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VÉG
Greffe.
Boutures
Ecussons.
Botjtohs.
vent devenir autant de plantes aussiparfaites que celle à laquelle elles ap-partenaient. Si l’expérience journa-lière ne nous offrait sans cesse cephénomène dans l’art de multiplierpar la greffe, par les bou tures, je nesais pas si le croire ne passerait paspour un excès d'extravagance ; c’estcependant un fait qu’il n’est plus pos-sible de révoquer en doute. Combiendonc n’éprouverait-on pas plus derépugnance encore à croire que danschaque bouton , que l’on trouve placéd’espace en espace sur un Tameau, ily a une plante pourvue de tous lesorganes qui composent la plante laplus parfaite? C’est encore ce quel’expérience confirme tous les jours ,et ce qu’elle nous montre dans l’artde multiplier par le moyen des écus-sons. Ces boutons dont nous parlonssont destinés à servir d’abri, pendantl’hiver, aux parties délicates qu’ilsrenferment, ils ne contiennent pastous des rameaux : les uns ne doiventproduire que des feuilles, d’autresque des fleurs; mais il y en a qui pro-duisent, la même année, des feuilles,des fleurs et du bois. Pour avoir oc-casion d’observer successivement lesfeuilles, les fleurs, les fruits et lesdifférentes parties qui les composent,nous allons suivre, dans ses dévelop-pemens successifs, le bouton à bois età fleurs, le bouton mixte proprementdit.
Au renouvellement du printemps,nous le voyons se gonfler ; les écaillesqui le composent s’écartent, laissentun passage libre aux parties qu’ellesrenferment: voilà cette nouvelle pous-se que le cultivateur appelle bourgeon.
Ce bourgeon est à peine développé,que l’on remarque déjà, sur toute sasuperficie , des feuilles placées d’es-pace en espace, et portées chacune parune queue que l’on nomme pétiole.Entre chaque pétiole et le rameau,onpourrait déjà voir un nouveau boutonsemblable à celui d’où cette nouvelletige vient de sortir ; ce bouton, l’an-née d’ensuite, remplira les mêmesfonctions.
On nomme foliation l’instant oùcommencent à paraître les feuilles :on les voit prendre la forme et la di-rection qui leur sont propres, et resterattachées aux rameaux jusqu’aux ap-Efieuillaison proches de l’hiver ; c’est à cet instant,à moins qu’elles ne soient vivaces ,qu’elles quittent les rameaux et vontcouvrir la terre, à laquelle elles ren-dent avec usure ce qu’elles en avaientreçu.
Feuilles.
Foliation.
Pétiole.
Parenchyme.
Sommet.
Côté.
Surface supé-rieure.
Surface infé-rieure.
Stipules.
Bractées.
Vrille.
Poils.
Glandes.
Pores.
Transpiration.
Flou aison.
Fleur.
Complète.
Incomplète.
VE G
C’est de l’épanouissement du pé-tiole que sont formées les nervuresque l’on rencontre sur la surface desfeuilles, et ces ramifications d’unefinesse extrême, dont une substancepulpeuse, que l’on nomme paren-chyme , remplit les intervalles. On re-marque dans la feuille l’extrémitéopposée au pétiole, que l’on nommele sommet ; et ce même bord, qui , àl’extrémité supérieure de la feuille,se nomme sommet , porte sur les par-ties latérales le nom de coté. Unefeuille est communément aplatie; ondistingue sa surface supérieure d’avecsa surface inférieure ; et si elle n’a pasde pétiole, on remarque la manièredont elle est insérée sur la tige ou lesrameaux.
Quelquefois on trouve de chaquecôté du pétiole deux petites feuillesque l’on nomme stipules; leur formeest toutà-fait différente de celle desautres feuilles de la plante. Ces mê-mes feuilles, si on les rencontre surun pédoncule, ou à la base, d’unefleur, changent de nom ; on les ap-pelle bractées : d’autres fois on trouvesurlgs côtés du pétiole, ou à son ex-trémité, une production filamenteuseet diversement contournée, que l’onnomme vrille ; ou bien quelquefoisencore on y rencontre des poils, desglandes, des rugosités, etc.
Si l’observateur attentif veut porterses regards du côté de l’utilité desfeuilles , relativement à la plante quien est pourvue , il trouvera qu’ellessont si nécessaires au végétal, que ,lorsqu’il en est privé, il devientlan-guissant, et quelquefois même périt;si on les observe au microscope, onvoit leur surface, ou plutôt leur épi-derme percé d’une infinité de trousd’une finesse extrême, destinés, lesuns, à pomper l’air et l’eau qui doi-vent servir à entretenir la fluidité dela sève, et les autres à la transpira-tionsensibleecinsensiblede la plante.
Après avoir examiné les feuillesdont le développement précède pres-que toujours l’instant de l’apparitiondes fleurs, que l’on nomme floraison,nous allons entrer dans quelques dé-tails sur la structure de la fleur pro-prement dite , sur son organisation etsur ses fonctions tant générales queparticulières.
On remarque dans les fleurs qua-tre parties principales : 1 ". le calice;2 0 . la corolle; 3°. les étamines, et4°. les pistils. Une fleur est complètequand elle a ces quatre parties biendistinctes ; elle est incomplète, si elle