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Le spectacle du feu elementaire ou cours d'electricité expérimentale : ; Lettre electrique sur la mort de M. Richmann ; Relation curieuse et interessante pour le progrès de la physique et de la médecine / par M. Ch. Rabiqueau
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quante, 6c rie ressemble pas tout à fait à celle d'un

simple coup que lon recevroit.

Pour rendre raison de cette disserence ,quil noussoit permis de nous servir de la comparaison sui-vante. Si on frappe dun coup de poing , un corpsquelconque, on reíìèntira un contact ; mais si àcôté de ce corps, on joint une pointe : alors on res-sentira non-seulement le contact , mais encore unepiqueure occasionnée par cette pointe. Cest pré-cisément ce qui nous arrive dans cette occasion :lorsque lair sort de notre doigt, & quil entre danslatmosphére électrique , il tombe sur lair du con-ducteur ; ce qui fait le contact. Cet air par sa chutepressant lesprit de feu électrique, renvoyé ce mê-me fluide par la colonne contigue ; ainsi le doigtreçoit le contact par lair qui reprend ion équilibre:6c au même instant il ressent la piqueure , occasion-née par lesprit de feu, qui séchappe par ce mêmedoigt.

Lesprit dair sortant du doigt , sait choc contrelesprit dair sortant du canon ; cela est bon , medira-t'on Mais cet esprit dair une sois sorti, votredoigt nest pas le corps qui porte le coup : cepen-dant il en ressent la douleur. Accordez-vous avecvous-même, ou rendez- nous cet effet plus sensi-ble ; car dès-que lesprit dair ne revient point lurle doigt, il ne peut y avoir de contact.

Les exemples ou comparaisons pour se le rendresensible , sont sondés, 6c à la portee du jugement ,dès-quon ne fait tomber la comparaison quo surles parties qui en sont susceptibles.

La balle, comme nous lavons dans lExpé-rience ci-devant, ne peut suivre Peau dans fa chu-te jusques dans le bouton du récipient ; mais elleremonte par faction de lair plus léger, qui, sécsiap-