Band 
Tome second.
Seite
778
JPEG-Download
 

77«

[jia, puis il a fyit remuer la surface du spl, qui étaitéptore Couverte Je feuilles. Les seinii ainsi abrités ?ef recouverts par les feuillès mortes et un peu Jeterré 1 , 'ont levé parfaitement; et au moyen d'uueéclaircie faite 3 ou 4 ans après parmi les bois ifeèiilleSj etplus tard en les enlevant complètement, ilsont IbifnéUn très-beau bois d’essence purè de sapin.L’çxtraction totale des bois à feuilles avait deuxobjets : l’un de procurer plus d’air aux plants, etl’autré d’éviter lu mélange de deux sortes de boisdont ( l’exploitation se fait d’après des principes dif-férent. V. Exploitation , chap. XI, p. i3o.

On peut, jusqu’à un certain point, remplacer lesabris naturels par la plantation préalable de grandesplantes vivaces, par des semis de céréales, ou, mieuxencore, lorsqu’on sème dans des rayons dirigés del’est à l’ouest, par la culture en rayons parallèlesde topinambours et autres plantes d’une hautestature.

Quoique les sfttnis de sapin aiment l’ombre, ilssouffrent beaucoup de la présence des mauvaisesherbes lorsque celles-ci les dominent.

Le sapin blanc oujjcommun a moins à craindreque les autres arbrbï résineux le ravage des in-sectes; mais il trouve, dans sa jeunesse, des ennemisredoutables dans les bêtes fauves, telles que lesdaims et les chevreuils, et dans les animaux domes-tiques et les coqs de bruyère, qui détruisent, dansun seul jour, des milliers de jeunes plants.

Préparation des terrains et manière d’exécuter lessemis. — Il y a plusieurs manières de préparer lesterrains et d’exécuter les semis, suivant l’état où,1esol se trouvé :

i ô . S’il s’agit d’un fond nouvellement labouré ,on y sème au printemps la graine à la volée, et onrépand aussi une demi-semence d’avoine pour pro-curer de l’ombre aux jeunes plants qui doivent naî-tre. Cela fait, on herse le terrain pour recouvrir de5 à 6 lignes seulement les deux espèces de semencesqu’on y a mises; puis on fait passer le rouleau surla surface du semis, afin de raffermir la terre et delui conserver son humidité. En automne , on coupel’avoine avec précaution et un peu haut, pour nepoint endommager le 5 jeunes sapins.

11 arrive souvent que les semis faits sur une terrefraîchement labourée nu réussissent point, parce quele sol devenu trop meuble se dessèche promptement,et que dans l’hiver il se soulève par les gelées. O 11ne perut donc se promettre un bon succès de ces se-mis que sur les fonds un peu fermes, et dont la sur-face se consolidera à l’approche de l’hiver par lesherbes et la mousse, comme cela arrive souvent dansles climats froids.

2 “. Si le terrain est garni de mousse , de quelquespieds de bruyère, d’herbes, etc., de manière cepen-dant que la surface puisse être attaquée par la hersede fer ou par la houe, on commence par y répandreles semences, puis avec la herse ou la houe ongratte fortement la terre, afin d’enterfer ces se-mences et de les recouvrir ]>ar la mousse; ou bienon fait arracher, autant que possible, les grandspieds de brijyète, on sème, et on fait passer sur'Pute la $urfa .<;<2 'dé'fortes et longues bourrées tral-nifhtçls, qu'on peut charger de quelques poids si elles

ne, sont pas assez,lourde^ gpjir .produire i’ejïe; qu’t/nsp propose. Ces deux iqo^yens. fort'simp.lês^proçq-reiu souvent un meilleur, résulta? qui îles cultures

t . ‘ K; "■ V •vîVir.U.Fel no» ,

plus sOignees, parce -que la, moussp sous laquelle,.lagraine s’insinue cpusqrye' la traac^èw spl. , .

3 Ù . Quand l’emploi de,ces 1 mètliouè^ ne j>çüt a>;oirlieu , il faut labourer le, terrain par bàndjes alterna-tives pu par places, arneubljr un peu lq terre^ y. ré-pandre les semences, et res'recôuvrir J’envirpn.un

quart de pouce avec le hoyau.

1 -t .■ ; ? v' \ r.•- s\ni.

Un voit par ce qui précédé que le sapin commun

veut, dans sa jeunesse,,un .terrain subit^ulleï et Çpis;qu’il craintda sécheresse et merde ïj gele^L et, quele meilleur moyen de le faire reusèif est çle.le^se-mer dans les terrains où il trouvé "Je* alirïisi ;

Des semis de sapins en pépinière. —On fait peude pépinières de sapins pour le repeuplement desforêts, parce que les semis à demeure sont bien plussûrs, moins coûteux et plus expéditifs; mais ou enfait pour se procurer quelques arbres a placer enligne ou dans les jardins d’agrëment.

On sème la graine au printemps, lorsqu'il n’y aplus de gelée à craindre, dans une planche de terrede bruyère ou de terreau léger et bjen divisé , al’exposition du nord. On couvre cettê planche demousse ou de débris de feuilles, afin d’empêcher l’é-vaporation de l’humidité, et on lui Jonue dés arro-semens au besoin.

Le printemps suivant, dans le mois d’ayril ou demai, on enlève les sapins avèç une houlçtte ou unetruelle, pour ne point endommager les racine^, eton les transplante à 5 ou 6 pouces les uns des au-tres, dans une terre et une exposition semblables.Là, ils restent 2 ans, et sont ensuite transplantésdans tout autre lieu , cependant autant que possiblefrais et abrité, pour y rester 2 autres années, aprèsquoi on les plante à demeure. Pendant tout le tempsqu’ils sont en pépinière, on leur donne deux binagespendant l’été, et un bon labour pendant l’hiver.

En général, ainsi que l’observe M. Bosc et tousles bons auteurs, plus tût on plante les jeunes sapins,plus on est assuré de leur reprise et de la beauté desarbres qu’on en obtient; cependant ils sont moinsdélicats à cet égard que plusieurs autres espèce# dece genre. C’est toujours au moment où le sapin entreen sève qu’il convient de le transplanter, et il fautéviter que ses racines restent exposées à l’air, at-tendu que le hâle les fait périr. Cette circonstancefait que beaucoup de pépiniéristes repiquent lesjeunes sapins dans de petits pots qu’ils enterrentcomplètement.

Lorsqu’on transplante des arbres ainsi .conduits,on se contente de casser le pot sans en enlever lesmorceaux, qui sont bientôt désunis par le seul effetde la végétation. On emploie aussi ce moyen pourles autres arbres verts, et je l’ai vu pratiquer avecsuccès, dans les forêts aux environs de Paris , pour lemélèze et le cèdre du Liban .

Quand on transplante sans' pots, il faut bien mé-nager les racines et les enlever en mottes. Les éla-gages sont ordinairement nuisibles aux arbres rési-neux, parce qu’ils occasionnent la déperdition de lasève, et que les feuilles sont indispensables àl’açerois-sement de l’arbre. On doit s’en rapporter à la nature