Nectaire.
Calice.
Corolle.
Pe'tales.
Fructifica-
tion.
Fécondation.
Ovaire.
Embryons îlessemences.
Castration.
Pistils.
Style. Stigmate.
VÉG
VÉG 989
est privée d’une seule de ces parties.
Dans une fleur complète, mais donttoutes les parties sont simples, lespistils occupent le centre, les étami-nes les entourent ; la corolle occupele second rang, et le calice le troi-sième. Quelquefois, entre les étami-nes et la corolle, on trouve des es-pèces de productions minces et êolo-rées, qui ne ressemblent ni aux pé-tales, ni aux étamines, ni aux pistils,ni au calice, et que l’on nomme nec-taires , mais que quelques botanistes,dans l’intention de fixer d’une ma-nière déterminée ce que l’on doit en-tendre par corolle et calice , ont ap-pelées pétales , quand ces petits corpsse sont trouvés placés immédiatementderrière les étamines.
Selon l’acception la plus commune,le calice est cette enveloppe exté-rieure et communément verte quel’on regarde comme une productionde l’écorce de la plante. La corolleest cette enveloppe colorée, compo-sée d’une ou de plusieurs pièces, quel’on nomme pétales; elle fait l’orne-ment de la plante, et l’on croit qu’elleest produite par une extension du li-ber ; mais ce qu’il y a de malheureux,c’est qu’on n’est encore guère d’accordsur le nom que l’on doit donner à cesdeux parties essentielles; souvent l’onnomme corolle ce que l’autre appellecalice ou nectaire , et de là naissent desdifficultés sans nombre, qui 11e man-queraient pas d’embarrasser considé-rablement celui qui fait les premierspas dans la carrière de la botanique ,s’il ne savait se tenir en garde contreces changemens-arbitraires.
La corolle ne s’ouvre que lorsqueles organes de la fructification, c’est-à-dire lorsque les étamines et les pis-tils approchent de l’instant où doits’opérer la fécondation. A la base dupistil, on trouve assez ordinairementune petite protubérance, une petiteboule que l’on nomme ovaire. C’estdans cette petite boule que sont con-tenus les rudimens ou les embryonsdes semences, et c’est là qu’ils sontfécondés par la poussière séminale desétamines. Cette poussière est reçuepar le stigmate (c’est ainsi que l’onnomme la partie supérieure du pistil),et y est si nécessaire, que si l’on cou-pe les anthères avant l’émission decette poussière fécondante, ou quel’on s’oppose à ce qu’elle soit répan-due sur les stigmates, toutes les grai-nes sont stériles.
Les pistils reposent sur l’ovaire ; ilssont composés du styleetdu stigmate.
Étamines.
Filet. Anthère.
Sexes.
Hermaphrodite
Unisexuelle.
Mâle.
Femelle.
Effloraison.
Pédoncule.
Fr bit.
Péricarpe.
Placenta.
Sémi ration.
Reproductionou multiplica-tion par lessemences.
On remarque leur nombre, leur for-me et leur grandeur même, soit entreeux, soit comparée à celle des éta-mines ou des pétales.
Les étamines sont insérées ou surle germe, ou sur le placenta, ou sur lacorolle, ou sur le calice ; elles sontcomposées du filet et de l’anthère. Ouremarque le nombredes étamines, leurinsertion, leur grandeur respective oucomparée avec celle des pistils ou despétales, et leur réunion, soit par leursanthères , soit par leurs filets.
La plupart des fleurs sont herma-phrodites, c’est-à-dire qu’elles ontétamines considérées comme organesmâles, et pistils comme organes fe-melles. Lorsqu’une fleur n’a que desétamines, elle est unisexuelle mâle ;si elle n’a que des pistils sans étami-nes , elle est unisexuelle femelle.
C’est ordinairement peu de tempsaprès la fécondation des fleurs qu’ar-rive l’effloraison. Les pétales quittentle pédoncule; l’ovaire se grossit, pré-sente même quelquefois plus de sur-face, lui seul, que tonte la plante à la-quelle il appartient : voilà le fruitproprement dit, dans lequel sont con-tenues les semences. On distinguedans le fruit le péricarpe, le placenta,la graine, et comme dans toutes lesautres parties des plantes , la forme ,la situation, la consistance, etc.;mais ces graines comment se sème-ront-elles? Qui est-ce qui ira porterchaque graine précisément dans lelieu qui sera le plus propre à favoriserson développement? La nature, quia tout prévu , a disposé tout pour querien ne s’opposât à la sémination desgraines ; elle a donné en outre à cha-que plante la faculté de produire unbien plus grand nombre de semencesqu’il n’en aurait fallu , si elles eus-sent dû être employées toutes à la re-production; mais elle a compté surce qu’il en fallait pour la pâture desanimaux, pour la nourriture del’homme même, sur ce qui seraitporté par les vents sur des terrainspeu convenables, sur ce qui seraitétouffé par d’autres plantes, submer-gé ou foulé aux pieds, etc., de ma-nière qu’il n’en vient guère à bienque le nombre nécessaire. Leur dis-persion ou sémination est presquetoujours assez bien favorisée par lescirconstances; et cet équilibre, si né-cessaire entre le dépérissement desvégétaux et leur reproduction, setrouve on ne peut pas plus justemententretenu.
L’herbe, lorsqu'elle a donné des