-veluesen leurs bords et jaunâtres en dessous; ses fleurssont d’un rouge éclatant.
Les autres espèces , que l’on cultive dans les jar-dins, sont : i°. le rosage pontique , originaire duroyaume de Pont, qui s’élève à 5 ou 6 pieds, etdont les feuilles sont lancéolées, pointues, Irès-en-tières, longues de 6 pouces, glabres, luisantes, etles fleurs grandes, d’un violet plus ou moins foncéet souvent fort nombreuses : il forme des buissonstouffus , toujours verts, et dont les fleurs ont le plusgrand éclat; 2 °. le rosage à grandes fleurs, origi-naire de l’Amériqueseptentrionale, qui a les feuillesplus épaisses, moins longues, moins noires, et rou-lées en leurs bords ; les fleurs plus grandes et moinsfoncées en couleur ; les rameaux plus courts et lestiges moins élevées ; 3°. le rosage ponctué , qui a lesfeuilles oblongues , glabres, ponctuées en dessouspar des glandes résineuses. Il croît sur les monta-gnes de la Caroline.
Tous les rosages se multiplient de semences et demarcottes; mais leur culture èst difficile. Les pre-mières gelées de l’automne et les dernières du prin-temps font beaucoup de tort à leurs jeunes pousses.
Les deux premières espèces, qui ne donnent pointde bonnes graines dans nos jardins, se multiplientuniquement par la voie des boutures, et ne s’enra-cinent qu’au bout de 2 ou 3 ans.
ROSE DE CHIEN. C’est le Rosier-Eglantier.
ROSE DE GUELDRE. Nom vulgaire de l’obier.V. au mot Viorne.
ROSEE , du latin ros, roris. On appelle ainsi lespetites gouttes d’eau qu’on remarque le matin, versLe lever du soleil, sur les plantes, sur les toits desmaisons, et sur tous les corps qui sont exposés àl’air. Elle est produite, en partie, par la chute desvapeurs gui formaient le serein, et qui se ramassenten gouttes par l’effet de la condensation.
Par-tout les rosées exercent la plus grande in-fluence sur la production végétale ; sans ce méteorejournalier, il n’y aurait, sons les climats brûlans ,ni verdure pour parer les champs, ni moissons pouren payer le travail.
On a remarqué que la rosée se fixait en très-grande abondance sur les terres couvertes de pelou-ses touffues ; cettepetite pluie périodique, commen-çant à s’évaporer au lever du soleil, répand alorsdans les alentours une fraîcheur vivifiante; sur lescôtes de la Normandie , l’herbe , principalementdans les jours les plus chauds, est encore mouillée àmidi. Il y aurait donc quelque avantage à entre-mêler les prairies avec les autres cultures. Par cettedisposition , l’excès de l’humidité matinale, qui fa-
*