Ic6 Ehclrìcitc
quante, 6c rie ressemble pas tout à fait à celle d'un
simple coup que l’on recevroit.
Pour rendre raison de cette disserence ,qu’il noussoit permis de nous servir de la comparaison sui-vante. Si on frappe d’un coup de poing , un corpsquelconque, on reíìèntira un contact ; mais si àcôté de ce corps, on joint une pointe : alors on res-sentira non-seulement le contact , mais encore unepiqueure occasionnée par cette pointe. C’est pré-cisément ce qui nous arrive dans cette occasion :lorsque l’air sort de notre doigt, & qu’il entre dansl’atmosphére électrique , il tombe sur l’air du con-ducteur ; ce qui fait le contact. Cet air par sa chutepressant l’esprit de feu électrique, renvoyé ce mê-me fluide par la colonne contigue ; ainsi le doigtreçoit le contact par l’air qui reprend ion équilibre:6c au même instant il ressent la piqueure , occasion-née par l’esprit de feu, qui s’échappe par ce mêmedoigt.
L’esprit d’air sortant du doigt , sait choc contrel’esprit d’air sortant du canon ; cela est bon , medira-t'on Mais cet esprit d’air une sois sorti, votredoigt n’est pas le corps qui porte le coup : cepen-dant il en ressent la douleur. Accordez-vous avecvous-même, ou rendez- nous cet effet plus sensi-ble ; car dès-que l’esprit d’air ne revient point lurle doigt, il ne peut y avoir de contact.
Les exemples ou comparaisons pour se le rendresensible , sont sondés, 6c à la portee du jugement ,dès-qu’on ne fait tomber la comparaison quo surles parties qui en sont susceptibles.
La balle, comme nous l’avons vû dans l’Expé-rience ci-devant, ne peut suivre Peau dans fa chu-te jusques dans le bouton du récipient ; mais elleremonte par faction de l’air plus léger, qui, s’écsiap-