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SEL
SEL
ne sont pas en conséquence soumis au régime fores-tier. ( Avis du comité desfin. du il) juillet 1819.)
Mais parce qu’un bois n’appartiendrait pas à unecommune tout entière, et que quelques chefs de fa-mille n’en auraient point la copropriété , on nepeut en conclure que ce bois soit possédé à titre pa-trimonial. C’est un bois communal, et qui en cettequalité est soumis au régime forestier. V. , à cetégard, une décision ministérielle du ter. mars 1822,au Recueil , t. III.
SÉDUCTION. V. Corruption.
SEGRAIRIE. On appelait ainsi un bois possédéen commun par indivis, soit avec l’état, soit avec unseigneur. V. Grurie.
SEGRAIS, bois séparés des forêts et grands bois ,qui se coupent et s’exploitent à part.
SEGRAYER, c’était celui qui était propriétaired’un bois par indivis avec d’autres. C’était aussi lenom de celui qui recevait les droits dus au roi surcertains bois, sur-tout dans la généralité de Tours,et particulièrement sur la forêt de Bellepoule. V.Grurie.
SEGRÉAGE, droit qu’un seigneur possédait surles bois de sa seigneurie, qui consistait en la cin-quième partie des bois vendus par ses vassaux,qui devait être mise à part pour le seigneur, oupayée en argent. On disait aussi ségorage. Y.Grurie.
SEIGNEURS. Ils n’avaient pas droitaux amendesforestières, sur-tout quand elles étaient prononcéessur la poursuite des officiers forestiers. ( Ord. de>669, tit. XXXII , art. 17. — Arr. du Cons. du 8août 1724- ) V. Amende , Arbres de routes, Bienscommunaux , Cantonnement , Communes , Triage ,Terrains vagues.
SEL , du latin sa/, salis. On entend ordinaire-ment par sel une substance qui a de la saveur etqui est soluble dans l’eau. Les sels sont en généralcomposés d’une base alcaline, terreuse ou métalli-que, et d’un acide.
Les minéralogistes, d’après Bergmann, classentles sels par leurs bases : ainsi, ils disent : chauxsulfatée , baryte carbonatée. Les chimistes, au con-traire, forment les genres de sels par les acides, etdisent : sulfate de chaux , carbonate de baryte , ni-trate de potasse , etc.
Sel marin , sel commun , ou sel de cuisine , oumuriate de soude : c’est un sel neutre parfait, quine contient ni excès de base ni excès d’acide. Ilest composé d’environ moitié de son poids de soudeou alcali minéral, de o ,33 d’acide marin ou muria-tique, et de 0,17 d’eau de cristallisation.
La nature offre le sel marin dans les eaux de lamer; à la surface du sol dans les climats chauds;dans les sources ou fontaines, dans le sein de laterre.
Les acides dont les noms se terminent en ique for-ment des sels dont la terminaison est en ate ; ceuxqui se terminent en eux forment les sels en ite.V. Acide.
On compte environ cent trente-quatre sels connus.
Pour reconnaître un sel, il faut examiner ses pro-priétés et déterminer d’abord son acide, ensuite sabase.
Un chimiste auquel on remettra une substancesaline inconnue observera d’abord sa forme, sa sa-veur, sa pesanteur; si ces propriétés ne lui don-nent pas un caractère assez tranchant, il examinerasi le sel est déliquescent, efflorescent ou inaltérableà l’air.
Si lorsqu’on le chauffe avec du charbon, il donnedu soufre, c’est un sulfate ; si au goût il présentela saveur sulfureuse, et qu’en contact avec un acideil dégage l’odeur du soufre, c’est un sulfitej si, jetésur les charbons, il brûle avec une flamme blan-che, vive et rapide, en se décomposant, et en met-tant à nu sa base, c’est un nitrate ; si, mis en con-tact avec un acide, il laisse exhaler une vapeurrouge nitreuse, c’est un nitrite ; s’il décrépite surles charbons, si l’acide sulfurique en dégage unevapeur blanche, suffocante, épaisse, et ayant l’o-deur de pomme de reinette, c’est un muriate ; s’ilallume les corps combustibles à une températuremoindre que les nitrates, et qu’après la combus-tion il reste dans l’état de muriate, c’est un mu-riate suroxigéné.
Sel essentiel des plantes. Parmi les maté-riaux immédiats des plantes, on trouve le sel essen-tiel : on l’obtient en faisant macérer les plantesdans l’eau, et en faisant évaporer et refroidir lessucs qui les tiennent en dissolution. Les sels desplantes sont d’un grand usage dans les arts et enmédecine.
Cet exposé très-abrégé de la nature des sels etdes moyens de les reconnaître n’est point déplacédans notre ouvrage, où nous avons à parler de quel-ques principes de chimie propres à faciliter l’intel-ligence de plusieurs faits qui intéressent la physio-logie végétale et la connaissance des terres.
Sels de la terre et de l’air. M. Bosc, dans leXouveau cours d‘agriculture , fait remarquer com-bien sont vagues ces dénominations employées parles auteurs des anciens ouvrages sur l'agriculture.Selon ces auteurs, dit-il, tout se passe dans l’actede la végétation , au moyen des sels qui entrent enfermentation ou qui font fermenter la terre. 11 seproduit en effet quelquefois des sels à la surface dela terre; mais ils sont bientôt ou entraînés par leseaux pluviales, ou décomposés par des causes quisont encore peu connues. Si tout le nitrate de po-tasse et le muriate de soude qui se forment annuel-lement sur les murs et dans les terres qui renfermentdes substances animales et végétales propres à four-nir de l’azote ne se décomposaient pas, nos sources,nos champs seraient salés, comme ils le sont enPerse, en Arabie, en Egypte et autres lieux. Levrai est que ces sels paraissent et disparaissent sans,pour ainsi dire, qu’on sache comment. Sans douteils ont été excusables ces agronomes qui, dans l’en-fance de la chimie, ont tout attribué aux sels et fer-mens; mais aujourd’hui qu’on sait que les sels non-seulement ne fermentent pas, mais encore qu’ils s’op-posent à toute fermentation lorsqu’ils sont en fortesproportions, que la terre végétale et encore moinsles terres minérales, comme l’argile, la terre cal-caire, le quarz, etc., ne peuvent fermenter, on nepeut aujourd’hui, sans une grande ignorance, recou-rir à ces explications dénuées de raisons.