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Tome second.
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mais il est propre à faire des treillages d’enclôture ,et on s’en sert pour chauffer le four et dans lesusinés. Son écorce est employée, en guise de quin-quina, pour la lièvre; elle sert aussi pour le tan-nage des cuirs.

Les fleurs plaisent beaucoup aux abeilles ; lesfeuilles sont mangées par les vaches; les racinesfournissent une couleur pourpre à l’aide d’uneforte décoction. Cet arbre peut, ainsi que le sauleblanc, être cultivé pour l’ornement des jardins.

Le Saule a feuilles d’amandiee, salix amyg-dalina (V. la Jig-, PL XXIV), est un arbre de latroisième grandeur, qui s’élève à 18 pieds; mais demême que le précédent, il reste souvent en arbrisseau.L’écorce des jeunes rameaux est unie et verte, etcelle des vieilles tiges, grise et finement gercée.

Les feuilles sont lancéolées, longues de 3 à 4 pou-ces sur tin demi-pouce à un pouce de large, très-finement dentées, et en général assez semblablesaux grandes feuilles du saule cassant, avec la seuledifférence qu’ellessont plus larges et moins étroitesvers le pétiole. Celui-ci est rouge et quelquefoisaccompagné de deux stipules petites, oblongues etdentées ; ce que l’on ne voit point sur les vieillesbranches d’en bas. Chaque bouton ne contientqu’une feuille; il est d’un brun luisant et terminéptar des fils soyeux. Les fleurs paraissent au mois demai, et les semences mûrissent en juin et juillet.

Ordinairement on l’exploite comme menu bois;ses jeunes rameaux sont employés par les vanniers.Du reste, le bois donne un mauvais chauffage.

Le Saule flexible, ou Saule a feuilles lon-gues, ou osier blanc, osier noir, osier vert, salix■viminalis (Y. la fi g ., PL XXIV), est un arbre dela troisième grandeur, qui s’élève jusqu’à 12 ou 1 5pieds, mais qui forme ordinairement le buisson,parce que, ainsi que tous les saules, on ne le laissepas croître en hauteur. Il croit spontanément surles bords des ruisseaux et des rivières.

L’écorce des jeunes rameaux est unie, verdâtreet cotonneuse, celle des vieilles tiges, grise et ger-cée. Ses rameaux sont longs, flexibles et un peuvelus vers la pointe. Les feuilles, dans leur entierdéveloppement, sont plus longues que celles d’au-cune autre espèce de saule ; elles ont de 5 à 7 poucesde long sur g à 12 lignes de large; elles sont lan-céolées, pointues, un peu ondées sur les bords. Lasurface supérieure, d’un vert clair, est unie et mar-quée de sillons protonds ; l’inférieure est, au con-traire , couverte d’un petit duvet blanchâtre , etrelevée par des nervures qui se prolongent sur touteson étendue. Les jeunes feuilles sont accompagnéesdestipules longues,qui tombent ensuite. Cette espècefleurit en même temps qu’elle développe ses feuilles,et répand des semences en juin et jui llet.

Son bois est souple, qualité qui rend ses ra-meaux propres aux ouvrages des vanniers et à for-mer des clôtures et des treillages; mais il est demauvaise qualité pour le chauffage : cependant onl’emploie pour le four. Ses feuilles spnt bonnespour la nourriture des bestiaux ; mais elles sontsouvent dévorées par les insectes.

Le Saule-Hélice, salix hélix , est un arbrisseauqui croit sur les bords des fossés, des ruisseaux et

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des étangs, où il forme constamment le buissonsans présenter de tige principale et sans s’éleverbeaucoup au-dessus de 4 pieds. L’écorce sur lesjeunes branches est jaune ou rougeâtre et unie; maissur les vieilles branches elle est rude et d’un grisbrun. La structure des feuilles est délicate. Ellessont ovales-lancéolées, finement dentées et pluslarges vers la pointe , étroites et unies sur les bords,à leur base, vertes et luisantes en dessus, de couleurbleue et mate en dessous, longues de 2 pouces et demià 3 pouces sur 6 à 9 lignes dans leur plus grande lar-geur. Les pétioles n’ont qu’une ligne et demie delong; les feuilles sont attachées l’une près de l’autresur le haut des rameaux, et par conséquent souventopposées, tandisqu’elles sont alternes sur les vieillesbranches. Les fleurs j araissent en même temps queles feuilles; les fleurs mâles n’ont qu’une seule éta-mine. Les semences s’envolent dans les mois dejuin et de juillet.

Les rameaux sont unis et souples; ils présententsouvent des excroissances en forme de roses, acci-dent qui est dû à la piqûre des insectes.

Ce saule est employé par les vanniers pour fairedes liens.

Le Saule a feuilles de romarin, salix rosma-rhùfolia , est l’une des plus petites espèces de saules;il s’élève rarement à la hauteur de 3 pieds. Il croitdans les marais , les fonds aquatiques les plus bas,et on le trouve fréquemment le long des fossés pra-tiqués dans ces endroits. L’écorce des jeunes poussesest d’un jaune brun , celle des vieilles est verdâtre.Les feuilles ressemblent à celles du romarin, seule-ment elles sont un peu plus longues, plus larges etmoins épaisses. Elles sont alternes, luisantes, re-couvertesen dessous d’un duvet fin et gris, filles nesont point accompagnées de stipules. Les fleurs pa-raissent avant les feuilles, et les semences mûris-sent dans le mois de juin.

Les rameaux sont minces, souples et propres àtous les ouvrages de vannerie; on les emploie en-core à faire des liens pour les moissons.

Le Saule-Pleureur ou de Babylone , ou Saulf.-Parasol , salix babylonica (\ . la fg-, PL XXIII),est un arbre de moyenne élévation, dont les feuillessont étroites, pointues, lancéolées et d’un vert ten-dre; les rameaux nombreux, très-longs, flexibleset pendant jusqu’à terre. 11 est originaire du Le-vant; on le plante aux bords des eaux, dans leslieux solitaires, dans les parcs et jardins d’agré-ment, près des mausolées et des tombeaux. 11 estl’emblème de la douleur.

L’accroissement de cet arbre est très-rapide, maisil n’est pas de longue durée, et sa taille n’excèdejamais 18 à 20 pieds. Nous ne possédons en France que l’individu femelle.

Jusqu’à présent le saule-pleureur n’a été cultivéque comme arbre d’ornement.

B. Saules à feuilles larges-arrondies.

Le Saule-Marceau ou vorde, ou boursault ,ou grande boursaude, salix cuprea (Hoffm.) (V.la fg-, PL XXIII), est un arbre dont la grandeuret l’aspect varient à l’infini suivant les terrains etles situations. Sa taille s’élève quelquefois à 4 °