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du soin de débarrasser les arbres de leurs branchesinférieures; qui'périssent toujours par l’effet dç laprivation ,dè fa lumière èt de l’air. V. au surplus ceque nôés avons dît 1 # cèf Ipgârd, p. 584 .
On peut greffer le sapin et le multiplier par mar-cottés ét par boutures; mais ces moyens sont rare-ment è'mptoÿçs, parce que les arbres qui en provien-nent ne sont ni d’une belle venue ni d’une longuedurée.
Croissance dqs jeunes plants. — Ils lèvent sur-montés six'feuilles assez larges et disposées
en forme irefoite^ et restent dans cet état la pre-mière Élimée*. JLeur croissance, est en général très-lente jusqu’à 6 oii 7 ans.
La secçàide année , ils ne croissent en hauteurque d’environ un pouce ; et lé jet qu’ils produisentconserve encore les feuilles de l’année précédente,et s’entoure de nouvelles feuilles plus petites et d’unvert clair, qui poussent depuis le mois de mai jus-que Vers là fin dé juin.
La troisième année, l’accroissement en hauteurn’est pas encore très-considérable; mais la tige sefortifie, ainsi que les racines, qui en même tempss’enfoncent fortement dans la terre. On aperçoit alorsvers l’extrémité de la tige une petite branche latérale.
La quatrième année, il paraît encore une petitebranché latérale, semblable à celle de l’année pré-cédente, qui s’accroît alors d’un autre rameau. Latige continue à se fortifier, et la racine principalerossit et forme le pivot, qui par la suite donne à'arbre de la solidité et le met en état de résisteraux efforts du vent.
Après la cinquième année, les jeunes plants com-mencent à croître en hauteur, les pousses devien-nent plus fortes , et les branches latérales, qui crois-sent en forme de rayons ou de verticilles autour dela tige, se multiplient et prennent plus de force.
Ils continuent à pousser de cette manière jusqu’àla septième année, époque à laquelle ils n’ont sou-vent qu’un pied de hauteur. A la huitième, l’ac-i roisseniént devient plus sensible sans être pour-tant très-considérable; mais par la suite il est très-rapide , et le plant s’élance avec une vitesse qui faitoublier la lenteur du premier développement. \ersfa vingtième année, les jeunes arbres se débarras-sent 'de leurs branches inférieures, et donnent desjeté annuels de 2 et 3 pieds et plus de hauteur. Ilsne fournissent point de semences fertiles avant l’àgede 4o ans, et quoiqu’ils portent des cènes, ceux-cine renferment que des semences dépourvues d’a-mande et de germe ; elles ne contiennent que del’huile, la fécondation n’ayant pu avoir lieu par ledéfaut de fleurs mâles, ou parce que celles-ci n’ontpoint encore' l &cquis la propriété fécondante.
Voici, d’après M. Rémond, ancien inspecteur desforêts dans le département du Jura , les dimensionsordinaires des sapins à différens âges :
« Un sapin de 20 ans n’a'communément que 28 à3 a décim. de haut, et 3 à 4 décim. de circonférence.Parvenu à ce degré, il augmente, chaque année, de5 à 6 décim. en hauteur. Son élévation annuelle sedistingue très - facilement par la distance des der-nières pôusses ou croix, à l’extrémité, que l’on dé*-signe' vulgairement s'otis le nôm de guiîleron; de
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sorte qtié chaque croix frerticille) Forme une'an -ivéé 5 'mais çom'me insensiblement il se dégarnit dçses prémi^res branches , il n’y a plus qwe l’habitudepour en juger.
» Un sapin de 4 ° ans porté ordinairement 9 à10 décim. de tour ; il commence alors à fournir unepetite pièce et un chevron.
» A 5 o ans, il a 1 3 à 16 décim. de tour, produitdeux pièces de construction de 7 à b d’équarrissage,sur 10 à 12 mètres de longueur.
33 A 60 ans , il a 20 à 25 décim. de tour; il donneun plot de 5 à 6 décim. de diamètre, sur 3 a a35 décim. de long, fait une première pièce de 10 à
12 d’équarrissage, sur 12 mètres de longueur, etfournit en outre un chevron.
33 A y 5 ans , il a 32 à 35 décim. de tour ; il pro-duit quatre plots ou billes de 35 à 38 décim. de lon-gueur, le premier ayant 6 à 7 décim. de diamètre ,et le dernier ayant 5 décim. au petit bout et en outredeux pièces.
33 À 100 ans, il a communément 4 mètres detour, et donne six plots ou billes, le premier ayant
1 3 décim. de diamètre, puis une pièce de 9 à io mè-tres de long et un chevron.
33 100 à 120 années sont nécessaires pour formerun beau sapin ayant 35 à 4 ° mètres de hauteur :alors il cesse de s’élever, mais il continue de gros-sir insensiblement jusqu’à l 5 o ans, qu’il commenceà dépérir. 11 existe dans les sapinières de l’Est dessapins de 6 à 8 mètres de tour ; j’en ai fait abattretrois de 9 mètres de tour, et j’ai employé, pour sor-tir chaque pièce de la forêt, un attelage composé deseize paires de bœufs et de six vigoureux chevaux.
33 C11 sapin s’admire lorsqu’il est filé et qu’il di-minue de grosseur progressivement depuis le piedjusqu’à la cime, dans la proportion approximatived’un pouce par toise. Lorsqu’il ne présente de bran-ches qu’à 17 mètres, il est alors sans nœuds jusqu’àcette hauteur.
33 £>on écorce doit être lisse , fine et d’un rougebriqueté; quand elle réunit ces qualités, il est àprésumer que son bois est de fente. 11 est alors re-cherché pour fabriquer les douves de tonneau; maisle sapin de cette qualité n’est pas commun. 33
Lorsqu’on veut s’assurer de l’àge d’un sapin parl’énumération des rayons de branches ou verticillesqui entourent la tige, ou par celle de ses couchesconcentriques, il faut ajoutera la somme trouvée lenombre cinq, pour les années où il s’est à peine élevéde la terre.
Le sapin est pourvu d’une flèche, c’est-à-dired’un bourgeon terminal, ce qui fait qu’il s’élève tou-jours droit; mais quand ce bourgeon est cassé paraccident, ou se dessèche par quelque circonstance,l’accroissement en hauteur devient difficile, et oupeut dire même qu’un sapin une fois couronné nes’élance plus, différant en cela de l’épicéa , chez le-quel une pousse latérale remplace souvent la flèchequ’il a perdue.
Aussi, dit M. Bosc, la sage nature a-t-elle pris,pour la conservation de ce bourgeon, des précau-tions particulières. Le bouton d’où il sort est plusgros, plus abondammentpourvu d’écailles protec-trices , et il se développe plus de quinze jours après