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Tome second.
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temps que lé ëchîste, dont au réste toutes lés ar-giles diffèrent peu. Il ÿ 'en a de beaucoup de cou-leurs : les plus ordinaires ’ soit la jaune, la "bleueet la verte. On eu tfôtave aussi de parfaitementblanche , de noire et 'dé tVïùleuîi 1 nielangéëà. Cellequi est blanche est’sÇiuvérir émpljoYée [four la fabri-cation de la poterie V^'dé laTorcelairte , et tômmeterre à foulon. Les- diverses toülëurs dë ï’argile dé-pendent, suivant l’opînioff de Duhamel, de l’al-liage des substances Métàlliéju'èB.’ L’argile qui con-tient beaucoup de sûbst’anceV Vîtrlûliques esit lamoins propre pour la TCfl'étèftiôtt.'Eii général, l’ar-gile pute etsans mékifgé"d , auctine Aètre espèce deterre est complètement LnŸértiljî.

L’argile présente un tres-1 grand avantage par sonmélange avec les terres calcaires, les terres siliceuseset autres terres légères, en retenant l’eau des pluies,que celles-ci laisseraient passer, si elles n’étaientpoint unies avec elle. C’est l’argile qui sert de lit àpresque toutes les eaux oui coulent dans la terre età sa surface : sans elle , dit M. Bosc, la moitié du,globe serait inhabitable.

Êlif çxi^ej soitppipme partie constituante, soitcommq.papti^ ipïégraaite, dans ün grand nombrede pierres : par exemple, le schiste, le gypse et lachaux çarbonatée*

L’argile pure ne laisse point passer l’eau; cepen-dant, eUei^’en imbibe à la longue : alors elle de-vient tçnaçe, susceptible de prendre sous la maintoutes les forcées possibles, de se couper dans tousles sens et même de prendre une espèce de poli.Kl le .est/ absolument infusible, et éprouve beau-coup de retrait par la cuisson.

Il V' n peu d’argiles pures : presque toutes sontmélangées dans des proportions sans nombre avecde la silice , de la chaux, du fer et autres substan-ces, qui modifient de mille manières la qualité desargiles, quelquefois jusqu’à leur faire perdre leurpropriété.

Cette terre , comme nous l’avons dit, exerce unegrande influence parmi les autres terres. C’est à elleque l’on doit, dans les pays à couches, sur-tout dansles ptaines, la formation et la durée des couransd’eau souterrains qui donnent naissance aux sour-ces : c’est elle qui conserve l’humidité dans la couchesupérieure du sol, soit lorsqu’elle s’y trouve mêléeou qu’elle forme la couche inférieure. Il faut que lesbancs d’argile ne soient ni trop éloignés ni troprapprochés de la couche végétale, parce que , dansle premier cas, l’eau est trop profonde pour se va-poriser et pouvoir abreuver les racines des plants ,et que , dans le second , elle s’évapore trop rapide-ment par l’effet de la chaleur et des vents.

L’infertilité de l’argile peu mélangée avec d’au-tres terres vient de ce que les racines des plantes nepeuvent la pénétrer, de ce que l’eau y est trop abon-dante pendant l’hiver et après les pluies, et pasassez dans les sécheresses de, l’été , et de ce que’ par'On retrait elle se fendille et comprimé les ràcinesdes plants bu des jeunes arbres.

On fait perdre à l’argile sa trop grande ténacitéen écobuant }a surface du terrain ; ce,qui est prati-cable quand on a à sa disposition des brindilles ,

Tome II.

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des femlïeS'et'des herbçs sèches.V.'^’p'i’ur plti» d'édêveloppeièêiit^ l’article Argile.

La matité, qui 1 est uri 1 mèlàijge de èitciâje et d’ar -gile 1 suscteptîhlè dé së déliter a ' l*àir, est aussi très-compacte, mai? moins éiéqueuse que l’argilè; sacouleur varie beaucoup suivant les substances fer-rugineuses qui's’y trouvent mêlées. Elle est ordi-nairement blàitthe , grisé, bleue , rougeâïre ou jau-nâtre. Là marne se distingue de l’argile en ce que,si 0 ri y jette de l’eau forte lorsqu’elle est sèche ,qlle produit une forte effervescence ; ce qui prouveqn’elle’renfèrme beaucoup de parties (calcaires, les-quelles, dans leur mélange , sont très-favorables àla Végétation : aussi lorsqu’elle est exposée à l’airet qu’elle se décompose , ce qui arrive très-promp-tement, elle produit beaucoup plus d’effet sur lesplantés que l’àrgilë, dont la décomposition est bienplui’lentè. (

Néanmoins la marne pure, nouvellement extraite,'est 1 tout aussi peu' propre à la végétation que l’argilequi se 'trouve dans le même état.

On disfihgue les marnes en marnes argileuses eten marnés calcaires , suivant que l’argile ou lecalcaire domine. Toutes lés marnes sont produitespar le détritus des madrépores et des coquillagesmarins; elles ont été déposées en couches plus oumoins épaisses et voisines de la terre par les eaux ,qui tenaient leurs molécules en suspension lorsquela mer couvrait les continens actuels.

La glaise est une espèce d’argile, qui , comparéeà l’argile ordinaire, est plus grasse et plus tenace.C’est Ta pliis forte des terres, celle qui se charge leplus d’humidité et qui la retient le plus fortement ;elle est plus douce, plus fine et plus gluante autoucher, que l’argile ordinaire ; elle se gonfle beau-coup par l’humidité et par l’effet de la gelée, ce qui,joint à sa densité, la rend impropre aux semis; mpissi elle est mêlée dans des proportions convenablesavec des terres légères, elle devient très-fertile. VGlaise.

Les terres fortes sont donc celles où doniineii.t laglaise, l’argile ou la marne. Plus elles se rappro-chent de l’état de pureté, plus elles sont compactes,et moins elles conviennent à la culture du bois ,parce que les racines des arbres ips pénètrent diffi-cilement ; que d’ailleurs ces masses compactes d’ar-gile ou de marne ne sont pas vivifiées par l’actiondissolvante des météores, pt qqe lorsque les eauxdes pluies et des neiges s’y introduisent, ces.eauxne peuvent concourir à la nourriture,des plantes ,attendu que le manque d’air et d’issue les reqd sta rgnantes , acides et de nature nuisible.

Mais quand ces espèces de terres sont mêlée* dusables, de graviers , de pierrailles ou d 'humus, ellesdeviennent plus ou moins fertiles suivant Je, pro-portions du mélange. Lorsque , par exemple , unfond de glaise est allié à beaucoup de sable, il formece qu’on appelle un sable gras, espèce de terre ex-cellente pour tous les arbres, puisqu’une pareilleterre s’étend sans presque changer de nature jusqu’àl’eau, qu’on trouve à 3 ou 4 mètres de profondeur,a Nous y avons vu, dit Duhamel, croître presqueavec un égal succès les arbres ordinaires du pays ,tels que le chêne, le hêtre, le châtaignier, le charme

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