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Le spectacle du feu elementaire ou cours d'electricité expérimentale : ; Lettre electrique sur la mort de M. Richmann ; Relation curieuse et interessante pour le progrès de la physique et de la médecine / par M. Ch. Rabiqueau
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202 Electricité

au conducteur, communiquant dailleurs au plan-cher , nous observons que ce conducteur ne four-nit ni étincelle ni contact : les plaques de ce con-ducteur adhérentes au cylindre ou globe , Sc lecoussin nen donnent pas moins leur lumière , quimarque sensiblement quil ne se sait aucune dimi-nution du feu électtrique, quopére le frotement.Ce feu, quoiquil ne puisse saccumuler pour faireatmosphère, ne coule pas moins dans les barres ,ou dans la personne qui porte la main au conduc-teur. Or sans atmosphère extérieure , ne pouvantpénétrer au-dedans des corps , nous ny reconnoif-sons point le courant de ce fluide électrique : ainsiquune cloche ne peut propager le son au-delà deson conducteur, ou du corps qui forme la cloche, silon se sert pour battant dun simple clou dépinglecontre une cloche dix millle sois plus grosse quece battant. Si le corps de cette cloche est au con-traire plus mince , en proportion que son battan ;latmosphére du son , ou sa propagation sera éten-due proportionnément Lux colonnes dair ébran-lées par la force du frotement de ce battant ; &même cette propagation augmentera toujours gra-duellement a la cloche , si elle est toujours aussimince. Si cette cloche est augmentée en gran-deur , épaisseur & massé, le choc , le frotement dece battant ne sera plus fur des corps égaux, la massearrêtera le son jusquà zero. De plus si vous por-tés la main à une cloche ordinaire, vous interrom-pés cette atmosphère , comme celle de lElectri-cité , qui est très-comparable au son dans la propa-gation de son atmosphère , Sc dans la célérité deson contact , nonobstant le sentiment de M. leMonier , qui détermine la vitesse de lElectricitétrente fois plus grande que celle du son-