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têts , un plus grand nombre de baliveaux, sauf à lestaire exploiter à la première révolution, si le sol nepeut pas nourrir de la futaie. V. Exploitation.
A l’égard des futaies qui s’exploitent suivant lesystème des éclaircies , il faut avoir soin de n’enle-ver les arbres réservés pour le réensemencement na-turel, que lorsque les jeunes plants sont assez serréspour couvrir le sol et en empêcher le dessèchement.SÉCHERIE DE GRAINES FORESTIÈRES, et
notamment des graines d’arbres résineux.
L’ancienne Administration des forêts avait passéun marché avec des entrepreneurs pour l’établisse-ment, à Kaiserslautern, d’une sécherie de graines depin, de sapin, de mélèze, de bouleau, etc.
Cet établissement a beaucoup contribué à répan-dre dans l’intérieur de la France la culture des ar-bres résineux.
Un nouvel établissement du même genre va êtretormé dans la forêt d’Haguenau , département duBas-Rhin.
Mais comme nous ne connaissons pas encore lesystème d’après lequel cette sécherie sera établie ,nous nous bornerons à dire un mot de l’anciennesécherie de Kaiserslautern, dont nous avons donnéla description et le plan dans les Annales fores-tières de i 8 i 3 , p. 106.
Cette sécherie a 8 mèt. 35 centim. de longueursur 5 mèt. de largeur; elle est bâtie en pierres.
Deux poêles en fer chauffent le laboratoire; unecheminée se trouve au milieu ; deux corridors ouavant - bàtimens couverts conduisent à l’ouverturedes poêles pour y faire le feu ; ils servent en mêmetemps pour y déposer les pommes dont la semenceest sortie , et qui sont destinées à alimenter le feu.Cet établissement ne consomme point d’autre com-bustible.
Les deux poêles ont une hauteur de 83 centim. etun diamètre de 55 centim. ; à ces poêles sont adaptésdeux tuyaux ; le diamètre de ces tuyaux est de 1 5 cen-tim. ; ils vont horizontalement jusqu’à la cheminée,qui se trouve placée au milieu du laboratoire; uneporte en fer est pratiquée à la cheminée, pour l’en-trée du ramoneur. Des échafauds construits avecde fortes lattes servent à porter des claies , qui ont85 centim. de longueur sur une largeur de 55 cen-tim. ; elles consistent en quatre planches jointes en-semble, dont le bord est de la hauteur de to cen-tim.; le fond est clos par des lattes, qui sont sépa-rées l’une de l’autre par un espace qui n’a pas plusd’un cent., afin que les pommes de pin d’une faibledimension ne puissent passer à travers. Cent trentede ces claies peuvent être placées dans une sécherie,et recevoir chaque fois 4 hectolitres et demi de pom-mes de pin. Au-dessus du laboratoire, est un gre-nier plarichéié, où l’on dépose les pommes de pinpour les faire sécher, et les préparer ainsi à passerau laboratoire dans les claies.
Procédés employés pour obtenir les graines.
La cueillette des pommes de pin peut se faire de-puis le mois d’octobre jusqu’au mois de mars; passécette époque, l’action du soleil et d’un vent chaudet sec en ouvre les écailles et fait partir la graine.
Elles sont déposées dans un magasin ad koc } à
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mesure qu’elles sont livrés par les gens qui en fontla récolte pour le compte de l’entrepreneur.
Aussitôt après la première livraison , on peutcommencer à porter les cônes à la sécherie; on enmet dans les claies ci-dessus décrites, jusqu’à unehauteur de y centimètres. Fendant les 6 premièresheures , la chaleur doit être modérée et ne doit ar-river que jusqu’à20 ou 22 degrés du thermomètre deRéauinur; ensuite elle est portée pendant »8 heuresà 24 degrés; après quoi, le feu doit s’étendre. Alorson arrose les pommes de pin , afin que l’humidité enfasse ouvrir les écailles.
Cette opération terminée, on rallume le feu ; onporte et on entretient la chaleur pendant i 5 à 18heures, de 24 à 25 degrés; durant cet espace detemps et par cette chaleur, les écailles s’ouvrent etles graines en sortent; aussitôt que l’on s’aperçoitque cette action s’est opérée, on ouvre les portes et lesfenêtres du laboratoire, afin de le refroidir; aprèsquoi, l’ouvrier chargé de la surveillance porte dou-cement et avec précaution les claies l’une aprèsl’autre sur un échafaud construit pour les recevoir.Il remue chaque claie fortement jusqu’à ce qu’il s’a-perçoive que toutes les graines soient tombées aufond de l’échafaud. Cette opération a lieu pourchaque claie séparément. Les pommes de pin étantentièrement ouvertes et dépouillées de leurs graines,on les retire des claies pour les porter dans un en-droit à ce destiné, et les faire servir à chauffer lespoêles. Lorsqu’il se trouve des pommes non suffi-samment ouvertes, on les laisse dans les claies, eton remplace celles qui ont été enlevées. On reportetoutes les claies à leurs places et on rallume le feu ;les mêmes opérations recommencent de la manièrequ’elles viennent d’être décrites. Les graines qu’onobtient sont portées et conservées dans des cham-bres ou greniers aérés.
Il existait dans l’arrondissement de Kaiserslau-tern cinq sécheries, qui pouvaient fournir, dans unebonne année ( c’est-à-dire quand la récolte étaitabondante), de i 5 à 20,000 kilogr de graines de pin,et dans une année médiocre de 8 à 10,000 kilogr.Mais il arrive souvent que les arbres résineux 11eportent point de graine , et il résulte des observa-tions faites depuis long-temps que dans dix annéesil y en trois bonnes, trois médiocres et quatre sté-riles.
Un hectolitre de pommes de pin produit de 1 etdemi à 2 kilogr. de graines.
Les prix de ces graines dans le commerce varient :dans les années abondantes, ils ont été de 2 à 3 fr.le kilogr. ; dans les années médiocres, de 4 h- à 4fr. 5 o c., et dans les années où il y a eu peu de graines,de 5 à 6 fr. Ainsi on peu admettre pour prix moyende 3 à 4 fr. le kilogr.
Les ouvriers chargés de la surveillance d’une sé-cherie ne font pas toujours assez d’attention à tenirconstamment la chaleur aux degrés convenables ; ce-pendant une chaleur excessive dessèche les grainesau point que leur qualité germinative en est altérée.Il est donc absolument nécessaire que l’emploi dufeu dans le mode d’extraction employé dans les sé-cheries , soit calculé et gradué d’une manière cer-taine et stable. C’est pour cet effet que les entre-