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Tome second.
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765
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RGfc

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aréh i“s ^ ^msî^ ‘d’éta ïéià Vîent-îï ?• De cè ^ug les jÿrô-prtèttîrè^déV'terres fi’eft defritltidèVit pf&Dt aux' jar-diniers , qui, par cette raisoniph’en'tiertiïent pointen pépinièresj.qi^jt j?q ,ppuiraient en avoir ledébit. Mais qu’on leur èn demande, et que les in-teftdans : dèâprovirrttés èèuîHeùt bien recommanderù -leurs spibdéiégnésde s’înformér'-des -espèces d’ar-bres iqui 1 ppirrraî6nt réussir dans l’étendue de leursélections, pour en' garnir les pépinières publiques,et avoir-sjirgHlîèreinerrt at|ention queT’on n’y élèveque des'arbres utiles, les espèces rares actuellementdeviendront communes dans quelques années, etchacun trouvera abondamment les différens arbresdont il voudra faire des plantations, sans craindrequ’ils ne reprennent pas bien ; car un arbre re-prendra toujours quand il aura été élevé avec at-tention*»

Voici les espèces'd’arbres qui peuvent être plan-tées sur les routes, avec l'indication des terrains quileur conviennent, ou qui leur sont contraires.

Le chêne se plaît dans les terres fortes ; mais ils’accommode assez bien de toutes sortes de ter-rains. Dans les'terrains humides, et dans les fondsde glaise, son bois devient tendre et gras : si sousla terre fertile il se montre du gravier, son boisest plus dur; si le tuf ou la craie est à une pe-tite profondeur, il ne peut fournir que de petits ar-bres. Il convient à la plantation des routes, ainsique le prouvent les pays de bocage, qui, commela Bretagne , présentent un grand nombre de chênesplantés isolément, et qui fournissent d’excellensbois de marine. Mais pour que cet arbre réussisse,il faut lui faire subir en pépinière plusieurs trans-plantations. V. Marine, Pépinière et Plantation.

Vomie, que l’on plante beaucoup sur les routes,et qui, sans contredit, est l’un des arbres qui y con-viennent le mieux , s’accommode assez bien de tou-tes sortes de terrains ; s’ils sont trop humides etgras , souvent il arrive que l’écorce se sépare dubois, et qu’il se forme des chancres, ou l’arbremeurt, et s’il subsiste, son bois y est tendre. Cetarbre croit plus lentement, mais aussi il est demeilleure qualité, et vit plus long-temps dans lesterrains secs ; quand la terre y a peu de fond, lesracines s’étendent fort loin pour chercher leur nour-riture dans la terre fertile qui est à la superficie;et si cette terre convient à l’arbre, il ne Laisse pasde devenir assez gros, mais pour cela il faut queles arbres soient plantés à une grande distance desautres.

Les noyers se plaisent dans les terrains assezsecs; ils jettent leurs racines dans le gravier, etmême dans le tuf et la craie, quand ces substancessont alliées de pierre ou de gravier. Dans des terrainshumides , leur bois n’a point de couleur et est ten-dre ; ils ne se plaisent point dans les massifs nidans les prés ; leur vraie place est d’être plantésdans'les vignes } ot^au bord des terres labourées :

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‘qilâytf jl üé?so(ttt 1 âïirsi cültivêyj-’ÎW's’^cèbmmodent detoutes sortes dé terres. On ne peut trètt s*bccilperde eës al^és?^Pdfmt ’dn Taitiîné'^i fgraiiaé'fcbiisoînmàtion , pèndàrfix lit giiërre ,pWiV ^rhibiiffire'dqîf armes â'fedV V. sMrj%h ' '

Lés châtaigniers se plajsént 'dans lëi’têrfitins sa-blonneux, sor-toiit quand le foijid e'^èhin ftëu hu-mide , Ce fjni arrive quand le sablé est iinneti gras ;ils subsistent cependant dans des- sabtéàVssez niai-grës , quand ils peuvent étendre leurs racines h finegrande profondeur : ils ne réussissent jids si biendans les terres trop fortes et argileuses. ‘‘

Le hêtre se plaît dans le même terrajh que le,cl.à-taignier ; mais,*ainsi que le chêne, il a besoin dé su-bir plusieurs transplantations préliminaires avantd’être planté à demeure. Son feuillage Te recom-mande pour la plantation des rputes ; mais commeil est assez abondant dans lès forêts pour les usa-ges auxquels son bois est employé , on doit lui pré-férer les arbres qui -se distipgiient par une qualitéde bois plus précieuse. , . !

\^e tilleul et le myrrotinier d’Inde aiment uné terredouce, et qui ait de la profondeur : quand cètte cir-constance leur manque, il faut que la terre soit unpeu humide dans le fond, sans quoi ils perdent leursfeuilles de bonne heure. Leur bois a peu de qua-lité, mais leur feuillage est agréable, et commeleur croissance est prompte, bii pourrait les em-ployer à regarnir les files d’ormes qui dépérissent.

Les mûriers s’accommodent assez bien des ter-rains chauds et secs, ils subsistent même dans desterres assez maigres ; néanmoins ils reprennentquelquefois dans des terrains argileux.

Le charme préfère les bons terrains; mais il vientaussi dans des terrains maigres , secs, assis sur untuf graveleux, oii les autres arbrfes, même les éra-bles, refusent décroître. Toutefois son bois n’étantpropre qu’à un petit nombre d’ouvrages et au chauf-fage, c’est avec raison qu’on lui préfère l’orme etd’autres espèces utiles pour le charronage.

Le sycomore et la plupart des autres espèces d’é-rables s’élèvent dans des terrains assez maigres ,dans le gravier ou le sable , pourvu que le fond soitun peu humide. Il y en a même qui subsistent surdes côtes arides à l’exposition du nord et du cou-chant. Ces arbres méritent d’être plantés sur lesroutes par'la beauté de leur feuillage , et l’emploide leur bois dans plusieurs arts. On les plante avecsûreté quand ils sont assez grands pour se défendre;mais il faut leurconserver la tête, ainsi qu’au frêne.

Les frênes se plaisent sur-tout dans les lieux hu-mides et bas, et on en trouve de vigoureux dansdes marais exposés à des inondations. Si la terre apeu de fond, le frêne étend ses racines dans lacouche fertile; il en jette dans le gravier , et même,dans le tuf et la craie , pourvu que ces substancessoient alliées de pierres eu de cailloux : son bois estplus dur et plus ferme quand il a cru dans la terrefranche que dans celle qui est trop humide. Cetarbre, quel’on plante beaucoup sur les routes, mé-rite cette préférence après l’orme ; mais on doitéviter de le placer dans des terrains secs, où il estrarement beau. On ne doit jamais lui couper la tèteen le plantant.