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veines sont dues en partie à l’inlluence de la lu-mière.
Les veines qui font la beauté des bois durs pourle placage , sont un défaut dans les bois d’assem-blage de charpenterie , parce que les veines sont,dans ce cas, une marque de bois tendre, ou d’aubier.
Veines des feuilles. Ce sont de petits filetsplus ou moins déliés qui forment, par leurs dif-férentes directions et par leur croisement, une es-pèce de réseau entre les nervures principales qu’onremarque à la surface des feuilles.
Veine de terre. On appelle bonne ou mauvaiseveine de terre les endroits d’un champ, d’un can-ton qui sont plus ou moins fertiles que d’autres.
A eines métalliques. Ce sont les filons où setrouve la mine.
VELANI. Nom oriental d’une espèce de chênedont on emploie la capsule du gland dans les tein-tures en noir. V. Chêne.
VENT, du latin ventus. C’est un mouvement del’air plus ou moins rapide dans une direction déter-minée , et c’est de cette direction que dérivent lesnoms que portent les vents. On divise les vents envents généraux ou constans, en périodiques ou ré-glés , et en variables. Les vents généraux sont ceuxqui soufflent toujours du même côté , tels que lesvents alizés y qu’on remarque entre les deux tropi-ques , et qui soufflent constamment de l’est à l’ouest.Les vents périodiques sont ceux qui soufflent pério-diquement d’un point de l’horizon dans un certaintemps , et d’un autre point dans un autre temps :tels sont les moussons. Les vents variables sontceux qui soufflent tantôt d’un côté, tantô; d’unautre, cjui commencent ou cessent sans aucunerègle ni de lieux ni de temps , et cjui varient parla direction , par la durée et la vitesse : tels sontceux que nous observons à Paris .
Lorsque les vents traversent des mers ou degrands lacs, au-dessus desquels il se forme ordi-nairement beaucoup de vapeurs, ils se chargent denuages: c’est pourquoi le vent d’ouest, qui nous vientde dessus l’Océan , et le vent du sud , qui nous vientde la Méditerranée , nous apportent ordinairementbeaucoup de nuages et de pluie. V, Pluie.
Les vents sont causés en général par un défautd’équilibre dans l’air : de sorte que les parties quiont plus de force se portent du roté où elles trou-vent moins de résistance. Mais quelle est la causequi produit ce défaut d’équilibre? C’est ce qu’on nesait que très-imparfaitement, dit M. Brisson. Cephysicien préfère donner, pour cause première et gé-nérale des vents, l’électricité qui règne continuel-lement dans l’atmosphère et à la surface de notreglobe, plutôt que les causes qu’en ont données lesautres pliy siciens. Toutefois, voici les causes quenous trouvons indiquées dans le Nouveau diction-naire d’agriculture : la cause la plus évidente, ditM. Bosc , est celle qui provient de la raréfaction del’air par le soleil. Dans les pays chauds, et mêmeen France pendant l’été, lorsque le ciel est serein ,le lever du soleil est toujours précédé et suivi d’unvent frais que produit la dilatation de l’air par cetastre.
Une autre cause qu’on ne peut révoquer en
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doute depuis les belles observations de Saussure surles vapeurs vésiculaires, c’est l’effet de la transfor-mation de l’eau dissoute dans l’air en nuages, cjui ,ayant un plus grand volume , doivent nécessaire-ment chasser l’air en le comprimant : c’est aussi l’af-fluence de l’air, qui se presse pour remplir les videsqui sont la suite de la fusion des nuages en pluie.
La condensation de l’air par le froid, produisantune diminution dans son volume en tel ou tel temps,doit encore donner lieu à un vide qui attire sur luil’air qui est dans le voisinage.
L’action de la pesanteur du soleil, de la lune et desplanètes sur l’atmosphère doit y causer des raouve-mens analogues à ceux des marées de l’Océan , c’est-à-dire des refoulemens , et produire par conséquentdes vents.
Les expériences des physiciens prouvent que l’é-tincelle électrique décompose l’eau. L’électricitédes nuages, c’est-à-dire la foudre, doit produire lemême effet dans l’air, et y occasionner ces ventsviolens et locaux qui accompagnent les orages.
Quoi qu’il en soit, si entre les tropiques les ventssont constans ou périodiques, ils sont extrêmementvariables en Europe , sur-tout en France , et le plussouvent on ne peut deviner ce qui les fait naître , cequi les fait changer, la cause en étant peut-être àplusieurs centaines, à plusieurs milliers de lieues.
Les vents considérés comme conducteurs des nua-ges, c’est-à-dire comme cause secondaire de la pluie,méritent d’être étudiés par l’agriculteur ; et c’est eneffet d’après l’observation de leur direction qu’il seconduit dans un grand nombre de ses opérations.
Les avantages que procurent les vents sont bienau-dessus des inconvéniens qu’ils présentent danscertains cas. C’est par l’action des vents que les mo-lécules de l’air sont sans cesse déplacées et mêléesde manière à en former un tout propre à entretenirla vie dans les animaux et les végétaux. Ils portentpar-tout l’oxigène'qu’ils enlèvent aux plantes, et lemêlent à l’acide carbonique.
Les mêmes vents ne produisent pas la pluie danstous les pays : par exemple, à Paris , les vents plu-vieux sont principalement ceux du sud-ouest, del’ouest, du sud ; dans le Bas-Languedoc, c’est levent du sud; et dans le Haut-Languedoc, c’est levent du nord-ouest. Ces variations sont attribuéesaux chaînes des montagnes que les nuages ne peu-vent franchir sans se résoudre en Pluie. V. ce mot.
Un des moyens les plus sûrs pour distinguer levent dominant, est d’examiner avec attention lesgrands arbres isolés. Nécessairement ils inclinentdu côté opposé à celui d’où il souffle; si l’on voitque leur fût s’élance verticalement, et si leur troncn’est point tourmenté dans sa forme, on peut con-clure que l’atmosphère où ils vivent est rarementagitée par la tempête.
Mais lorsque les chênes et les ormeaux sont gé-néralement bas, découronnés et penchans dans tousles sens, on doit en induire que des vents fréquens,impétueux, mais irréguliers, exercent leur furie detous les points de l’horizon.
Dans la première et la troisième de ces circon-stances , il convient toujours de diviser les champsen carrés plus ou moins grands, pour en planter