Band 
Tome second.
Seite
780
JPEG-Download
 

SAP

980

fosaUtres; il eÿ-le seul de son espèce<piBRdhàqapipied. Ordinairement il est accompagné de;quxtrpautres boutons plus petits, destinés à doûnetl defe .branches,iip l'extrémité desquelles se forment tobinai^tfes boutons également plu&petits. (Ainsi, ajouteM. Bosc, quelques efforts que l’on fasse pour ferrrproduire une autre flèche à un arbre qui l’a penlirej,ou n’y. parvient point. iq>: ■

Exploitation. —J’ai traité de cet objet àl’artieleExploitation. (Y. Exploitation , chap. 1 V) p. il 25 .[iJe met contente rai donc de rappeler ici quelques prin-cipes généraux. Le sapin, comme tonslpsdfbres ré-sineux, ne repousse point de souche; il ne se re-produit que par ses graines. Les jeunes plants ontbesoin d’abri pendant les premières années ; ils nes’élèvent bien que lorsqu’ils sont dans un état serré.Cependant leur trop grand rapprochement nuit àleur végétation; ils se détruisent mutuellement, etce n’est que par des éclaircies bien - ménagées queles arbres parviennent h l’àge et aux belles dimen-sions qui leur sont naturels. Ces principes posés ,on sent toutes les conséquences d’un système d’ex-ploitation qui tendrait à faire des coupes inconsidé-rées, à dégarnir Le sol d’une forêt de sapin, et àbien plus forte raison, à faire des coupes blanches,à moins que ce ne soit par bandes fort étroites , etdirigées de manière à favoriser le repeuplement na-turel. C’est pour n’avoir pas été imbu do ces prin-cipes que, dans plusieurs parties de la France , lesforêts de sapin ont disparu pour faire place à desdéserts ou à de mauvais pâturages. Les montagnesélevées, séjour ordinaire des arbres de cette espèce,une fois dépouillées, ne se repeuplent qu’avec uneextrême difficulté^ et. on.pourrait presque dire queles sapins descendus des montagnes n’y remontentplus.

On a renoncé depuis long-temps en France et enAllemagne au* eoupes à blanc étoc dans les forêtsrésineuses, et même dans celles qui sont composéesde bois à feuilles et de bois résineux mélangés, eton a adopté en France pour ces sortes de forêts l’ex-ploilatipn dite en jardinant, ou par pieds d'arbres,qui consiste à couper cà et là les arbres les plus an-ciens. Ce mode, que l’usage avait introduit, a étéautorisé par un décret du 3 o thermidor an i 3 ; maiss’il se rapproche davantage des indications de la na-ture , il est encore loin du but qu’on doit se propo-ser pour obtenir de beaux arbres et un réensemen-cement assuré après les coupes. C’est le mode descoupes par éclaircies, bien différent de celui dit enjardinant, qu’il faut adopter. V. la différence deces deux modes à l’article Exploitation des bois ré-sineux, p . 125.

Voici un exemple des abus de la coupe par piedsd'arbres, que l’extrais d’un mémoire de M. Mou-geot, inséré à l’art. Sapin de la nouvelle édition duTraité des arbres et arbustes, par Duhamel, ail n’estpas d’usage dans les Vosges , dit le rédacteur, demettre les sapinières à blanc étoc, et cela est fort bienvu. Ces forêts dépérissent ou sont abattues par lesvents lorsqu’elles sont trop éclaircies , sur-tout dansles lieux escarpés,, et dans les terrains où il y a peude terre, et qui sont exposés au soleil..On coupe aucontraire les arbres, iaoiémeat pan-ci par-là,'en

r I&AP

ayqntfsolniFaftattreKBCx.'quàiDe prfenneqt pàoa d’xc-

I drolssepjbhl te qaiioebq*elquerï f d飻iuta,cjMai»'>Ües■chose® ilet se passent pal tou jouxa nànasn: isautvepjt,onconfie leilpLns .beaux arbrefi[,.cerTxqt* aoqt pleinsdû vi^uehrtrt dnnsj tout -Aerprcaciia'pisaqment/î testesixbab.sans.les cbra.11 chér rÜ8'jnudl«s*t>op éc rasenttombant ceux qui sont pLu» faibles etqxi eetronven tau devant d’eux s 11 arrLve-.atwsi^lorsqi^ax exploitede sommet orn les flancs, escarpbs tdîunei mbntagrie ,qn’après avoir ôté les branches rlfojp attire[pn lelance ensuite, par sa petite extrémitéi dans île |foqtlde la vallréei Ou peut, juger aéee quelle vifieMe >etquelle force nn arbre de 1 cio pied3’;qtj plajj rdtfi—

pite, sur-tout vers la fin de sa aouwep JBààiseX'Vlteiquels ravages ne oooimèt-il pas sur sa xoùtçJ'pieupVoici un autre exemple d’alms, extrait du ihê«eouvrage : a Les ouvriers payés par les.adjudicatairesprennent rarement des précautions pour ménager.Les arbres voisins; ils cherchent plutôt à‘dqgraderces derniers, qui dans la suite seront iegardésbftnunebois cassés ou chablis, et accordés-aux, adjudica-taires à un prix modique. L’ébrhnchementéviteraitces dégâts, et il devrait être ordonné,,;... »

Ces abus et ceux que j’ai signalés à FarticleôÆar-ploitation n’ont point lieu, ou du moins au mêmedegré, dans les coupes par expurgade),

Quand une forêt de sapins a été mahcûnduite parsuite d’un mauvais système d’exploitation, et queles arbres n’y sont plus dans l’état serré prescritpour les forêts soumises aux éclaircies périodiques,.on y rétablit l’ordre de la manière indiqutéeau pa-ragraphe 2, chap. IV, Sur les exploitations des fo-rêts résineuses ; mais si la forêt a été bien conduite,ce sont les règles établies au paragraphe i« r . du mêmechapitre qu’il faut suivre.

Le sapin, dans les lieux et dans les circonstancesfavorables, acquiert en 100 et 120 ans toutes lesqualités qui fen rendent l’exploitation avantageuse ;mais il vit et continue de croître Inen au-delà,de ceterme. On a exploité des arbres qui Avaient;commeje l’ai déjà dit,- 25 o à 3 oo ans, et qu’on a.trouvésparfaitement sains. Leurs tiges, à cet âge,xmtsou-vent de 1 5 o à 180 pieds d’élévation, et Je 6 à 8 piedsde diamètre à la base. Aujourd’hui de tels arbressont fort rares ; car on les coupe souvent avant l’âgede 60 ou 70 ans.

L’exploitation du sapin doit se faire dans la mêmesaison que pour les autres bois, à moins que lanpige,qui couvre souvent, pendant une grande partie del’année, les montagnes où il se trouve, ne les rendeinaccessibles.

M. Bôtc et plusieurs auteurs français disent quel’usage de faire les coupes à la fin de l’automne nepeut convenir que lorsque le bois est destiné à fairedes planches, des poutres et autres objets qui de-mandent de la légèreté et qui ne sont pas exposés àl’air; mais que quand le sapin est destiné, connneen Suisse , à des constructions de maisons, de palis-sades, de digues et de parties de moulins, il font lecouper lorsqu’il est le plus abondamment pourvude résine, parce que cette résine concourt à rendrele bois plus durable^ Cette opinion, n’est pointcellede M. Hartig, de Burgsdorf et de plusieurs auteursde l’Allemagne , où l’on fait un grand usage de bois