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Tome second.
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merveille quand elles se sèment d’elles - mêmes.V. Aune, Bouleau, Peuplier, Saule .

Il faut cueillir à la main lessiliques, qui s’ouvrentd’elles-mêmes, comme celles du cytise des Alpes :le temps de faire cette récolte est lorsqu’on remarquequ’il y en a déjà plusieurs d’ouvertes. Y. Cytise.

Les baies ou les semences des arbrisseaux se cueil-lent à la main, ou s’il y en a une grande quantité ,on étend sous les arbres un drap, on frappe sur lesbranches avec un bâton, ensuite on nettoie ce quiest tombé sur le drap : telle est la manière de ra-masser les baies de genièvre. V. Genevrier .

A l’égard des cônes des pins , des sapins, desmélèzes et des cyprès , on les cueille à la main parle moyen d’une échelle, comme quand on cueilleles fruits de table , ayant attention de ne pointfaire amas de cônes dont les semences seraienttombées. C’est en automne jusqu’au mois de marsque l’on fait cette cueillette, en distinguant les cônespleins d’avec les cônes vides : ceux qui sont pleinssont à l’extrémité des branches, à l’endroit où lanouvelle pousse commence ; ceux qui sont videssont plus bas, à la partie de la branche qui a étéproduite deux ans auparavant : les pousses des dif-férentes années se distinguent aisément par un nœudqui est à la branche , et par les branches latérales.y. Pin , Sapin , Mélèze, Cidre.

Manières d'éplucher. — Il y a des semences ,telles que le gland , qui se détachent des arbresdans l’état où elles doivent être mises en terre.Les marrons , les châtaignes , la faîne , les noix ,les noisettes se détachent d’elles-mêmes, ou dumoins très-aisément de leur brout quand elles sontbien mûres. Mais quant aux siliques , qui s’ouvrentdans le temps de leur maturité, et dont on veut avoirles semences, il faut les étendre au soleil sur desdraps et les froisser ensuite entre les mains; lessemences se trouvent sous les épluchures.

Pour avoir celles des pins, sapins et mélèzes ,on met les cônes dans des caisses exposées au soleilet à la rosée ; en peu de temps les écailles de cescônes s’ouvrent, et les semences tombent au fonddes caisses. Il y en a qui les font ouvrir au four;mais ce procédé ne vaut rien, en ce qu’il fait cou-rir le risque de perdre le germe. On froisse les se-mences entre les mains pour en détacher les ailesmembraneuses , qui ne font qu’embarrasser quandon sème. On doit de même froisser avec les mainsles semences du platane, mêlées avec de la terre sè-che > pour en détruire le duvet qui les accompa-gne, et qui, en subsistant, retient l’humidité et lesfait moisir. V. , pour les autres procédés, les arti-cles Mélèze , Pin , Platane , Sapin, et sur-toutSécherie.

Les siliques de l’arbre de Judée, du gleditsiaet autres, ne s’ouvrent point d’elles-mêmes : on estobligé de les déchirer avec les doigts pour en tirerles semences- Les capsules qui s’ouvrent naturelle-ment , comme font celles du fusain, veulent êtrecueillies à mesure qu’elles s’ouvrent ; il faut mêmedéchirer avec les doigts celles qui ne se sont pas ou-vertes sur les arbres. Il y a d’autres capsules quirestent fermées ; celles-là sont sèches, minces, et lessemences en tombent aisément quand on froisse

ces capsules entre les mains. Plusieurs semences,dont les enveloppes s’ouvrent, comme celles dufrêne, ou dont les enveloppes ne s’ouvrent point,telles que celles de l’érable, peuvent être mises enterre avec leurs capsules sans aucun inconvénient :règle générale pour tous les fruits qui sont renfer-més dant une coque mince.

Il y a des fruits qu’on tire difficilement de leurchair : les poires et les pommes sont dans ce cas-là.On est obligé de les couper par quartiers pour entirer les pépins. Cette précaution est bonne quandon veut semer telle ou telle espèce ; mais pour fairede grands semis, on a facilement les pépins , enfaisant sécher le marc qui'sort du pressoir, que l’onfait cribler sur une nappe : les pépins se séparentaisément de la pulpe. On peut encore étendre surterre une couche du marc qu’on retire du pressoir,faire recouvrir cette couche d’un lit de sable, etl’on verra paraître, au printemps suivant, une mul-titude de poiriers et de pommiers. La chair de cesfruits, qui se pourrit en terre, forme un fumierplus utile qjie nuisible à la germination de cesplantes : c’est pourquoi on peut mettre en terreavec leur chair les petits fruits charnus. Mais sic’est pour conserver et envoyer à quelqu’un, onpourra faire sécher au soleil les fruits qui sont unpeu charnus , et mettre pourrir ceux qui ont plusde suc, pour retirer ensuite les semences, en leslavant dans l’eau.

Si on a besoin de beaucoup de semences de fruitstrès-succulens, tels que les cerises, les fruits del’obier, les mûres, etc. , on écrase ces fruits, onen laisse pourrir la chair pendant quelques jours,on lave ensuite ce marc dans quantité d’eau ; le sucet la chair se mêlent avec l’eau, et les semences seprécipitent au fond : alors on verse peu-à-peu l’eauqui est chargée de la pulpe dont on veut se débar-rasser ; on remet de nouvelle eau sur les semences ,et on continue ces lotions jusqu’à ce que les se-mences paraissent tout-à-fait nettes. Ôn les faitensuite ressuyer sur un linge en plusieurs doubles ;et quand elles sont bien sèches, elles sont en étatd’être conservées. Mais les graines se conserventbien dans leurs baies, si on fait sécher celles-ci dansun local aéré. On les sème dans cet état au prin-temps, lorsqu’on ne peut pas les semer fraîchesen automne ; ce qui serait bien plus avantageux.

Manières de conserver les semences. — Il y a dessemences qui se conservent long-temps en état degermer : la graine de sensitive lève au bout de vingtans, d’autres au bout de huit ou dix ans. Mais ily en a d’autres qui, au bout de deux ou trois ans,sont incapables de germer ; quelques-unes exigentd’être mises en terre la même année qu’elles ont étérecueillies. La fraxinelle et l’angélique veulent êtresemées immédiatement après leur maturité.

Les semences se conservent très-long-temps enterre sans perdre la propriété de germer, on en al’expérience.

On peut distinguer les semences en huileuses, fa-rineuses et résineuses.

Les semences huileuses, telles que les noix, lesamandes , les noisettes , la faîne, germent promp-tement, et se vident quand on les conserve dans un

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