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revplutiofl, çtt^ge, wt gue |jar un açcrçtatr 3 ç rtf-inwiÿ an,,j 3 [V., Q ÿ^Ketpeiiy guè lé' sartage à feucou,?ext.£jf 4^/6®ffM!,^W} s ^ ci-Æevânt maîtrise deCbàteau-îRegif^uldj^et^gup ïei habitans furfent obli-gés de sç bottier ,aji sortage à Feu courant et' à uneseule -r^oolîg tes motifs de ce décret ont
été les juêmps qu.^peyx gui àvàient déterminé le ju-gemen^de .feformifip^ jîe _i 5 jô et les arrêts der(<7iî- et jae. t7?7 ; niais ce decret ne détermina pointle mitiijnifnt delà peine à prononcer contre les con-trevenais, et les tribunaux, usant de la faculté quileur est laissée par l’art. 18 du tit. III de l’ordon-nance de 1669 d’arbitrer les amendes à prononcerpour ces sortes de délits , les réduisirent à si peu dechose, que leurs jugemens n’apportèrent aucun freinau désordre que le décret avait eu en vue de sup-primer. D’un autre côté, la prohibition n’ayantfrappé que sur la, ci-devant maîtrise de Château-Re-gnauld, elle excita les réclamations des habitans ,qui représentèrent que le sartage à feu couvert étaitencore toléré, dans d’autres parties du départementdes Ardennes , et dans les départemens de Sambre-et-Meuse et des Forêts.
L’Administration forestière voulant concilier,autant que possible, l’intérêt de la conservation desforêts avec celui des communes, chargea un ins-pecteur général de visiter les lieux et de lui propo-ser les mesures les plus convenables.
M. le baron du Teil , aujourd’hui administrateurdes forêts , et qui fut chargé de cette mission , selivra à un examen attentif de tous les objets qui ex-citaient , d’une part , les réclamations des habitans,et de l’autre les plaintes des agens forestiers. 11s’attacha à bien caractériser la différence des deuxmodes de sartages et de leurs effets , à indiquer lescas où on pouvait permettre ou défendre l’un oul’autre de ces deux modes , et les précautions quidevaient en accompagner l’exécution.
Voici un bref extrait des renseignemens qu’il afournis sur cet important objet.
Les deux manières de procéder au sartage sontnuisibles à la reproduction du bois ; mais le sartageà feu courant cause ordinairement moins de dom-mages que le sartage à feu couvert, qui exige d’ail-leurs beaucoup de précautions, et qui est sur-toutdestructif quand il est suivi d’un second ensemen-cement.
Le sartage à Jeu courant se fait de la manière sui-\ante : on étend sur le parterre de la coupe exploi-tée à blanc éloc les menues branches, brindilles,cimaux et broussailles qui restent après la coupe ,et on les embrase dans un temps et par un vent con-venables , sous la surveillance des agens forestierset en présence des habitans , afin d’empêcher l’in-cendie de se communiquer aux bois voisins ; cequ’on évite aussi au moyen d’une tranchée prati-quée dans toute la circonférence de la coupe où sefait l’essartage. Le feu brûle les branches, les feuil-les Sèches, le gazon et toutes les parties provenantde la dépouille annuelle des arbres qui se trouvent
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sur le terrain , et produit la cendre destinée à Fa-On-labonra ensuite l»*esr^uqui~ëâ $u «tocs j apbrè»qfioil’,<»fÔB*e
’d^ijisiglê èh -dfù earràsin ? c’est ce quiôn eppdUu laitedteJ'éinrifey et l’cài doêaé également' le.nwfij&tù-shrts an* 1 faillis que l’on • soumis àice genre d’ex-ploitation.
Ca moàe d’essartage est nuisible : •
i°. Bn Ce qu’il dépeuple les taillis des 1 .essencesautres que le chêne, auquel d’ailleurs *Lnuit aussilorsque, l’exploitation n’étant pa$ faite à.fleur de^erre ; le feu s’arrête aux souches, au lieu de courirou dq glissér sur la surface du sol;
3°. En ce qu’il consume les gmines ou semence>qui se trouvent répandues sur le terrain , notam-ment celle du genêt, à la reproduction duquel leshabitans mettent beaucoup de prix pour les engrais;
3 °. En ce qu’il met à-peu-près dans l’impossibi-lité de réserver, du moins avec un entier succès ,quelques baliveaux sur les coupes pour y répandredes semences, en repeupler les clairières, rempla-cer les souches et regénérer ainsi les bois;
4°. En ce qu’il brûle les premiers rejets qui s’é-chappent des souches, rejets ordinairement les plusvigoureux , et par cela même les plus précieux àconserver;
5 °. En ce que le premier feu est toujours suivi ,quelques jours après, d’un second feu, qui a lieuavec les branches échappées au premier, et que lesessarteurs, en dépit de toutes les recommandations,s’attachent, après en avoir fait de petits tas , à brû-ler de préférence'sur les souches, afin, au moyende la cendre qui y reste et du peu de terre qu’ils ymêlent, d’obtenir du seigle sur ces souches mêmes,usage que l’on sent devoir être plus ou moins fu-neste à ces souches;
6°. Enfin , en ce que, par un temps sec et un venttrop fort, le feu courant peut, si on 11’y apportebeaucoup de précautions , franchir les limites qu’onlui a tracées, se propager et-produire un incendie.
L’essartage à feu courant exige de la part deshabitans le sacrifice de leurs branchages , sacrificequi leur est pénible. Il ne peut d’ailleurs être pra-tiqué dans les endroits où le bois est dégirni et lesol gazon né.
L 'essartage à feu couvert est celui que les habi-tans préfèrent, parce qu’il ne leur coûte pas de bois,à l’exception de quelques menues branches néces-saires pour allumer les fourneaux , et parce qu’ilspeuvent le pratiquer dans les endroits gazonnés, oùl’essartage à feu courantne peut avoir lieu. Ils pen-sent aussi qu’il leur procure des récoltes plus abon-dantes ; mais il parait qu’on obtient de beaux sei-gles dans les coupes essartées à feu courant quandon y a brûlé une suffisante quantité de branchages.
L’essartage à feu couvert s’exécute ainsi : on lèveavec le hoyau une couche de terre de 1 5 , 20 et 3 ocentimètres d’épaisseur, dont on forme une grandequantité de fourneaux de 4 mètres de circonférence,auxquels on met le feu. Le brûlement de ces gazonsou fourneaux dure jusqu’à ce que la terre soit ré-duite en cendres , et puisse être répandue dans cetétat sur la surface du sol. Ce mode, comparé à l’au-t'fë , a ses'avantages et ses inconvéniens.