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Les plantes qui ont les mêmes saveurs ont ordinai-rement les mêmes vertus, et celles qui ont le plusde saveur ont aussi le plus d’activité,
SAX ATILE, saxatilis. ( T. de bot.) Qui croitsur les pierres à nu.
SCEAU. V. les art. i 4 2 » ' 4 ^, 1 63 et 164 duCode pénal, pour les peines prononcées contre ceuxqui auront contrefait les sceaux, timbres ou marquesd’une autorité quelconque, ou qui auront fait usagedes vrais sceaux ou timbres au préjudice de l’état.
SCHLITTAGE, mot qui vient de l’allemand schlitten, traîneau. On appelle schlittage , dans lesVosges , l’action de faire descendre par traînage lebois des montagnes. Nous avons donné les détailsde ces procédés au mot Transport de bois.
SCHL 1 TZ/. V. Schlittage.
SCIAGE. C’est l’action de scier du bois avec unescie. V. Scie.
Par l’opération de la scie, on ménage beaucoupde bois, et l’ouvrage s’expédie assez promptement,sur-tout quand on fait agir plusieurs scies par desmoulins à eau ou à vent. On a coutume de com-mencer par équarrir à la cognée les bois qu’on des-tine à être refendus à la scie; cependant il y a descas où il paraît plus convenable de refendre les boisà la scie sans les avoir équarris auparavant. V. dansle 2 e . volume de l 'Exploitation des bois, par Du-hamel, p. 667, la manière de refendre les bois avecla scie de long.
Autrefois que le gros bois était très-commun,on commençait par équarrir une pièce avant de larefendre, et ensuite on la refendait en quatre, cequi donnait quatre solives de sciage fort propres,et peu sujettes à se fendre; mais aujourd’hui que lesgros bois sont fort rares, on emploie beaucoup desolives de brin mal équarries, qu’on recouvre deplâtre pour en cacher les défectuosités.
On cartelle encore à la scie les bois dans les forêtséloignées où il se trouve de gros arbres que l’on des-tine à faire des planches , et qu’à cet effet on refendde différentes manières, en sorte que le cœur del’arbre ne se trouve point au milieu des planches;alors elles sont moins sujettes à se fendre que quandl’arbre est refendu par le diamètre ; ce qui n’estpoint indifférent, car après que les arbres ontété cartellés , on aperçoit sur certaines planchesde chêne des taches brillantes, qui ressemblentassez à la couche intérieure d’un noyau de pêche,que quelques-uns nomment miroirs, et qu’à Tarison appelle plus à propos mailles. Les bois qui enportent beaucoup sont estimés, sur-tout ceux donton fait les panneaux de menuiserie, parce cju’ils seretirent moins que les autres, et sont peu sujets à setourmenter et à se fendre. Il se trouve des planchesqui ont beaucoup de mailles, et d’autres qui n’enont presque pas. Suivant la façon de les refendre,on peut faire paraître beaucoup ou peu de mailles,cela dépend de la direction qu’on donne au trait dela scie, et il est dans certains cas fort important,puisque les planches qui ont beaucoup de mailles,ne se gercent et ne se tourmentent presque pas, aulieu que celles qui n’en ont point se tourmententet se couvrent d’une infinité de petites fentes d’un
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tiers de ligne.d’.ouverture. Tous les bois ne Sont ce-pendant paa propres à être .«Tendus à la maille;mais si l’on veut empêcher que les bois me se fen-dent, il est avantageux de refendre dans les forêtsmême les pièces à la scie,-long-temps avant qu'ellesse soient desséchées. V. Charpenterie, et dans lesAnnales forest. de 1809, P~ $ 7 °i description desmoulins à scier les bois de la Hollande.
SCIE. L’expérience a appris que les bois coupésavec la scie ne repoussaient pas aussi bien que ceuxcoupés à la cognée, parce que la scie, par son frot-tement, échauffe la souche, et par ses dents occa-sionne la déchirure des bois; ce qui produit la dé-sorganisation et la corruption du tissu ligneux, tan-dis que la cognée fait une coupe nette , qui ne per-met pas à l’eau de séjourner. C’est pourquoi il aété expressément défendu de se servir de la sciedans l’exploitatiou. ( Ord. de 1669 , fit. XV,art. 44- )
Par la même raison, et encore parce que la scie,faisant moins de bruit que tout autre instrument,facilite aux délinquans le moyen de commettre plusde délits, il est ordonné que l’amende pour délitscommis avec la scie sera double (Ib., tit. XXXII,art. 5 ), et même que toutes personnes trouvéesdans les forêts hors les routes ordinaires avec sciesseront emprisonnées, et condamnées, pour la pre-mière fois, en 6 fr. d’amende, pour la seconde en20 fr., et pour la troisième, bannies des forêts.
( Ib., tit. XXVII , art. 34 - )
Quoique la durée de l’emprisonnement ne soitpas fixée par l’ordonnance, les tribunaux ne peu-vent se dispenser de prononcer cette peine pour untemps plus ou moins long, lorsqu’elle est requise.
( Arr. de la C. de cass ., du 29 mai 181 3 . )
Si l’emploi de la scie est nuisible pour la coupedes bois sur pied, il est très - avantageux pour ledébit des bois de chauffage. A’oici sur cet objet unrapport que j’ai fait à la Société d’encouragementpour l’industrie nationale, le 20 décembre 1809.
L’usage abusif de débiter les grands bois de chauf-fage à la hache, auquel on a renoncé depuis long-temps dans presque toutes les forêts de la France ,s’était conservé dans celles qui avoisinent le Rhin ,sans doute parce que la rareté du combustible s’é-lait moins fait sentir dans ces contrées qu’ailleurs.Presque par - tout, on emploie la scie pour ré-duire en cordes les bois qui ont plus de 6 poucesde tour, et on se sert de la serpe pour les brins qui,"pouvant se couper en un ou deux coups, ne sontpropres qu’à faire du charbon, des cotrets, desbourrées, des fagots et autres menus bois.
M. le préfet du département du Haut-Rhin, ins-truit par M. Picquet, inspecteur forestier à Colmar ,de l’énorme perte de bois qui était occasionnée parl’emploi de la hache, au lieu de la scie, pour débi-ter les bois de chauffage, chargea une commissionde faire des expériences pour s’assurer de la diffé-rence produite par les deux méthodes.
Les scies dont on a fait usage sont celles connues,dans le pays, sous la dénomination de scies de fo-rêts (-h aldsagen. )
La lame a un mèt. 55 centim. (près de 5 pieds)de longueur, et environ 2 millim. et demi ( près
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