Expérimentait. 29
toute sa force ; au lieu que l’Electricité écrase &subdivise nos parcelles de feu avec trop de dou-ceur & de finesse : ce qui produit une expensionsubite de la matière en pointes infiniment petites ;qui plus elles se propagent dans l’air au respect deIon volume , moins elles ont de force : telle qu’unmorceau de verre qu'on tire à l’infini devient auffidoux que la i'oye. 11 faut donc au lieu de la subdi-viser , en avoir une forte parcelle ; il saut au se-cours du caillou & de l’acier, forcer par un choc,un frottement subit, une des parcelles de cet espritde feu à entrer dans un corps où elle se trouve àl’abri des corpuscules ; ce que nous faisons par lecontact du briquet avec la pierre. L’étincelle dé-fendue par ce corps, agit avec toute fa force furl’amadou, où ce feu trouve en tombant une nou-velle cellule , qu'11 parcourt & embrase, fans mar-quer de fiâme, juíqu’à ce qu’il ne trouve plus dequoi agir, & qu’il soit étouffé par les autres flui-des. L’amadou épuré de matières , ne résiste paslong-temps à faction du feu ; l’équilibre se ré-tablit.
S. > 8. Approchons une allumette à l’atmosphérede cet amadou , aussitôt l’air qui étoit en actionà pou fier les parcelles d’esprit de feu dans les po-res de l'amadou , insinue cet esprit fur le souffre ,( qui est un composé de nos parcelles de feu coa-gulées à des parties terrestres. ) Ce feu d’aborddevient bleuâtre, tant qu’il parcourt fans mélangeson même élément, ce souffre , cette matière oùil est seul ; mais est-il parvenu au bois P Son at-mosphère est-elle réunie ? L’air qui arrive par lescôtés du bois, agite violemment cette flâme ; &comme les pores de ce bois où elle fe porte , fonttrès-fecs & inflâmables , l’air y a plus d’action ,