2 I 2 Electricité
d’où suit ausfi la nécessité de faire des petits trous àune fontaine de compression , à la tour de Danaé,Expérience de l’Auteur, aux Tatevins , &c. Chap.5. 6e. effet, 7e. Expérience pag. 119 Chap. 6.ze. effet, 10e. Expérience, pag. 147. S’il étoitpossible de mettre ae l’eau fans causer de choc , onseroit convaincu du fait ; il est malgré cela fi sen-sible , que je ne pense pas qu’on puisse s’y refuser.
Comment comparer à présent la pointe aveccette eau ? fi l’eau a une raison 5 c cause naturelle defa ténacité 5 c ascension ; la pointe en fait ton t au-tant , ou plutôt la matière n’est remplie que detuyaux capillaires , que Pcfprit d’air occupe con-tinuellement. Or l’ébranlement dc la masse, lechoc des colonnes de l’air , toujours extrêmementflexibles à la moindre puistànce, font circuler l’ef-prit d’air jusques dans la pointe ; & lorsque cetesprit d’air trouve un vuide , un air auíîì raréfié quelui, ou même plus rare,telle que l’atmofphére élec-trique , il s’y unit, 5 c il y tombe avec plus de cé-lérité que l’air qui fort du marteau ou poinçon ;cet esprit d’air du marteau présente un faisceau réu-ni qufétant obligé de faire plus d’écart fur les co-lonnes où il a aptitude, est retardé à proportion dela résistance c’est une loi invariable en méchanique.
On revient à la charge 5 c l’on dit encore la poin-te à côté du poinçon , ôte la vertu au poinçon : àcela je réponds; cet esprit d’air qui s’échappe parla pointe , perçant donc plus vite l’atmofphéreélectrique , en lui facilitant un canal en perte , estla cause cessante de faction qu’opéreroit le poinçon,s’il étoit seul ; car dès que ce poinçon ou marteauapporte un faisceau d’efprit d’air à l’atmofphérequi a déja pris cours , cet esprit d’air, dis-je, ba-lance un peu le bassin, fans venir à bout de. le faire