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Tome second.
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V El

VÉG

Mort.

Nombre desplantes.

graines une ou deux fois , périt assez 'Age. ordinairement : il est bien rare que j

sa durée aille au-delà de trois ans. )Mais il nen est pas de même de lar- jbre; il vit presque toujours un grandnombre dannées, et il y en a même iqui vivent pendant plusieurs siècles; Isi lon en excepte un très-petit nom-bre, ils donnent, tous les ans, et desfleurs et des fruits, jusquau momentoEPÉRtaSBMF.sT les sucs nourriciers, cessant dê-tre en juste proportion avec les so-lides , la réparation néquivaut plusà la déperdition , et larbre, commelherbe, prend un air de langueur, sedessèche, dépérit et meurt.

11 sen faut bien que lon sache aujuste le nombre des plantes qui re-couvrent la surface de notre globe :on porte déjà le nombre des espècesconnues à 2.0 mille (aujourdhui 3omille ), et tous les jours nous en dé-couvrons encore qui nont point étécomprises dans cette énumération.Utilité »le la ho- Il est nécessaire de reculer les li-taniqtie. mites de ses connaissances, tant quecela peut tourner au profit de lhu-manité ; mais je crois quil serait foudessayer à étudier cette immensequantité dobjets, dont lidée seuleeffraie. Peut-on attendre quelque uti-lité de ce dont on ne peut avoirquune connaissance aussi superfi-cielle?

Ce qui toi»a Lhomme, obligé de veiller à salhomme à sa- conservation, fut de tout temps forcé«tonner alétuile au besoin dune attention suivie , dans«tes plantes. lusage quil fit des productions destrois règnes. Cette attention et un peudexpérience lui suffirent sans doutetant quil ne porta pas ses regards au-delà de ce qui lui était purement né-cessaire , de ce qui lui était prescrit parla nature ; mais sa curiosité ne tardapas à lentraîner plus loin ; en mêmetemps quil vit ses connaissances semultiplier , il sentit ses ressourcessépuiser, et se trouva plus que jamaisexposé à lerreur. Obligé de chercherquelques moyens de sen garantir , ilcommença par se faire un plan mé-thodique ; ce plan le guida quelquetemps, mais bientôt encore il lui de-vint absolument inutile ; la premièreméthode ne fut pas plutôt créée que denouvelles découvertes la rendirent in-suffisante : une seconde, une troi-sième méthode eurent à-peu-près lemême sort, parce que lentreprise setrouva toujours au-dessus des moyensde lexécuter. On crut mieux réussiren rassemblant des plantes de tous lest .. coins du monde, en les cultivant dans

niques. des jardins botaniques , et de celles

Invention .lesméthodes.

quon ne put transporter ni cultiver,Hkrbibrs. on en fit des herbiers; mais quest-ilarrivé? Il semble quon ait pris soinde cultiver le champ des autres ,pendant quon a laissé son proprechamp en friche ; car il sen faut bien(il est humiliant den faire laveu )quece qui vient sous nos pas soit connu.Est-il donc encore un moyen de répa-rer tout ce temps perdu? La perte dutemps est irréparable ; mais si lhom-me se contentait détudier ce qui en-vironne le point quil occupe sur laterre ; sil apprenait à connaître, etce qui peut lui servir, et ce qui peutlui nuire, il aurait de bien plus fré-quentes occasions dadoucir les ri-gueurs de son sort. Au milieu de sespossessions, il vivrait tranquille; uneMéthodes, méthode simple le mettrait à labrileur nécessité, de toute erreur; il pourrait se livrerà des recherches utiles, et saperce-vrait bientôt quon ne connaît encoreque lécorce de la botanique, dégui-sée sous un appareil scientifique etimposant. V., pour les développe-mens, les mots Arbre , Botanique ,Physiologie végétale, Plante .

VÉGÉTATION , vegetatio. Cest le développe-ment successif des parties qui concourent à la per-fection du végétal. On distingue en général, dans lavégétation, la germination et l accroissement.

On a publié sur le phénomène de la végétationun grand nombre de théories plus ou moins ingé-nieuses. Nous avons rapporté , à larticle Physiolo-

f ie végétale , 4 e -» 5 e . et 9 e . sections de cet article ,'opinion de M. Mirbel, lun des savans qui se sontle plus occupés de la physiologie végétale. V. cetarticle.

VEINÉ , venosus. ( T. de bot. ) Ce mot se dit desparties dans le tissu desquelles on aperçoit distinc-tement un grand nombre de ramifications que loncompare aux divisions et aux subdivisions des ar-tères et des veines des animaux; il semploie aussipour signifier ce qui est recouvert de nervures fineset superficielles.

VEINES DES BOIS. On appelle veines, dans lebois, les bandes ou rayures colorées , droites oucourbes , plus ou moins larges , plus ou moins clai-res , quon aperçoit à la surface dun bois poli, etqui tranchent avec le fond de sa couleur. Ces sortesJe veines ajoutent beaucoup à la beauté des boisemployés, soit comme bois pleins, soit en placage.Le noyer, lacajou, lolivier, le mancenillier enont de très-sensibles. La manière dont se formentles veines dans le bois ne parait pas avoir été expli-quée. Lorsquil est dans toute sa fraîcheur et quilvient dêtre poli, les veines sont moins apparentesquau bout de quelques années ; leur couleur pro-pre se renforce à mesure que le bois vieillit, et cechangement a lieu beaucoup plus tôt quand lesmeublescomposésde ces bois restent continuellementexposés au grand jour ; ce qui sem ble prouver que ces