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Tome second.
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VÉG

Greffe.

Boutures

Ecussons.

Botjtohs.

vent devenir autant de plantes aussiparfaites que celle à laquelle elles ap-partenaient. Si lexpérience journa-lière ne nous offrait sans cesse cephénomène dans lart de multiplierpar la greffe, par les bou tures, je nesais pas si le croire ne passerait paspour un excès d'extravagance ; cestcependant un fait quil nest plus pos-sible de révoquer en doute. Combiendonc néprouverait-on pas plus derépugnance encore à croire que danschaque bouton , que lon trouve placédespace en espace sur un Tameau, ily a une plante pourvue de tous lesorganes qui composent la plante laplus parfaite? Cest encore ce quelexpérience confirme tous les jours ,et ce quelle nous montre dans lartde multiplier par le moyen des écus-sons. Ces boutons dont nous parlonssont destinés à servir dabri, pendantlhiver, aux parties délicates quilsrenferment, ils ne contiennent pastous des rameaux : les uns ne doiventproduire que des feuilles, dautresque des fleurs; mais il y en a qui pro-duisent, la même année, des feuilles,des fleurs et du bois. Pour avoir oc-casion dobserver successivement lesfeuilles, les fleurs, les fruits et lesdifférentes parties qui les composent,nous allons suivre, dans ses dévelop-pemens successifs, le bouton à bois età fleurs, le bouton mixte proprementdit.

Au renouvellement du printemps,nous le voyons se gonfler ; les écaillesqui le composent sécartent, laissentun passage libre aux parties quellesrenferment: voilà cette nouvelle pous-se que le cultivateur appelle bourgeon.

Ce bourgeon est à peine développé,que lon remarque déjà, sur toute sasuperficie , des feuilles placées des-pace en espace, et portées chacune parune queue que lon nomme pétiole.Entre chaque pétiole et le rameau,onpourrait déjà voir un nouveau boutonsemblable à celui d cette nouvelletige vient de sortir ; ce bouton, lan-née densuite, remplira les mêmesfonctions.

On nomme foliation linstantcommencent à paraître les feuilles :on les voit prendre la forme et la di-rection qui leur sont propres, et resterattachées aux rameaux jusquaux ap-Efieuillaison proches de lhiver ; cest à cet instant,à moins quelles ne soient vivaces ,quelles quittent les rameaux et vontcouvrir la terre, à laquelle elles ren-dent avec usure ce quelles en avaientreçu.

Bourgeon .

Feuilles.

Foliation.

Pétiole.

Parenchyme.

Sommet.

Côté.

Surface supé-rieure.

Surface infé-rieure.

Stipules.

Bractées.

Vrille.

Poils.

Glandes.

Pores.

Transpiration.

Flou aison.

Fleur.

Complète.

Incomplète.

VE G

Cest de lépanouissement du pé-tiole que sont formées les nervuresque lon rencontre sur la surface desfeuilles, et ces ramifications dunefinesse extrême, dont une substancepulpeuse, que lon nomme paren-chyme , remplit les intervalles. On re-marque dans la feuille lextrémitéopposée au pétiole, que lon nommele sommet ; et ce même bord, qui , àlextrémité supérieure de la feuille,se nomme sommet , porte sur les par-ties latérales le nom de coté. Unefeuille est communément aplatie; ondistingue sa surface supérieure davecsa surface inférieure ; et si elle na pasde pétiole, on remarque la manièredont elle est insérée sur la tige ou lesrameaux.

Quelquefois on trouve de chaquecôté du pétiole deux petites feuillesque lon nomme stipules; leur formeest toutà-fait différente de celle desautres feuilles de la plante. Ces mê-mes feuilles, si on les rencontre surun pédoncule, ou à la base, dunefleur, changent de nom ; on les ap-pelle bractées : dautres fois on trouvesurlgs côtés du pétiole, ou à son ex-trémité, une production filamenteuseet diversement contournée, que lonnomme vrille ; ou bien quelquefoisencore on y rencontre des poils, desglandes, des rugosités, etc.

Si lobservateur attentif veut porterses regards du côté de lutilité desfeuilles , relativement à la plante quien est pourvue , il trouvera quellessont si nécessaires au végétal, que ,lorsquil en est privé, il devientlan-guissant, et quelquefois même périt;si on les observe au microscope, onvoit leur surface, ou plutôt leur épi-derme percé dune infinité de trousdune finesse extrême, destinés, lesuns, à pomper lair et leau qui doi-vent servir à entretenir la fluidité dela sève, et les autres à la transpira-tionsensibleecinsensiblede la plante.

Après avoir examiné les feuillesdont le développement précède pres-que toujours linstant de lapparitiondes fleurs, que lon nomme floraison,nous allons entrer dans quelques dé-tails sur la structure de la fleur pro-prement dite , sur son organisation etsur ses fonctions tant générales queparticulières.

On remarque dans les fleurs qua-tre parties principales : 1 ". le calice;2 0 . la corolle; 3°. les étamines, et4°. les pistils. Une fleur est complètequand elle a ces quatre parties biendistinctes ; elle est incomplète, si elle