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Tome second.
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ROS

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tigue souvent les tréflières, se rénaniLrtHj jsqr lesautres parties du champ au bénéfice jç,

toutes les productions. • „( j, i ■ . i .

On a encore observé qu’il se forijip ti,ès T ppù derosée sur les sables de toute espèce , mais priupipk-'leinent lorsque la silice y domine. Si, par irn.tempsserein, on traverse les landes bordelais^ au, mo-ment où le soleil montre scs premiers rayons, onvoit les tiges des bruyères se courber sons , le poidsde l’eau , tandis que les sables nus qui environnentces plantes sont à peine humectés.

Ainsi, lorsqu’on veut mettre en culture des terresde cette espèce sous un ciel avare de pluie, il estprudent de n’arracher les broussailles que dans lesparties seulement qui doivent être semées; quelque-fois même on laisse à dessein des carreaux de buis-sons touffus entremêlés avec les champs labourés.C’est là le défrichement par échiquier, usité depuislong-temps sur les falaises qui bordent la côte orien-tale de la Provence.

La rosée fournit aux feuilles une partie de l’eauqu’elles doivent élaborer, et les remplit, pendantla nuit, d’une portion de la lymphe qu’elles aurontpour se nourrir pendant le jour. Il y a des climatsoù elle remplace à tous égards la pluie. La roséepeut, d’un autre côté , nuire aux plantes par le dé-pôt qu’elle laisse quelquefois sur les feuillps et surles Heurs, par l’obstacle qu’elle forme à l’évapora-tion tandis qu’elle les recouvre, et par le froid qu’elleprocure en s’évaporant.

On lui attribue la brûlure des feuilles : eu effet,il ne faut qu’une rosée abondante, suivie de soleilchaud, pour tacher toutes les jeunes feuille^de cer-tains arbres. La plupart des arbres fruitiers sonttrès-sujets à cei. inconvénient, ainsi que leurs fruits.11 est des années où la récolte des feuilles de mûriermanque par la même cause.

Ces feuilles et ces fruits sont, immédiatementaprès l’évaporation de la rosée, blanchis ou jaunisdans la place qu’occupait chaque gouttelette; en-suite la place noircit et parait désorganisée, c’est-à-dire que l’épiderme est soulevé et le tissu cellu-laire racorni. Lorsque ces taches sont très-multi-pliées , il y a interruption dans Les fonctions vita-les , et il en résulte ou la coulure des fleurs, ou lachute des fruits, ou même la mort de la plante , ouau moins une qualité moindre dans les fruits, etune faible pousse dans les tiges et les branches.

ROSÉE MIELLEUSE. V. Miellat.

ROSERAIE. Terrain planté de rosiers.

ROSIER , rosa. Genre de plantes de l’icosandriepolygynie et de la famille des rosacées. 11 a pour ca-ractères un calice en forme de vase, charnu, étran-glé au sommet et à cinq divisions persistantes ; unecorolle de cinq pétales adhérens au calice ; des éta-mines nombreuses et courtes ; plusieurs ovaires sur-montés de,styles.à stigmate simple, des graines pres-que osseuses, hérissées, en nombre égal aux ovaires,et renfermée£ r jbtps que baie sèchp, colorée, sphé-rique ou ovoïde, formée,par le calice, qui,s’est

ac £f!** :utn}iû\ortn3 ■ iv , . - : , : .R

Les rosiers gqçt^lft^ arbrisseaux de -Joute gran-,

deur,| i«(^gèuç^4>Uy^qtâqup, munis ordinfûremuent!d’afgu^liünp.çpaipj.e^à feuilles pilées ayec impaire,

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qarqig.? r dè| stipules en .fqrpie d’aifyjs, adossées auj^aVA^p,étiolé Cflmitiun. LeursReurs sonjtVôm rauné-

dfçsposep.s Rn.vvryin.bes; il,y, çb a d’modpres ,. maisW plupart oii^ uue,pdeur agréable, t |i1les doublentfacilement par la. culturel | à, I’exteptiqn du ..petitnqmbrp d’e6pèces qu’on n’à point éripore gu Tpire

doubler, 1 ô ^ - .,jj'alJijiin

Histoire. -— M. Deleyzq a'^nné. un.e bistpirq ^n-: dressante de la rose <la#s et

arlestes, par, M. Des.!pi(ùù.ntç, 3Tqus ne pouvonsmieux faire que de .la préspiiter •l^cl^ù^s ^ ! enobservant,que le rosier.étant pu arbuste sjjfU desforets , il appartient toujours a VÏTistofrç désjùaçtesforestières. JJ’aille.urs , jusqu’à présent nops noussommes fait uq devoir de faire connaître ; Iès [ arbresd’agrément, afin Je rendre notre jouvrsge plup cqm-plet, et nous ne ferons point une exception p.^ur leplus,beau desarbrisseaux. . - . . i

Voici comment s’exprime M. Peleu?Q à Çarnnles arbrisseaux qui embellissent Le sgjour Jel’hop-me , il n’en est point dont les cspècçs «ypnt aussinombreuses ni répandues dans autant Je pay6 que lerosier. On en trouve dans toute l’Europe , depuis laSuède jusque sur les côtes de l'Afrique ; en, Asie ,depuis le Kamtschatha jusqu’au Bengale , ,gt l’A-mérique septentrionale en produit également auxenvirons de la baie d’Hudson ,et ,sur I e ? montagnes•lu Mexique . Il semble que la nature , ayant fait dela rose le type de la grâce, ait pris plaisir à,en ré-pandre les espèces dans les diverse^ conti^ep, etqu’elle n’ait mis entre ces espèce^ que de trjbs-légèresdifférences pour ne point en altérer les traits essen-tiels : aussi dès les temps les plus reculqs lifs rosesont été un objet de culture. 11 es; parlé, dans.Hé-rodote , de la rose double,, et dans, l’ul^ des livres at-tribués à Salomon, la sagessç éternelle esj comparéeaux plantations de rosiers qulçm -seyait près Jé-richo . Cejte ancienne culture à teL}e,men(: rqyltiplieles variétés, que le type primitif.dé jà plupart de• elles de nos jardins est inconnu : on ne saitjdansquels lieux la rose à cent feuilles se trouve saqyaee.Théophraste dit bien que les roses à .cent ïeuillescroissent sur le mont Rangée, oùles habitons del’hilippes vont les chercher pour les transplanterchez eux ; mais comme il ajoute qu’elles sont petiteset peu odorantes, on ne sait pas s’il a voulu parlerde l’espèce que nous avons aujourd’huiôll en est decette Heur comme de plusieurs plantes ancienne-ment cultivées pour l’aliment des hommes.

»En remontant aux époques les plusreculées del’Histoire, on voit que les roses son* les fleurs quiont le plus fixé l’attention. Les premiers poètes lesont chantées : par-tout on en a fait,le symuqlp Je-lapudeur , de l’innocence et de la grâce. Avant qq’oneût imaginé de répandre le sang des. victime s ,i etlorsque le culte était encore simple, en offrant auxDieux les premiers fruits et les premiers épis, ondécoraitleurs autels de guirlandes.de roses, pqur Lesremercier en même temps des bienfaits par lesquelsils soutenaient l’existence de L’hçunqie, etjde ceux□ar lesquels .ils la . rendaient : agréable.. Chez LesiÇrqcs^jlf rose fut consacrée, à.l Aùrpre , à Vépus etatix Grâces; enfin , à Harpocrate , le dieu du silence,