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Tome second.
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Les peuplier* se plaisent dans las fefses fprtabreuvées : le tremble aime l’argile 5 mais peu-plier blanc , qui réussit très-bien dans tes terrainsmarécageux, lait de belles productions dans les lier-res sècnes , et subsiste môme dans celles qui sentarides. On voit de belles plantations de peupliersblancs sur les routes , notamment dans la Picardie.

Le bouleau n’est pas un arbre de marais ; néan-moins il végète singulièrement bien dans les ter-rains humides , et sur les côtes exposées au nord ;il subsiste encore dans les terrains les plus mai-gres , et où La plupart des autres espèces d’arbrespérissent. On le plante peu sur les routes, parce qu’ilne parvient qu’à une grosseur peu considérable , queson feuillage fournit peu d’ombre , et que son boisest moins précieux que celui de beaucoup d’autresespèces ; cependant il pourrait y trouver place dansquelques localités.

Les merisiers , si utiles pour les ouvrages de touret d’ébénisterie , sont peu difficiles sur la qualitédu terrain , et quoiqu’ils préfèrent une terre franche,on en voit d’assez beaux dans des terrains maigres.

Le platane d’Occident , à larges feuilles, aimeles terrains fort humides ; les platanes du Levant, àfeuilles découpées, demandent une terre douce,qui ait du fond, et qui soit un peu fraîche au-des-sous. Ils forment des avenues magnifiques, et ilsproduiraient le même effet dans la plantation desroutes.

Les saules et les aunes sont des arbres de marais,qui ne viennent jamais mieux que sur la berge desfossés remplis d’eau , et qu’on peut par conséquentemployer avec avantage pour border les canauxet les routes dans les lieux humides.

Les poiriers et les pommiers aiment que le fonddu terrain soit un peu frais et substantiel. Dansbeaucoup de départemens, et sur-tout dans la Nor-mandie , on les plante sur les bords des routes etdans le terrain même des riverains , qui, en ayantaujourd’hui la propriété, ont intérêt à les conserver.

Les pins viennent dans le sable le plus aride, etle sapin dans les sables gras; on voit cependant debelles sapinières dans les lieux où le roc est pres-que à la superficie de la terre. Il y a des routes dansla Belgique qui sont plantées de ces espèces d’arbres,qui forment un bel effet ; mais comme on ne peutles planter que fort jeunes, et que leur entretien etleur conservation exigent des soins de longue du-rée , il est rare qu’on emploie ces arbres à la dé-coration des routes.

Les sorbiers , les cormiers , les azéroliers vien-nent bien dans les terres assez sèches, pourvu qu’ellesaient du fond ; mais la lenteur de leur croissanceempêche de les admettre dans la plantation desroutes.

Le robinier ou faux acacia , dont la croissance estrapide, mais seulement dans les terrains un peusubstantiels et dans les climats tempérés, se trouveaujourd’hui associé à l’orme dans les plantations deplusieurs routes aux environs de Paris et d’Orléans .On peut l’employer pour remplacer les ormes quimeurent, quoique son feuillage léger et un peujaune contraste beaucoup avec le feuillage vert ettassé de ce dernier. Mais par-tout où l’orme peut

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réussir , on ne doitpqs songes-à,dotBier des plan-tation» de faux acacias, ,si,ce an’êst pour U.variété,patce^jw»

par les vents. T que son, port «et biejt^pluf; majestueux,et que sou feuillage cormenVtiÛeu* peur hcdéeo-ratiou d’une grande route, ..'Twovt

\Jérable -à feuille de frêne pommeiice à prpndeejlace parmi les arbres des\ routes qui traversentes forêts des environs do Paris ,

L 'érable rouge de Virginie est également em-ployé à quelques plantations die ligne ; «si

encore rare. 1

Le noyer noir et le noyer cendré de l’Amériqueseptentrionale sont très-propres à la plantation desroutes, et donneraient de belles pièces de bois pourtous les ouvrages où le noyer d’Europe est employé.

Les peupliers de Canada et de Virginie àe re-commandent par la rapidité de leur croissance* lafacilité à croître par-tout, la beauté de leur port etde leur feuillage, comme par la qualité de leur bois.

l'aylante est un bel arbre , de prompte végéta-tion , d’ime haute taille, et propre à la décorationdes routes ; mais il est rare en France , parce qu’ilne se multiplie que par ses racines.

Le févier d’Amérique . qui exige les mêmes ter-rains que le faux acacia , est encore un arbre àmultiplier sur les routes.

On pourrait augmenter la liste des arbres quiseraient propres à border les grandes routes et leschemins vicinaux ; mais les indications qu’on vientde donner sont suffisantes pour introduire dansces plantations la variété désirable , soit sous lerapport du coup-d’œil, soit sous celui de la diffé-rence des terrains et de leur situation, soit enfinsous le rapport de la qualité des bois et de la di-versité de leurs usages.

Comme nous avons fait connaître, au mot Arbresdes routes , l’importance des produits que prometla plantation des routes royales et départementaleset des chemins vicinaux, nous renvoyons à ce motpour cet objet. Nous renvoyons également aux ar-ticles Avenues et Plantations pour la manière deplanter les arbres des routes, et la distance à met-tre entre eux. Enfin nous renvoyons à l’articleÉlagage et à l’article Orme , pour la manière deconduire la tête des arbres.

L’art. 99 du décret du 16 décembre 1811, et laloi du 12 mars 1825 , portent que les arbres plan-tés sur les routes royales et départementales nepourront être coupés et arrachés qu’avec l’autorisa-tion du directeur général des ponts et chaussées ,accordée sur la demande du préfet, laquelle seraformée seulement lorsque le dépérissement des ar-bres aura été constaté par les ingénieurs, et toujoursà la charge du remplacement immédiat.

Nous avons indiqué les signes du dépérissementdes arbres sous le mot Dépérissement , et aux ar-ticles Exploitation et Estimation. V. ces mots.Mais il est toujours utile, pour la qualité du bois,de ne pas attendre que les arbres dépérissent réel-lement pour les abattre.

Travaux et police sur les roules.

Les travaux à faire aux grands chemins et les