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Tome second.
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SCI

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d’une ligne ) ( d’cpaisseur. La distance des dents,d’une pointp à l’autre, est de a centim. (9 lignes) :elles ont un centim. ( 4 lignes et demie) de base etautant de saillie. Leur distance, à la base, est de i 3millim. ( près de 6 lignes) Ces lames, au lieu d’êtreterminées, à leurs deux extrémités, par une poignéeen bois, comme les scies dites passe-partout , dont seservent les charpentiers et les bûcherons dans l’in-térieur de la France , sont montées sur un bois courbéen forme d’arc, dont elles représentent la corde. Lebois qui forme l’arc a environ 5 centim. de diam.et sa courbure est telle qu’il y a environ 7 décim.et demi (a pieds et demi) de flèche entre le mi-lieu de la longueur de la lame et le point le plusélevé de l’arc. Les scies montées de cette manière,et dont les dimensions sont suffisantes pour les plusgros arbres qu’on soit dans l’usage de débiter en boisde chauffage, ont paru aux commissaires offrir plusd’avantage que le passe-partout, à cause de la forteet continuelle tension opérée sur la lame par l’arcen bois.

On employa six scieurs pour faire mouvoir troisscies, et après avoir tenu note du temps employépour scier chaque tronçon d’un diamètre connu, onobtint, pour terme moyen de trente-sept épreuves,les résultats suivans ; savoir,

i°. Que deux hommes de force ordinaire, fai-sant mouvoir une scie, peuvent scier en 4 minutesun tronçon de sapin de 44 centim. ( 16 pouces) dediamètre ;

2°. Que, dans les sections de différens diamètreslaites à la scie, les temps sont, à peu de chose près,proportionnels au carré du diamètre, ou, ce qui re-\ient au même, à la surface des sections circulaires :en sorte que, s’il faut 4 minutes pour une sectionde 44 centim. ( t6 pouces) de diamètre, il faudra 16minutes pour une section de 88 centim. (32 pouces) ;

3 °. Que les ouvriers soutiennent plus long-temps et avec moins de fatigue le travail à la scieque celui à la hache, sur-tout quand ils font mou-voir la scie à la hauteur des hanches.

On eslima ensuite le déchet résultant des traitsde scie, et pour cet effet on examina le videlaissé par chaque trait. Il était exactement de 6millimètres (2 lignes et demie) 5 ce qui, d’après lecalcul, ne fait guère que 7 pour 100 de perte.

Après cette première vérification, les commis-saires portèrent leur attention sur 12 arbres sapinsque l’on débitait à la hache, et ils constatèrent quela perte résultant des entailles faites des deux côtésde l’arbre pour le couper, et de la portion de boisenlevée sur chaque tronçon, était de i 5 et demipour 100 au moins, et que le temps employé pource travail était, à très-peu-près , double de celuidu travail à la scie. On doit observer que les co-peaux sont absolument perdus pour le chauffage,attendu qu’on les abandonne aux bûcherons, qui lesfont brûler sur place pour en faire de la cendre des-tinée à la fabrication de la potasse. Cet usage estd’autant plus abusif, que, d’un côté, le bois qu’onréduit ainsi en copeaux fournirait également de lacendre s’il était consommé dans les foyers, et que,de l’autre, les bûcherons ont un intérêt à faire desentailles plus considérables. Aussi arrive-t-il sou-

vent que ces entailles ont jusqu’à 22 centimètres(8 pouces) de hauteur, ce qui occasionne alorsune perte de 17 pour 100.

La commission profita des calculs qu’elle avaitfaits, pour s’assurer en même temps de la soliditéd’une mesure de bois de sapin : elle trouva , pourterme moyen de plusieurs opérations, que dans unemesure de bois de cette espèce, soit corde, soit stère,il y avait cinquante-cinq parties de solidité réelle ,et quarante-cinq parties de vide.

J’observetai que cette évaluation des vides ou in-terstices de la mesure est forte, sur-tout pour desbois droits, qui, comme les pins et sapins, se cordentmieux que les autres bois. Au reste, il a été fait ungrand nombre d’expériences pour déterminer la soli-dité relative des différens bois de corde, et tous lesrésultats ont varié d’une manière étonnante. M. deBurgsdorffadonné, dans son ouvrage,le termemoyende plusieurs épreuves, qui s’est trouvé être, pourune corde de 108 pieds cubes, de vingt-huit par-ties de vide et de quatre-vingts parties de solidité.

' V. Physique des bois.

M. Hartig a fait aussi beaucoup d’expériences etd’une manière fort exacte; car il a mesuré la soli-dité des bois par le déplacement de l’eau, en les met-tant dans une huche d’une capacité qui lui était con-nue, et qu’il avait eu soin d’emplir d’eau jusqu’à lamoitié. L’exhaussement du liquide lui donnait pré-cisément la solidité du bois qu’il y plongeait. Lesrésultats qu’il a obtenus ont varié selon les diffé-rentes sortes des bois sur lesquels il avait opéré;car il a trouvé dans une corde de 144 pieds cubes ,depuis soixante-quatre jusqu’à cent parties de soli-dité , et depuis quarante - quatre jusqu’à quatre-vingts parties de vide. V. ces expériences et cellesde Werneck au mot Cordage.

Les commissaires eurent encore l’occasion de re-marquer que la manière de corder le bois influaitbeaucoup sur le nombre de mesures qu’on peut ob-tenir d’une même quantité de bois, et qu’à cet égardl’acheteur est toujours à la merci des mesureurs. Ilsavaient trouvé, avant le façonnage, que les douzesapins destinés à être débités à la hache contenaienten solidité 190 mèt. et quelques décim. ( 570 pieds)cubes, et que onze autres, destinés à être sciés, necontenaient que 170 mèt. et une fraction ( 5 10 pieds)cubes. Cependant les premiers, dont la solidité étaitplus considérable, n’ont produit que 7 cordes, me-sure du Rhin , tandis que les autres ont donné 7cordes un quart.

Quelle que soit néanmoins la difficulté d’éviter Lafraude dans le mesurage ordinaire du bois, on nepense pas que l’usage de le vendre au poids, suividans les pays où il est rare et d’un prix élevé , luisoit préférable ; car la pesanteur spécifique, du boisvarie d’une manière très-sensible selon son espèce,sa densité, son état de dessiccation, et même suivantl’état de l’atmosphère; la dessiccation seule faitperdre au sapin la moitié de son poids. Il n’y auraitpeut-être que le mesurage par le déplacement del’eau ( c’est - à-dire dans des caisses remplies d’eaujusqu’à une hauteur telle que le vide fût égal a lasolidité des bois qu’on voudrait acheter ) qui pûtgarantir de toute fraude; mais on sont les difficultés