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Mort.
Nombre desplantes.
graines une ou deux fois , périt assez 'Age. ordinairement : il est bien rare que j
sa durée aille au-delà de trois ans. )Mais il n’en est pas de même de l’ar- jbre; il vit presque toujours un grandnombre d’années, et il y en a même iqui vivent pendant plusieurs siècles; Isi l’on en excepte un très-petit nom-bre, ils donnent, tous les ans, et desfleurs et des fruits, jusqu’au momentoEPÉRtaSBMF.sT où les sucs nourriciers, cessant d’ê-tre en juste proportion avec les so-lides , la réparation n’équivaut plusà la déperdition , et l’arbre, commel’herbe, prend un air de langueur, sedessèche, dépérit et meurt.
11 s’en faut bien que l’on sache aujuste le nombre des plantes qui re-couvrent la surface de notre globe :on porte déjà le nombre des espècesconnues à 2.0 mille (aujourd’hui 3omille ), et tous les jours nous en dé-couvrons encore qui n’ont point étécomprises dans cette énumération.Utilité »le la ho- Il est nécessaire de reculer les li-taniqtie. mites de ses connaissances, tant quecela peut tourner au profit de l’hu-manité ; mais je crois qu’il serait foud’essayer à étudier cette immensequantité d’objets, dont l’idée seuleeffraie. Peut-on attendre quelque uti-lité de ce dont on ne peut avoirqu’une connaissance aussi superfi-cielle?
Ce qui toi»a L’homme, obligé de veiller à sal’homme à s’a- conservation, fut de tout temps forcé«tonner al’étuile au besoin d’une attention suivie , dans«tes plantes. l’usage qu’il fit des productions destrois règnes. Cette attention et un peud’expérience lui suffirent sans doutetant qu’il ne porta pas ses regards au-delà de ce qui lui était purement né-cessaire , de ce qui lui était prescrit parla nature ; mais sa curiosité ne tardapas à l’entraîner plus loin ; en mêmetemps qu’il vit ses connaissances semultiplier , il sentit ses ressourcess’épuiser, et se trouva plus que jamaisexposé à l’erreur. Obligé de chercherquelques moyens de s’en garantir , ilcommença par se faire un plan mé-thodique ; ce plan le guida quelquetemps, mais bientôt encore il lui de-vint absolument inutile ; la premièreméthode ne fut pas plutôt créée que denouvelles découvertes la rendirent in-suffisante : une seconde, une troi-sième méthode eurent à-peu-près lemême sort, parce que l’entreprise setrouva toujours au-dessus des moyensde l’exécuter. On crut mieux réussiren rassemblant des plantes de tous lest .. coins du monde, en les cultivant dans
niques. des jardins botaniques , et de celles
qu’on ne put transporter ni cultiver,Hkrbibrs. on en fit des herbiers; mais qu’est-ilarrivé? Il semble qu’on ait pris soinde cultiver le champ des autres ,pendant qu’on a laissé son proprechamp en friche ; car il s’en faut bien(il est humiliant d’en faire l’aveu )quece qui vient sous nos pas soit connu.Est-il donc encore un moyen de répa-rer tout ce temps perdu? La perte dutemps est irréparable ; mais si l’hom-me se contentait d’étudier ce qui en-vironne le point qu’il occupe sur laterre ; s’il apprenait à connaître, etce qui peut lui servir, et ce qui peutlui nuire, il aurait de bien plus fré-quentes occasions d’adoucir les ri-gueurs de son sort. Au milieu de sespossessions, il vivrait tranquille; uneMéthodes, méthode simple le mettrait à l’abrileur nécessité, de toute erreur; il pourrait se livrerà des recherches utiles, et s’aperce-vrait bientôt qu’on ne connaît encoreque l’écorce de la botanique, dégui-sée sous un appareil scientifique etimposant. V., pour les développe-mens, les mots Arbre , Botanique ,Physiologie végétale, Plante .
VÉGÉTATION , vegetatio. C’est le développe-ment successif des parties qui concourent à la per-fection du végétal. On distingue en général, dans lavégétation, la germination et l’ accroissement.
On a publié sur le phénomène de la végétationun grand nombre de théories plus ou moins ingé-nieuses. Nous avons rapporté , à l’article Physiolo-
f ie végétale , 4 e -» 5 e . et 9 e . sections de cet article ,'opinion de M. Mirbel, l’un des savans qui se sontle plus occupés de la physiologie végétale. V. cetarticle.
VEINÉ , venosus. ( T. de bot. ) Ce mot se dit desparties dans le tissu desquelles on aperçoit distinc-tement un grand nombre de ramifications que l’oncompare aux divisions et aux subdivisions des ar-tères et des veines des animaux; il s’emploie aussipour signifier ce qui est recouvert de nervures fineset superficielles.
VEINES DES BOIS. On appelle veines, dans lebois, les bandes ou rayures colorées , droites oucourbes , plus ou moins larges , plus ou moins clai-res , qu’on aperçoit à la surface d’un bois poli, etqui tranchent avec le fond de sa couleur. Ces sortesJe veines ajoutent beaucoup à la beauté des boisemployés, soit comme bois pleins, soit en placage.Le noyer, l’acajou, l’olivier, le mancenillier enont de très-sensibles. La manière dont se formentles veines dans le bois ne parait pas avoir été expli-quée. Lorsqu’il est dans toute sa fraîcheur et qu’ilvient d’être poli, les veines sont moins apparentesqu’au bout de quelques années ; leur couleur pro-pre se renforce à mesure que le bois vieillit, et cechangement a lieu beaucoup plus tôt quand lesmeublescomposésde ces bois restent continuellementexposés au grand jour ; ce qui sem ble prouver que ces