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mie partie des fluides nécessaires à leur nourriture,llette couche est composée de différentes espèces depierres.f|t ta terres, qui la modifient de mille ma-nières , pt (a,rendent plu^ ou moins propre à la cul-ture. Il y p. peu d’espaces où la terre, de si mauvaisequalité qu’elle soit, ne puisse nourrir quelques plan-tes ; mais toutes les espèces de bois ne conviennentpas à la même nature de terre : les unes y viennentbien, d’autres moins bien, et d’autres enfin n’yréussissent pas du tout. La qualité de la terre influeencore sur 1a qualité des bois; on sait que les chê-nes , les ormes, etc., qui ont cru dans des marais ,ont leur bois fort tendre et sujet à pourrir prompte-ment. Les terrains substantiels et fertiles produisentdes arbres dont le bois est doux et liant ; les ter-rains secs produisent des arbres moins beaux, maisdont le bois est très-dur. Enfin, les arbres viventplus ou moins long-temps, suivant la nature desterres où ils sont plantés. 11 est donc très-importantque le forestier connaisse les différentes espèces deterres qui composent les terrains destinés à la cul-ture des bois ou sur lesquels reposent les forêts,dette connaissance le guidera dans le choix des es-sences à multiplier et dans les opérations d’aména-gement.
§ 2. — Des différentes espèces de terres.
Les principales espèces de terres sont : les terresalumineuses ou argileuses , les terres siliceuses ,les terres calcaires et les terres magnésiennes. 11 y ad’autres espèces de terres , telles que la zircone , labaryte, la stmntiane , la glucine , etc. , qu’il n’estpas nécessaire aux forestiers de connaître.
Ces terres se rencontrent rarement dans l’état depureté ; elles forment, par leurs mélanges dans desproportions très-variées, un grand nombre d’es-pèces ou variétés de terrains.
Différentes couches superposées les unes aux au-tres, et qui, variant paV leur nature, leur couleur,leur épaisseur, etc., constituent la masse de la terrejusqu’à une certaine profondeur, ainsi que le fontremarquer les excavations et les coupes perpendicu-laires pratiquées dans le sein de la terre.
On suppose que toute espèce de terre repose surdes bancs de pierre, et en définitive sur le granit.
L’examen de ces faits appartient à la géologie ;nous ne devons nous occuper ici des différentes es-pèces de terres et de leur combinaison qu’er. ce quiconcerne la culture des arbres.
11 est reconnu qu’il entre fort peu de terre dansla formation des plantes , ainsi que le prouve la fai-ble portion de terre qui se trouve dans les cendreslessivées provenant des végétaux. Plusieurs expé-riences prouveraient même que les arbres et autresvégétaux ne tirent aucune matière solide du sol oùils végètent, et que toute leur substance est forméedes fluides de l’atmosphère : d’où l’on peut conclureque pour juger de la qualité des terres par rapportà l’accroissement des arbres, il faut principalements’assurer combien une espèce de terre est propre parelle-même à recevoir , conserver , préparer et com-muniquer les fluides qui viennent du dehors, et dansquelle proportion elle-possède, par son mélange,cett* fncnïté. “
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Dans leur état de pureté et d’isolement, les di-verses espècçs de, terres sont, en général, impro-pres ou peu propres^ la y?gé talion des plantes : telssont l’ argile , la traie , la .jpame et le sable.
h'hfimus lui-même ou terreau, ainsi que la tourbe,ont besoin, suivant l’observation de plusieurs agri-culteurs, d’êfjvç, fi l’état soluble pour servir à lanourriture des/yégét^ux, et i^s.n’arrivent artificiel-lement à sqt éte^qqç successivement par l’actiondes gaz atmosphériques pou par leur mélange avecdes terres caktùrçes, avec descendre? et par l’éco-buage. Ainsi ,'|p,tet 1 rea,ù i et ta .toqrbe enterrés de-puis long-temps une certaine profondeur , ne sontpoint propres a la végéltatipfi.
Il en est de même des pierres et des roches nuesoù il ne se trouve point de parties terreuses.
Mais, ainsi que nous l’avons dit, cet état de pu-reté et d’isolement est heureusement très-rare à lasurface de la terre , et il y a fort peu de terrains oùil ne soit possible de faire venir quelque espèce debois; l’objet important est d’approprier lés essencesau sol, et cela avec'd’àutant plus de raison , qu’qune doit pas songer , comme en agriculture èt dansle jardinage, à opérer des mélangea artificiels deterres, ou des amendemens qni seraifent! beaucouptrop coûteux. ' <1
D’ailleurs il ne faut pas perdre de 'Vite , ùbhs ditDuhamel, que les bonnes terres doivent êtri-réser-vées pour l’agriculture, et que celles de médiocrevaleur étant destinées à être plantées en bois, c’estprincipalement du choix des essences qu’on peut at-tendre quelque succès. . : ■
On divise Les terres en deux classes principales,les terres fortes et les terres légères ; . ... . 'i *
Le sable pur et l’argile pure sont les deux extrê-mes, et de l’alliage des différentes espèces do sableset des différentes argiles il résulte des terrains denature fort différente: plus il y aura de sahle ou deterreau , plus le terrain sera léger ; plut il y Aura,au contraire, d’argile, plus il sera compacte et plusla terre sera forte.
§ 3 . — Des terresfortes. ■ '
Les terres fortes sont les terres glaiseuses 014 argi-leuses et les terres marneuses.
Ces terres , lorsqu’elles sont mouillées, sont dou-ces au toucher, grasses et fangeuses, et elle» ontune pesanteur remarquable. Si on les pétrit et qu’onen forme un corps , elles se durcissent par lç dessè-chement, et lorsqu’on les coupe avec un couteau, lacoupure est unie et onctueuse au toucher, bien queces terres ne renferment aucune matière huileuse.
Toutes ces espèces de terres ont encore la pro-priété de se durcir tellement par le feu , qu’elles nese laissent plus pénétrer par l’eau, ou du moinsque très-difficilement.
L’ argile est un mélange de silice et d’alumine,happant la langue et susceptible de se ramollir dansl’eau , de se durcir considérablement au feu. On latrouve par couches dont l’épaisseur et la profondeurvarient beaucoup; quelquefois elle est pure", maisplus souvent elle est mélangée avec d’autres terres.Elle existe en masse dans les pays granitiques ouschisteux,- et parait y avoir été formée err même