Expérimentale. 203
5 - 8. Si M. le Monier eut comparé l'efset de lapropagation électrique dans le conducteur , relati-vement au premier moteur & au frotement, iln’eût point trouvé cette difference dans l’elpece ciaprès.
I. Expérience.
Si je mets un canon de fusil pour conducteur del’eíprir de feu électrique, qui part de notre cylindre,on remarque que la propagation est subite.
S* y. Mais ii je prens vingt - quatre barres de ferde neuf à dix pieds, les ayant fait mettre fur desbouteilles , l’Electricités’est propagée par degrés,& a été trois secondes pour arriver du conducteura la derniere des barres distribuées dans trois sal-les. Comme j’avois commencé par mettre ces bar-res les unes après les autres, j’ai remarqué qu’aprèsdouze coups d’archet, le frotement arrêté , on ti-roir jufqu’à vingt-trois étincelles de fuite de deuxbarres , au lieu qu’on ne tiroit que douze étincel-les de íìx barres , & feulement trois ou quatredes vingt-quatre ; bien entendu que chaque foison les a réélectrifées. J’ai ensuite établi une com-munication à la barre que j’ai fait poser fur la mai-son ; ayant sait joindre un fil de for d u conducteurde cette barre à celle de mon cabinet , ( cettebarre a plus de quatre-vingt dix livres de fer, àcause de son pied triangulaire qui pose fur troisbouteilles , ce pied est fait dans cette forme trian-gulaire par la nécessité du terrein , & pour êtretranfportable , le fil de fer a encore plus de cin-quante pieds , ) les étincelles y ont été portées, ens’assoiblilîànt néanmoins à peu de chose près du de-gré des autres.