rable , du bouleau, du noyer , du charme, de l’or-me, du saule , etc. On l’obtient par la térébration,c’est-à-dire en perçant le tronc de l’arbre avec unetarière , quand la sève commence à monter, et enayant soin que le trou soit fait de bas en haut.Une racine coupée par l’extrémité rend plus de sucqu’une branche , et lorsqu’on fait une incision versle haut de la tige et une autre au bas, celle-ci donneconstamment plus de sève que l’autre.
Ue suc propre est uqe liqueur que l’on peut dis-tinguer de la lymphe par sa couleur, par sa consis-tance et par sa saveur^ qui varient beaucoup. Cesuc est blanc dans un grand nombre de plantes,dans celles connues sous la dénomination de plan-tes laiteuses , vert dans beaucoup d’autres, commedans la pervenche; jaune dans la chélidoine, rougedans le millepertuis élégant et dans le bois decam-pèche. La couleur change ordinairement par suitede l’exposition à l’air, où elle devient souventbrune, quelquefois noire, comme dans le sumacradicant. La consistance du suc propre est mucila-gineusç ou gommeuse dans le cerisier , le prunier ,l'abricotier ; gommo-résineuse dans l’euphorbe, lepavot ; résineuse dans les pins, les sapins , les ge-névriers. La saveur de ce suc est très-variable; elleest tantôt douce, tantôt âcre , tantôt piquante ,tantôt amère. Sa vertu est purgative dans le jalap ,narcotique dans le pavot, fébrifuge dans le quin-quina, émétique dans l’ipécacuanha.
Il y a des plantes dont les sucs sont les mêmesdans toutes les parties ; mais dans d’autres , les dif-férentes parties offrent des sucs différens. Cette cir-constance a lieu dans les feuilles, l’écorce , lesfleurs, Tes baies et les graines du sureau.
Les sucs propres sont quelquefois des poisons ;mais ce n’est que par l’habitude qu’on apprend àles connaître, parce qu’ils varient infiniment, queles plantes quiles fournissent appartiennent à toutesles familles, et que souvent dans la même famille,dans le même genre, il se trouve de ces plantesdont les sucs sont agréables , et d’autres qui lesont délétères ; la laitue en fournit un exemple.
La circulation des sucs propres est prouvée parun grand nombre d’observations; mais cette circu-lation ne suit pas rigoureusement la même marcheque la sève. Les canaux qui les renferment parais-sent plus grands que ceux qui contiennent la lym-phe; quoiqu’ils se trouvent en différens lieux, dansdifférentes plantes , ils sont, en général, placésdans l’écorceou l’aubier. V., à l’article Physiologie ■végétale, les mots Sève, Suc propre et Tissu vascu-laire. Y. aussi l’article Résine.
SUCCESSION. Quel est le mode d’évaluationdes bois pour la déclaration et le paiement desdroits d’enregistrement des mutations par décès?Comment doivent être considérées, pour la liquida-tion des droits de succession , les terres à l’usaged’une pépinière? V. Estimation.
La vente faite d’une coupe de bois taillis par l’u-sufruitier, doit subsister nonobstant son décès, etle prix de cette vente fait partie de l’actif de la suc-cession de cet usufruitier , quand même lors de sondécès l’exploitation de la coupe n’aurait été que com-mencée. ( Arr■ de la C. de cass. ,du?i juillet 1818.)
SUCCESSION DE CULTURE ou ASSOLE-MENT. ( T. d’agric. ) Quoique l’art des •assrilerfcensappartienne plus à l’économie rurale qtflà l’écôtio-mie forestière, nous croyons devoir présenter un brefaperçu des considérations générale* qne-M. Yvart,membre de l’académie des sciences , et nqtre col-lègue à la société royale d'agriculture, 1 a donnéessur cette importante matière, dans 1 e-Nouveaucours d'agriculture. 11 nous sera facile d’en tirerdes conséquences utiles à la culture des boit.
a On désigne ordinairement, dit-il, sous le nom desole chaque division annuelle et alternative' des ter-res, qu’on établit dans les exploitations rurales pourla commodité et le plus grand avantage de la culture.
» De ce nom, qui paraît dérivé du mot latinsolum , qui signifie sol, sont formés les mots asso-ler, dessaler , assolement. »
Ainsi l’on dit qu’une exploitation est soumise àtel assolement, c’est-à-dire qu’elle est partagée endeux, trois, quatre , ou un plus grand nombre dedivisions générales ou soles, selon que la cultureséparée de divers genres ou de diverses espèces deplantes, y est admise chaque année. On dit qu’uneterre a été dessolée lorsqu’on a changé son assole-ment habituel, et l’on désigne chaque sole sous lenom de la plante cultivée dans chacune des divi-sions, comme la sole du froment, celle du trèfle,la sole de l’avoine, celle de la luzerne , etc.
De toutes les opérations agricoles, l’assolementest celle qui exige de la part du cultivateur l’atten-tion la plus sérieuse et la plus soutenue, les calculsles mieux raisonnés, et la connaissance la plus ap-profondie de toutes les ressources de son art et de saposition locale.
M. Yvart pose plusieurs principes sur l’art desassolemens : voici l’extrait de quelques-uns de cesprincipes.
Premier principe. — Consulter i°. la nature duterrain; 2 0 . le climat; 3 °. la nature des végétauxqui paraissent y prospérer davantage; 4°* lus res-sources et les besoins locaux , les habitudes et lesusages, la facilité ou la difficulté des débouchés ,ses propres besoins; 5 °. la population et les res-sources que présentent les ateliers, fabriques et ma-nufactures; 6°. l’ordre des travaux nécessaires àchaque culture. Il donne, sur chacun de ces objets ,des explications qui sont d’un grand intérêt, et quine peuvent être analysées.
Second principe. — « Pour déterminer le retourpériodique plus ou moins fréquent des mêmes vé-gétaux sur le même champ, le cultivateur doit pren-dre aussi en considération la nature plus ou moinsépuisante de chaque végétal, d’abord relativementà son organisation et à sa végétation particulières,et ensuite relativement au mode de culture auquelil doit être soumis.
» Un très-grand nombre de faits décisifs démon-trent que les végétaux ne tirent pas seulement leurnourriture de la terre dans laquelle ils sont implan-tés, mais aussi en très-grande partie de l’atmo-sphère dans laquelle ils sont plongés; que les ra-cines ne sont pas par conséquent, comme on l’a crulong-temps, et comme un assez grand nombre depersonnes le supposent encore, les seuls organes
107*