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chose près, 29 pieds 2 pouces cubes. En effet, qu’onse représente un carré ayant 3 pieds 11 lignes ~± deligne en longueur et autant en largeur , il est évi-dent qu#Æa superficie contiendra 9 pieds 5 pouces 7lignes carrés : or, si l’on multiplie cette sur-face par 3 pieds 11 lignes , on aura 29 pieds etenviron 2 pouces cubes, comme on l’a dit. Le boisse mesure souvent par double stère, qui forme à-peu-près la voie de Paris . Y. Bois de chauffage, Cor-dage, Estimation, Mesure.
STÉRÉOMÉTRIE, mot formé du grec stéréos ,solide , et de metron , mesure ; mesure des solides.
C’est la partie de la géométrie qui enseigne lamanière de mesurer les corps solides, c’est-à-direde trouver la solidité ou le contenu des corps,comme des globes, des cylindres, des cubes, desvases , des vaisseaux , etc,
La stéréométrie est une science nécessaire au fo-restier pour le cubage des bois. Nous en avons traité,sous ce rapport , au mot Estimation.
STÉRILE, sterilis. ( T. de bot. ) Ne fructifiantpoint, ou bien inapte à recevoir ou opérer la fécon-dation.
STIGMATE. V. Pistil.
STIPULE, stipula. ( T. de bot. ) Appendicemembraneux ou loliacé , accompagnant de chaquecôté la base du pétiole d’une feuille, ou faisant leplus souvent corps avec lui.
STOLON. Drageon produit par une tige couchéeou une racine rampante , que l’on nomme stoloui-fère.
STOLON 1 FERE. ( T. de bot. ) Dont la tigepousse du pied comme de petites tiges latérales,grêles , stériles , susceptibles de radication , ou pro-pres à la transplantation.
STRATIFICATION , du latin stratum , lit, etde facere , faire : c’est l’action de mettre lit sur lit ;ce que les Latins appellent stratum super stratum.
Dans le jardinage et l’économie forestière, la stra-tification se fait à l’égard des semences, qui, expo-sées à l’air, perdraient promptement leur facultégerminative, soit parce que leur périsperme se ra-cornirait au point de ne pouvoir plus être ramollipar l’eau, soit parce que l’huile qu’elles contien-draient se rancirait et ferait perdre à l’embryonson principe de vie.
La stratification consiste à mettre dans un troufait en plein air , ou dans un vase placé dans unecave ou sous une remise , alternativement une cou-che de terre ou de sable, ou de bois pourri, ou demousse, et une couche de graine. En général, laterre ou le sable qu’on emploie ne doit être ni tropsec ni trop humide: trop sec, il absorberait l’hu-midité des graines ; trop humide , il les ferait pour-rir ou exciterait leur germination à une époque peufavorable au semis. Comme la stratification s’opèrepeu de temps après la récolte des graines , elles con-servent encore asséz d’humidité pour la commu-niquer au sable ou à la terre avec laquelle on lesstratifie.
Observons aussi qu’il y a des semences, telles queles glands, les châtaignes, les faînes, "qu’il fautmettre dans du sable sec, parce qu’autrement ellesgermeraient et s’épuiseraient en racines. A l’égard
des noix, des amandes et autres fruits à noyaux ,on les met dans du sable un peu humide, et si
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meme on s aperçoit qu’ils ne germent pas , on ar-rose légèrement le eable et on met le vase dans unlieu chaud, pour que les germes se développentpeu de temps avant de les semer; ce qui fait qu’onpeut en rompre le pivot, opération utile lorsqu’onsème en pépinière.
Les graines privées du contact de l’air et de l’ac-tion de la chaleur par la stratification, ne perdentpoint leur eau de végétation, et sont bien pluslong - temps à d’altérer que si elles fussent restéessoumises aux influences de ces agens, sans les-quelles il n’y a point de germination.
Les semences forestières que l’on peut conser-ver ainsi sont celles des arbres ci-après : chêne ,hêtre , châtaignier, sorbier, if, tilleul, poirier,pommier, néflier, cornouiller, genevrier , marron-nier d’Inde, noyer, mûrier, et les autres arbresdont les semences ont de l’analogie avec célles desarbres cfedessus.
STRIÉ, striatus. ( Y 1 , de bot. ) Dont la super-ficie a des lignes parallèles qui l’élèvent et l’abais-sent alternativement, mais qui sont mqins profon-des que celles qui recouvrent la superficie sillonnée.
STROBILE, strobilus. ( T. c/e bot. ) C’est unassemblage arrondi ou ovoïdal d’écailles coriacesou ligneuses , imbriquées en tous sens d’une ma-nière plus ou moins serrée autour d’un axe com-mun. C’est cette sorte de fruit que l’on nommeaussi cône, et qui est particulière aux pins, sapins,etc. V. Cône,
STYLE. ( T. de bot. ) Portion moyenne du pis-til , qui n’est pas essentielle à la fructification , etqui, lorsqu’elle existe, est insérée ordinairementausommetde l’ovaire, quelquefois sur son côté ou àsa base, et porte le stigmate. V. Pistilet Botanique.
STYRAX. V. Aliboufier.
SUAGE DE BOIS. ( T. de marine. ) C’est l’hu-midité qui sort du bois lorsqu’un vaisseau est neuf,qu’il fait chaud et que tout est fermé.
SUBORDINATION. Y. la Circul. du 8 août1809 , qui prescrit des mesures pour assurer la su-bordination des agens inférieurs envers leurs supé-rieurs.
SUBROGATION. Transmission des droits del’un en faveur de l’autre.
Les enchérissenrs sont successivement subrogésles uns aux autres par la renonciation du dernier àson enchère. ( Ord. de 1669,. XV, art. 26, 27et 3 o. ) V. Enchérisseurs.
SUBULÉ , subulatus. {T. debot.) Fait en alêne.
SUC DES PLANTES. Les végétaux ont deuxespèces de sucs très-différens : l’un, que Duhamelappelle la lymphe ou suc nourricier , et qui ne con-siste quedans la partie de la sève propre à nourrir laplante, ou plutôt qui est la sève elle-même ; l’autre,qu’on appelle suc propre et qui constitue la vertu, lespropriétés de la plante.
La lymphe est une liqueur sans couleur, sansodeur et peu différente de l’eau , qui existe danstous les végétaux en plus ou moins grande abon-dance. On peut, au printemps, retirer ce suc deplusieurs espèces d’arbres, particulièrement de l’é-