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La tnèmë Ordonnance vent encore que l’on coifpeleî arbrfesle plus 1 pris de terre q«e possible,‘et cettedisjiosilion est Fondée en principe 5 car la sève , erimontant par les canaux de la partie du tronc laisséehors de terre , perdrait une partie de la force activequi aurait produit des bourgeons, et d’un autrecôté , les jets seraient moins droits et moins solide-ment fixés qtie sur-une souche coupée rez terre. EnAmérique , observe M. Bosc, où l’on vent détruire lesforêts', on coupe les arbres à 2 ou 3 pieds de terre.Mais quelle que soit l’attention qu’on ait chea nousdécouper les arbres prés de terre, on remarque, quel-que temps après l’exploitation, que les souches sontencore saillantes hors de terre! cela arrive sur-toutdans lea : vieilles futaies , où la terre , gonflée parl’humidité et rendue poreuse par le détritus desfeuilles , ne tarde pas à s’affaisser lorsque l’aire dela coupe est'èxposée à l’action du soleil et du vent,qui en dissipent l’humidité et lui font éprouver unesorte de dépression.
Les arbres venus de grosses souches , avons-nousdit, ne valent jamais ceux qui proviennent de se-mences, et cela est facile à concevoir. Lorsqu’onabat un arbre, on divise brusquement par la moitiéune organisation qui existait dans deux milieux,l’atmosphère et la terre. La région des racines doitpérir si elle ne répare promptement les tubes li-gneux et les feuilles qui lui sont nécessaires dansl’air. Cette réparation se fait promptement lorsqu’oncoupe un bois jeune encore , et les nouvelles pous-ses n’ayant qu’une petite surface d’amputation à re-couvrir de leur écorce, ne tardent pas à prendre laplace de la partie retranchée et de s’identifier avecelle ; mais si l’on abat un gros arbre , si 011 laisse sasouche entière, tout le système radical continue deporter sa sève à la région de l’amputation : il en ré-sulte une multitude de rejetons qui paraissent entrel’écorce et le bois , tout autour de la souche ou cu-lée , et qui ne sont que collés par leur base à la cir-conférence de l’aubier ; le cœur du bois cesse devégéter. Il faudrait une écorce commune pour re-couvrir aussitôt l’amputation, et une agglutinationlongitudinale contre une portion subsistante del’ancien bois, pour que les pousses nouvelles pussents’y appuyer et s’élever à la place de l’arbre abattu ;mais il n’eu est pas ainsi: la coupe étant horizontaleet très-large et l’érection des pousses perpendicu-laire r il n’est pas possible que l’enveloppe de quel-ques nouveaux jets parvienne à la recouvrir , il fautnécessairement que l’ancien bois reste long-temps ànu, et pendant ce temps il se sèche , il se fend , secarie et communique aux nouvelles productions legerme de la pourriture.
Un moyen est indiqué pour prévenir ces incon-véniens : au lieu de laisser une culée entière, onl’enlève ou bien on la sépare de ses racines , dont onforme autant de canaux particuliers de végétation ,qui ont plus de proportion avec les jeunes pousses
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qu’ilÿdoivertt alimenter. Pour cet effets ©«ouvre laterre Autour de 4 ’àrbre qu’on veut abattre -1 , on dé-couvre les racines et on les coupe à quelque distanced« iftJMSpdbserVâtiitqvJé l’ampdfatioé faite* 1* par-tie de la ratine qui «olt'iekerlen terre «oit nette etsans fbnttef bn descend 1 jusque sdus la culée; on con-serve la |«rtio forte de Parbhce, et on gagne ainsiplusieurs pieds sur‘Sa longueur .-Tout es les racinesqui allaienPan tréhc deviennent autant de pieds par-ticuliers, qui fournissent de nouveaux rejets dèsqu’elles ont la communication immédiate de l’air|*r cette eKtténfité 1 . Cetteespèce.de'démembrementdes sotiches t trop/ vieilles est toujours avantageusepour les bois <jùé l’on abat. Ainsi, il y a cette dis-tinction à faire, que lorsqu’une souche est jeune etvigoureuse, il faut la laisser entière, parce que lespousses qu’elle produit sont promptement en étatde la recouvrir, et que les racines dont elle estpourvue accélèrent la végétation de ces nouvellespro-ductions ; mais qu’à l’égard des souches larges, il està propos d’en dégager les racines vives qui s’y trou-vent , pour en former la base de nouveaux jets. Ilest également utile d’enlever les culées surannéesd’anciens abatis, qui occupent inutilement beau-coup de place dans les forêts.
L’opération dont nous parlons se fait encore dansles taillis, où l’on trouve de vieilles souches de cé-pées. Le bûcheron doit ôter avec la main les feuilleset la mousse qui en recouvrent une partie, frapperla terre tout à l’entour avec la tète de la cognéepour découvrir les principales racines latérales, cou-per avec la cognée les grosses racines, en s’avan-çant de chaque côté dans le dessous de la souche,qui s’enlève aisément lorsqu’il ne se trouve point depivot, ou lorsque le pivot est pourri de vétusté : sila souche est garnie d’un pivot , il faut en séparerles racines dans le contour, et la blanchir en ôtanttoute l’écorce dont elle est recouverte. Les racineslatérales , ainsi séparées les unes des autres , repro-duisent des brins fort droits, qui, à la première ex-ploitation , forment autant de cépées nouvelles dontLes racines ont leurs chevelus ; l’organisation n’enest point interrompue par la communication avec lavieille souche, et toute la sève est employée à nour-rir le rejeton isolé.
L’enlèvement des vieilles souches exigeant quel-quefois autant de peine que l’abatage d’un arbre ,les propriétaires ou les adjudicataires sont dans l’u-sage d’en abandonner le profit aux bûcherons.
11 est inutile d’observer que l’extraction des sou-ches étant défendue par l’ordonnance , il est néces-saire que l’exception soit autorisée par l’acte de l’ad-judication.
Outre les avantages que procure l’extraction d< ssouches pour la régénération d’un bois, il en résulteencore une plus grande quantité de matières pour laconsommation.
Les souches les plus difficiles à extraire sont cellesdont l’arbre est séparé; c’est pourquoi il convient,dans les exploitations de futaie, de les enlever avecl’arbre ; on les sépare ensuite du tronc avec la scie.
Les souches des bois durs se fendent très-facile-mentjetàjpau de frais par le moyen de la poudre àcanon ; elles procurent un excellent chauffage.