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de ce mesurage pour les forêts et même pour plu-sieurs chantiers. D’ailleurs, il répugnerait à beau-coup de personnes de faire mouiller leur bois avantde le mettre au bûcher. Je ne parle donc de cemoyen que comme pouvant être utile pour des ex-périences.
Résumé.
11 résulte des observations et des calculs présen-tés dans le mémoire envoyé par M. le préfet du dé-partement du Haut-Rhin :
1 °. Que sous le rapport de l’économie du com-bustible dans le façonnage à la scie, le déchet esttout au plus d’un demi pour >005
2°. Que, dans le façonnage à la hache, il ne peutêtre évalué à moins de i 5 et demi pour ioo : ensorte qu'il y a i 5 pour 100 de bénéfice réel sur lamatière, eu débitant à la scie;
3 °. Que sous le rapport de l’économie du temps,il faut moitié moins de temps pour débiter à la scieque pour façonner à la hache. 11 est vrai que les ou-vriers à qui on abandonne les copeaux augmente-ront le prix de la main-d’œuvre, s’ils en sont privésen employant la scie ; mais cette augmentation seraloin de balancer les avantages que Te marchand etle propriétaire de bois trouveront dans l’exploita-tion à la scie. Cela devient sensible quand on con-sidère que , sur 3 oo,ooo cordes de bois présuméesnécessaires à la consommation annuelle du dépar-tement du Haut-Rhin , l’exploitation à la hache enfait perdre 45 ,000.
C’est pour prévenir une perte de combustibleaussi énorme, que le magistrat qui administre cedépartement, a pris la sage mesure d’ordonner qu’àl’avenir les bois de chauffage seraient débités à lascie dans les forêts appartenant aux communes,ainsi qu’ils doivent l’être dans les forêts domanialesde cet arrondissement.
Comme il y a encore quelques pays où l’on sesort de la hache pour le débit des bois de moyennegrosseur, il serait utile qu’on y connût les abus decet usage; car, bien que l’économie du temps et ducombustible ne soit pas aussi considérable pour lesbois de moyenne grosseur, que pour les arbres d’unecirconférence égale à celle des sapins sur lesquelson a opéré, il 11’en est pas moins constant qu’il yaura encore beaucoup de bénéfice à préférer la sciepour leur réduction en cordes. En général, on nedevrait employer la serpe ou la hache pour débiterles bois de chauffage, que lorsque l’amputation peuts’en opérer sans soustraction de matière.
On pense, d’après ces observations, qu’il ne peutqu’être très-utile de faire connaître les résultats desexpériences faites d’après les ordres de M. le préfetdu Haut-Rhin.
SCIERIES. V. Moulins à scier le bois et Usine.
SCION , du latin scindere, scissum, retranché,coupé, séparé, scié.
C’est, en agriculture, un petit brin, un petit re-jeton tendre et flexible d’un arbre ou d’un arbris-seau. On dit: Un scion d’osier, de pêcher. Un scionprend le nom de branche lorsqu’il 11e pousse plus.
Il semblerait, d’après l’étymologie du mot, qu’onne devrait l’appliquer à un brin de la nature dont
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nous parlons, que lorsqu’il est cûupé, ét' Ü est pro-bable que c’est par extension qu’il àtétédoniiê'huxjets qui tiennent encore à l’arbre. 1n0
SCOL 1 TE. V. Insecte. l,fH
SÉCHERESSE. Ce mot indique l’état, là qua-lité de ce qui est sec , comme on dit La sécheressede la terre. Il se dit aussi d’une manière absoluede la disposition de l’air et du temps quand il faittrop sec.
Les terrains sablonneux au travers desquels l’eaupasse comme dans un crible, et certains sols quart-zeux, crayeux ou argileux, sur lesquels l’eau coulesans y pénétrer, sont ordinairement plus secs queles terrains qui renferment une certaine quantitéd’humus, parce que cet humus s’imbibe d’eau et laretient avec force. Après ces terrains chargés d’hu-mus, ceux qui conservent le mieux l’humidité, sontcomposés par moitié à-peu-près de sable et d’ar-gile. Quant aux terrains très-argileux , ils se pénè-trent trop difficilement d’eau et sont trop sujets à secrevasser à leur surface , pour ne pas éprouver lesmauvais effets de la sécheresse. Une contréeest d’au-tant plus exposée à la sécheresse, qu’elle est, touteschoses égales d’ailleurs, plus dépourvue d’arbres etde forêts.
Les moyens de remédier à la sécheresse d’un ter-rain quand on ne peut lui procurer de l’eau, est(l’y faire des plantations d’arbres, qui l’abritentcontre les rayons du soleil ou l’action des vents.
S’il s’agit d’y faire des semis d’arbres, on peutemployer le moyen indiqué par M. Bosc, de planteren rayons des topinambours , qui s’élèvent assezhaut pour fournir de bons abris, et qui résistentd’ailleurs très-bien à la sécheresse. Les semencesde céréales mêlées aux semences de bois fournis-sent aussi des abris aux jeunes plants; mais on nedoit couper les récoltes qu’à une certaine hauteurde la terre. Enfin on peut semer ou planter avecles bois qui craignent la chaleur des espèces deprompte croissance, et qui ont la propriété de four-nir beaucoup d’ombre. V. Abri, Dune.
La sécheresse est très-nuisible aux semis, en re-tardant la germination des graines, en les exposantplus long-temps au ravage des rongeurs et des oi-seaux, en les empêchant même de lever, en privant,les racines tendres et faibles des jeunes plants de lanourriture qui leur est nécessaire.
Quoique les arrosages soient coûteux, il faut, au-tant que possible, ne pas les négliger, sur-tout pourles semis, parce que l’obligation de les rétablir en-traîne encore plus de dépenses.
Les grands arbres souffrent aussi de la sécheresse,de même que de l’excès de chaleur. Leurs pores étantouverts, la transpiration est trop forte, les feuillesne reçoivent plus de nourriture, les arbres languis-sent et quelquefois périssent. On remarque dansles arbres que l’on abat des couches ligneuses plusou moins serrées, plus ou moins épaisses, qui in-diquent la différence des années plus ou moinssèches.
On a peu de moyens à employer dans les forêtspour prévenir les dommages que cause la sécheresse.Tout ce que peut faire le forestier, c’est de conser-ver , dans les coupes exposées à en éprouver les ef-