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Tome second.
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S OR

Cette chasse, qui se fait beaucoup dans les Arden-nes , consiste à placer des baies près d’un petit lacet,qui s’attache aux arbres de lisière à hauteur d’hom-me ; on prend une quantité prodigieuse de grivesdans le temps des passages, qui ont lieu ordinaire-ment après les vendanges de la Champagne . I.espoules et même les bestiaux les mangent aussi.

Dans le Nord , on emploie l’écorce du sorbier ,séchée et broyée, pour la nourriture des bestiauxpendant l’hiver.

Les épines de ses fruits sont émulsives dans leurfraîcheur, et donnent de l’huile quand elles sontsèches.

Le sorbier, comme arbre de décoration, se planteou isolément, ou en petits groupes au milieu desgazons des jardins paysagers, ou sur le bord desmassifs. On en forme des allées, des salles, desquinconces, etc. Par-tout il produit des effets agréa-bles par son feuillage léger, élégant et d’un beauvert; par s>es fleurs rapprochées en larges parasols,et par ses fruits, qui, vers la fin de l’été, se teignentd’un beau rouge et restent sur l’arbre une partie del’hiver.

Le Sorbier hybride (V. la Jlg. à l'Atlas, PI.XXV) appelé ainsi, parce que , suivant quelquesbotanistes, et Linnæus sur-tout, il est produit par lesdeux autres, est un arbre de la deuxième grandeur ,qui s’élève à 3o et 4o pieds , et qui se distingue desespèces précédentes par ses feuilles ailées seulementà la partie inférieure , entières ou lobées , ou à de-mi pinnatifides à leur partie supérieure. Il offre à-

E eu-près le même port que le sorbier domestique.

’écorcfî est brune sur les jeunes rameaux, garniede soie blanchâtre dans la première jeunesse, etmarquées de taches blanches dans un âge plus avancé;celle de la tige est cendrée, feuilletée et finementgercée. Les feuilles sont alternes, pétiolées, longuesde 4 à 6 pouces sur 3 à 4 pouces de large, ovales ,obtuses, d’un vert foncé et brillant en dessus, co-tonneuses en dessous, variables dans leur forme ;les unes , sur-tout les supérieures, presque entièresdans toute leur longueur, lobées, irrégulièrementdentées, presque à demi ailées ; d’autres, c’est leplus grand nombre, ailées à leur partie inférieure.

Les fleurs paraissent dans le mois de mai à l’ex-trémité des rameaux ; elles sont blanches, disposéesen corymbe; les ramifications et les pédoncules sonttomenteux ; les calices presque lanugineux; les éta-mines de la longueur des pétales ; les fruits presqueen forme de poire, blanchâtres et pubescens dansleur jeunesse , petits et rougeâtres à l’époque de lamaturité, qui arrive dans le mois de septembre. Ilsrenferment quelques pépins de couleur jaune.

Cet arbre croît naturellement dans la Laponie . Onlè cultive en Europe pour l’ornement des jardins;son aspect, quand il est franc de pied , se rappro-che infiniment de l’alizier blanc. Lorsqu’il est greffésur aubépine, il prend la forme d’un saule têtard ,c’est-à-dire la forme globuleuse ou ovoïde. Ce sin-gulier effet s’explique, dit M. Bosc, en ce que cetarbre devenant fort grand, et l’aubépine restant tou-jours plus petite , les racines de cette dernière nepeuvent lui fournir la quantité de sève nécessaire àsa croissance ! en conséquence , il ne pousse que des

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rameaux faibles, mais nombreux, la nature voulautle dédommager de son moins de racines en lui fp^ir-nissant beaucoup de feuilles.

On multiplie ce sorbiér de graines et par la greffecomme les précédens. Il mérite d’être cultivé soustous les rapports.

Les baies ont un goût fade; cependant, au rapportde Linnæus , les paysans d’OKland et de Gotlqnds’en nourrissent. Le bois est dur : on en faitdes axesde roues, des essieux, des pieux, des manches d’ou-tils, etc.

SOUCHE ou ETOC. Mots qui, suivant quelquesétymologistes , viennent de l’allemand stock, quisignifie Bâton , tronc , souche , chicot; mais le motfrançais et le mot allemand pourraient tout aussibien avoir pour origine commune le mot latin stifps,qui signifie la même chose.

Une souche est la partie du tronc d’un arbre ac-compagnée de ses racines, et séparée du reste del’arbre.

L’art. 45 du tit. XV de l’ordonnance de 1669 en-joint aux adjudicataires de faire couper, recéper etravaler, le plus près de terre qu’il se peut, toutesles souches ou étocs de bois pillés et rabougris quisont dans les ventes. Un arrêt du conseil, du 29 juil-let 1749 > défend expressément de les arracher st 5 usquelque prétexte que ce soit, et une sentence de lamaîtrise de Paris , du i 5 mars 1754» a condamnéplusieurs particuliers pour avoir contrevenu à cesdéfenses.

Cependant les vieilles souches sont plus nuisiblesqu’utiles dans un terrain : elles ne produisentque demauvais bois ou n’en produisent pas du tout ; ellesoccupent donc sans profit une place qui pourraitêtre plantée ou semée avantageusement. Il existedans les vieilles futaies une grande quantité de lar-ges souches , qu’il est toujours de l’intérêt du pro-priétaire de faire enlever, opération qu’on appelleessoucher. Les plants de semence qui s’élèveront àleur place fourniront de beaux arbres, et d’une qua-lité de bois bien supérieure; car il est d’expérienceque les arbres provenus de souche sont pour la plu-part viciés dans leur intérieur, ce qui vient de ceque la souche, après avoir donné des rejets , meurtet tombe en potirriture , en communiquant le vicedont elle est altérée aux productions qu’elle a faites :aussi est-il bien difficile que les bois que fournis-sent les anciennes forêts des pays habités se trouventde bonne qualité , à moins que le repeuplement nes’en fasse par les semences , ainsi que cela se prati-que pour les futaies en Allemagne , que l’on exploitepar éclaircie. V. Exploitation.

Nous avons, sous ce dernier mot, parlé de lamanière d’enlever les souches et de couper les boisentre deux terres , pour prévenir les inconvéniensqui proviennent de la présence des vieilles souches ;nous avons indiqué aussi l’âge auquel chaque es-pèce de bois peut repousser de souche : il nous pa-raît utile d’ajouter ici quelques observations.

La disposition de l’ordonnance qui prohibe lescoupes en jardinant est fondée non-seulement sur laconsidération que la chute et l’enlèvement des ar-bres qu’on abat ainsi causent la mutilation d’ungrand nombre d’autres arbres, mais encore sur ce

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