ExpènmtntaU. Ï07
pe , comme notre esprit de feu qui vient à kmain par la même colonne. L’ébranlement & lerenvoi à la main , sort du ressort de la maíïè quientre : & c’est l’élasticité du choc arrivé à la chutede l’eau dans le bouton , qui ébranle la colonne, &produit le contact par contre coup au doigt, ouballe qu’on présente à la rencontre. De même lecoup porté à notre doigt, ne doit être entendu au-trement. Cet esprit d’air n’est pas comme une goû-te d’eau qui tomberoit, & qui auroit été distante &séparée du doigt ; la multitude de ces globules sesuccèdent, de façon qu’ils ne font qu’un mêmecorps, une même tendance avec le doigt. Ainsi ilest incontestable qu’il ressent tout l’effort du coup ,dès-que la colonne n’est point tranchée par aucuncorps intermédiaire.
Nous avons des degrés plus violens dans le con-tact, à qui on a donné le nom de commotion ; c’estla matière du Chap. suivant.
$. 11. L’esset du contact, & son méchanisme siévidemment démontré, sembleroit nous autoriserà y renvoyer simplement les effets qui y font réla-tiss. L’Expérience des liqueurs enllâmées par cecontact, est trop curieuse, & a trop de vraisemblan-ce au principe de la vie humaine , pour que je lapasse si légèrement, & que »e distére plus long-tems à en parler. Rien n’est si admirable que cetteinflâmation à rapproche du doigt par ce contact.
§. 12. Ce qu’on a dit du feu au Chap. 2. $. r z.13. & 14. tout vrai-semblable qu’il soit , ne setrouve pas satisfaire imagination. Quoiqu’on n’aitaucun méchanisme de vrai-semblance qui puisietant soit peu concourir contre ce système, que jepropose, l’on veut aujourd’hui avec raison, quandU se peu t,. & que la matière en est susceptible ; on