2Ì Electricité
5 l 6. Le Soleil par l’alìemblage de ses rayonsportés fur un objet combustible , nous procure cefeu. On sçait communément qu’un miroir conca-ve, même un simple verre de lunette , est capablede ramasser les rayons solaires ; que ces rayons leconvergent en pointe, qu’on nomme foyer , oupoint de réunion, qui forme une petite atmosphèrede ce feu réuni : dans lequel l’air qui est en l’objetou qui environne cet objet, vient s’insinuer ; lamoindre petite parcelle qui y entre par fa pesan-teur,expulse une pareille partie de feu , qui atta-chée à la matière forme fur cette matière uneautre petite atmosphère, où l’air tombe de nou-veau ; chaque partie s’accroît ; les chûtes font unchoc, un frottement continuel. Plus l’atmofphérede feu s’agrandit ; plus Pair y fait de progrès, &l’un & l’autre font toujours en action par l’agi ta-lion qu’ils donnent à cette atmosphère , jusqu’à ceque l’efprit de feu ait subdivisé toutes les partiesde la matière , & l’ait réduite à rien qui puistès’oppofer à la réunion de ce feu ; a-t’il tout par-couru ? L’air par la pesanteur s’insinue insensible-ment; ou plutôt l’air qui le comprime, le forcede se faire jour , de s’évaporer. Comme il succèdeproportionnément dans cette atmosphère autantd’air, que de perte d’efprit de feu, ì’équilibre fetrouve rétabli. Plus de feu sensible'*, ni de siâme £parce qu’il n’y a plus d’action.
§. 17. Comme il faut une réunion des rayonssolaires pour parvenir à rassembler ce feu de lapremiere espèce , aussi nos parcelles d’efprit defeu dans la féconde espèce, ont besoin de conser-ver ces parcelles fans les subdiviser , comme or*fait par l’Electricité. II faut donc un contact vio-lent, fur des corps propres à conserver ce feu dans