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Tome second.
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veines sont dues en partie à linlluence de la lu-mière.

Les veines qui font la beauté des bois durs pourle placage , sont un défaut dans les bois dassem-blage de charpenterie , parce que les veines sont,dans ce cas, une marque de bois tendre, ou daubier.

Veines des feuilles. Ce sont de petits filetsplus ou moins déliés qui forment, par leurs dif-férentes directions et par leur croisement, une es-pèce de réseau entre les nervures principales quonremarque à la surface des feuilles.

Veine de terre. On appelle bonne ou mauvaiseveine de terre les endroits dun champ, dun can-ton qui sont plus ou moins fertiles que dautres.

A eines métalliques. Ce sont les filons setrouve la mine.

VELANI. Nom oriental dune espèce de chênedont on emploie la capsule du gland dans les tein-tures en noir. V. Chêne.

VENT, du latin ventus. Cest un mouvement delair plus ou moins rapide dans une direction déter-minée , et cest de cette direction que dérivent lesnoms que portent les vents. On divise les vents envents généraux ou constans, en périodiques ou ré-glés , et en variables. Les vents généraux sont ceuxqui soufflent toujours du même côté , tels que lesvents alizés y quon remarque entre les deux tropi-ques , et qui soufflent constamment de lest à louest.Les vents périodiques sont ceux qui soufflent pério-diquement dun point de lhorizon dans un certaintemps , et dun autre point dans un autre temps :tels sont les moussons. Les vents variables sontceux qui soufflent tantôt dun côté, tantô; dunautre, cjui commencent ou cessent sans aucunerègle ni de lieux ni de temps , et cjui varient parla direction , par la durée et la vitesse : tels sontceux que nous observons à Paris .

Lorsque les vents traversent des mers ou degrands lacs, au-dessus desquels il se forme ordi-nairement beaucoup de vapeurs, ils se chargent denuages: cest pourquoi le vent douest, qui nous vientde dessus lOcéan , et le vent du sud , qui nous vientde la Méditerranée , nous apportent ordinairementbeaucoup de nuages et de pluie. V, Pluie.

Les vents sont causés en général par un défautdéquilibre dans lair : de sorte que les parties quiont plus de force se portent du roté elles trou-vent moins de résistance. Mais quelle est la causequi produit ce défaut déquilibre? Cest ce quon nesait que très-imparfaitement, dit M. Brisson. Cephysicien préfère donner, pour cause première et gé-nérale des vents, lélectricité qui règne continuel-lement dans latmosphère et à la surface de notreglobe, plutôt que les causes quen ont données lesautres pliy siciens. Toutefois, voici les causes quenous trouvons indiquées dans le Nouveau diction-naire dagriculture : la cause la plus évidente, ditM. Bosc , est celle qui provient de la raréfaction delair par le soleil. Dans les pays chauds, et mêmeen France pendant lété, lorsque le ciel est serein ,le lever du soleil est toujours précédé et suivi dunvent frais que produit la dilatation de lair par cetastre.

Une autre cause quon ne peut révoquer en

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doute depuis les belles observations de Saussure surles vapeurs vésiculaires, cest leffet de la transfor-mation de leau dissoute dans lair en nuages, cjui ,ayant un plus grand volume , doivent nécessaire-ment chasser lair en le comprimant : cest aussi laf-fluence de lair, qui se presse pour remplir les videsqui sont la suite de la fusion des nuages en pluie.

La condensation de lair par le froid, produisantune diminution dans son volume en tel ou tel temps,doit encore donner lieu à un vide qui attire sur luilair qui est dans le voisinage.

Laction de la pesanteur du soleil, de la lune et desplanètes sur latmosphère doit y causer des raouve-mens analogues à ceux des marées de lOcéan , cest-à-dire des refoulemens , et produire par conséquentdes vents.

Les expériences des physiciens prouvent que lé-tincelle électrique décompose leau. Lélectricitédes nuages, cest-à-dire la foudre, doit produire lemême effet dans lair, et y occasionner ces ventsviolens et locaux qui accompagnent les orages.

Quoi quil en soit, si entre les tropiques les ventssont constans ou périodiques, ils sont extrêmementvariables en Europe , sur-tout en France , et le plussouvent on ne peut deviner ce qui les fait naître , cequi les fait changer, la cause en étant peut-être àplusieurs centaines, à plusieurs milliers de lieues.

Les vents considérés comme conducteurs des nua-ges, cest-à-dire comme cause secondaire de la pluie,méritent dêtre étudiés par lagriculteur ; et cest eneffet daprès lobservation de leur direction quil seconduit dans un grand nombre de ses opérations.

Les avantages que procurent les vents sont bienau-dessus des inconvéniens quils présentent danscertains cas. Cest par laction des vents que les mo-lécules de lair sont sans cesse déplacées et mêléesde manière à en former un tout propre à entretenirla vie dans les animaux et les végétaux. Ils portentpar-tout loxigène'quils enlèvent aux plantes, et lemêlent à lacide carbonique.

Les mêmes vents ne produisent pas la pluie danstous les pays : par exemple, à Paris , les vents plu-vieux sont principalement ceux du sud-ouest, delouest, du sud ; dans le Bas-Languedoc, cest levent du sud; et dans le Haut-Languedoc, cest levent du nord-ouest. Ces variations sont attribuéesaux chaînes des montagnes que les nuages ne peu-vent franchir sans se résoudre en Pluie. V. ce mot.

Un des moyens les plus sûrs pour distinguer levent dominant, est dexaminer avec attention lesgrands arbres isolés. Nécessairement ils inclinentdu côté opposé à celui d il souffle; si lon voitque leur fût sélance verticalement, et si leur troncnest point tourmenté dans sa forme, on peut con-clure que latmosphère ils vivent est rarementagitée par la tempête.

Mais lorsque les chênes et les ormeaux sont gé-néralement bas, découronnés et penchans dans tousles sens, on doit en induire que des vents fréquens,impétueux, mais irréguliers, exercent leur furie detous les points de lhorizon.

Dans la première et la troisième de ces circon-stances , il convient toujours de diviser les champsen carrés plus ou moins grands, pour en planter