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4 es,j«ipénences pour.,savoir àquelle projpp^pur il feuv roettre les semences enterre, lia remarqué que toutes les semences, mêmeles grossesi, comme les marrons, les châtaignes,lesglaaul&rt.qui,étaient h plus de 6 pouces eu terre, nemontraient aucune, production; que lesgrosses semen-ces , qui. étaient recouvertes de 6 pouces ou d’unemoindre épaisseur de terre, levèrent; de sorte néan-moins que celles qui étaient le plus près de la su-perficie avaient leurs tiges plus élevées au 1 , dessusdu niveau du terrain que celles qui étaient plusavant en terre ; que les semonces menues, qui étaientà plus de 4 pouces en terre, ne faisaient aucune pro-duction ; enfin , qu’entre les semences très-fines, iln’y avait que celles qui n’étaient recouvertes qued’une couche mince de terre qui parurent. Il fittouiller la tecre , pour voir en quel état étaient lessemences qui n’avaient point levé, sur-tout lesgrosses , qu’il était plus facile de trouver que lesautres. Elles avaient produit des racines qui étaientencore vives, et des tiges qui, aprèss’ètreallongéesde 5 à6 pouces , s’étaient desséchées, parce qu’ellesn’avaient pas pu atteindre la superficie de la terre.
Il résulte de celte expérience que , toutes choseségales d’ailleurs , les grosses semences font de plusgrandes productions que celles qui sont menues ;que toutes les tiges qui ne peuvent atteindre la sur-face du terrain périssent, d’où l’on doit conclurequ’une grosse semence , mise profondément enterre , y subsistera, au lieu qu’une semence fine seraabsolument perdue. Donc, on peut mettre les gros-ses semences à une plus grande profondeur en terreque les menues; cependant il ne faut pas croireque la profondeur de 6 pouces soit précisémentcelle à laquelle les grosses semences peuvent fairedes productions. Il est certain que, selon la fertilitéet la nature du terrain , et selon la température de’l’air, qui varie suivant les années, les semencespeuvent faire des productions plus ou moins gran-des , c’est-à-dire que dans une terre fertile et assezlégère , lorsque l’année sera chaude et pluvieuse, latige d’une châtaigne pourra acquérir 8 pouces delongueur, pendant que cette même châtaigne, misedans une terre compacte, moins substantielle, etdans une année froide et sèche , ne produira que destiges de 4 pouces. Il est certain aussi que dans tousles semis de glands, et même dans plusieurs autres,comme ceux des arbres résineux , on voit, au boutde 3,4 et 5 ans, paraître de nouveaux plants, dontles semences se sont conservées en terre.
De ces expériences et des observations que la pra-tique a fournies, résultent les règles suivantes :
i°. Dans les terres fortes, les semences doiventêtre placées plus près de la superficie quedans cellesqui sont légères ; dans les terres de qualité moyenne,il suffit que les grosses semences soient recouvertesde 2 ou 3 pouces de terre.
2 0 . Les terres légères sont les plus convenablespour les semis, quoique les terres plus fortes soientpréférables pour l’accroissement des arbres.
3 °. La croûte sèche et dure qui se forme quelque-
fois à lfc s*pec£cie de la terre est un grand incon-vénient pour la réussite des se me® ces 9 elle empêcheU jeune tige do se montrer ,-et quand elle est sortiede terre , elle la serre; la meurtrit, et y occasionnedes chancres, ' .1. 1. <p
, 4 °- Les semences très,fines ne . peuvent pas êtresemées trop près de la superficie de la terre; lessemences d’aune, de saule, de peuplier, de bou-leau, etc, , qui se répandent d’eües-mémei sur unchamp, y lèvent à, merveille. Pour que la grained’orme réussisse , il faut la répandre fort épais surle terrain, et ne la recouvrir que d’une couche très-inince de terre légère 1 si le temps est sec, elle neréussira pas, à moins qu’on ne soit à portée de l’ar-roser fréquemment.
5 °. On peut semer les grosses semences en suivantla charrue, pourvu qu’elle pique peu, et qu’elle nefasse qu’un labour superficiel. On peut répandre lessemences de moyenne grosseur sur le guéret, ec lesenterrer à la herse; mais il faut semer les semencestrès-fines sur le guéret hersé, et les enterrer ensuiteaveo des broussailles, qu’on traîne sur la terre, ensorte qu’elles soient très-peu recouvertes.
Plusieurs personnes, pour prévenir le dessèche-ment des semences , et se rédimer des frais de la-bour donnés à la terre , y sèment la première annéedu froment ou de l’avoine, dont l’herbe empêchel’action de l’ardeur du soleil et retient la rosée.Quoique oes grains épuisent la terre, cette pratiqueu’est pas mauvaise, mais il- faut avoir soin de se-mer llavoine un peu clair, et de la faucher moinsprès de terre qu’on ne le fait ordinairement : nousreviendrons sur ces opérations.
M. Hartig a déterminé le minimum et le maxi-mum. de profondeur à laquelle chaque espèce de se-mence forestière doit être enterrée. O11 doit, pouradopter l’un ou l’autre, avoir égard aux circons-tances indiquées plus haut.
i°. Le gland doit être recouvert d’un à 3 poucesde terre ;
2°. La faine, d’un à 2 pouces ;
3 °. La semence d’érable, de 6 à 13 lignes;
4 °- Celle d’orme , de 3 à 4 lignes ;
3 °. Celle de frêne, de 6 à 9 lignes;
6°. Celle de charme, de 3 à 6 lignes ;
7 0 . Celle de bouleau , d’une à 2 lignes;
8°. Celle d’aune , d’une ligne et demie à 3 lignes;
9°. Celle de sapin , d’une ligne et demie à 6 li-gnes;
io°. Celle d’épicéa, d’une ligne et demie à 6 li-gnes ;
11 °. Celle de pin, d’une ligne et demie à 6 lignes;12“. Celle de mélèze, d’une ligne et demie à 6nés.
§ 2. — Manière de préparer les terrains à semeren bois.
La première chose à faire avant de semer ungrand espace de terrain en bois est de le faire me-surer, et de le couper par des routes bien distri-buées, sans cependant les trop multiplier, afin dese procurer des débouchés pour la vidange , de pré-venir le progrès des incendies, et de favoriser lacroissance des arbres par la circulation de l’air.