Expérimentale. 2/
& excités par le plus ou moins d’activité, de domi-nation d’une atmosphère plus ou moins pesante ,que l’air & le feu animent ou détruisent dans lesditferens canaux qui répondent aux vibrations del’homme ; & 11 l’homme ne se sert de la raison dontle Grand Artiste nous a gratifié , il cedera infailli-blement à ces atmosphères dominantes. Une lampetire a fa fin , la vigueur de la lumière s’affoiblit ;fi on n’y remet de l’huile , elle s’éteint. L’hommesensible aux foibleíïes , à la diminution ou sur-charge des agens qui font en lui, cherche à re-mettre de l’huile pour avoir ce feu , cette lumièreau degré où il la sentoit auparavant. C’est la causede l’instinct animal. L’atmosphére qui le précede ,ne reçoit pas ses contraires. Ces matières deman-deroient seules des Volumes : nous n’avons pro-mis qu’une idée. 11 í'eroit à souhaiter que nous puis-sions parvenir à connoître la nourriture de notreatmosphère de feu & d’air qui entretient cette vie,ces contraires : mais cette matière est délicate &épineuse. Je ne suis pas allez bon Anatomiste pourm’étendre davantage ; & mon tems ne me per-met pas cette étude , ni des disgreíîîons íi longues.II faut rentrer à notre sujet, ou plutôt le conti-nuer ; car ce mécanisme fi naturel nous conduit im-perceptiblement au développement de la ma-tière électrique.
§.15. Malgré tous ces progrès de notre parcelled’esprit de feu quel’Astre solaire a produit par lefrottement, les chocs, les fermentations, le pasiii-ge de mélange de différons esprits & matières, leurpesanteur & chute d’atmosphéres en atmosphères ;je ne puis paíl'er fous silence un feu plus sensible quitombe fous nos sens, que nos besoins nous font dési-rer à chaque instant : il vient du Soleil , ou denos parcelles d’eíprit de feu. '